25 - LE VECTEUR D’ÉNERGIE « HYDROGÈNE »
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Les premières conclusions que l’on peut tirer de ces résultats partiels sont assez
claires :
la consommation d’énergie en 2050 augmenterait d’un facteur 2,1 à 2,8 ;
la quantité de combustible fossile augmenterait (de 60 à 100%), même si sa part
relative passait de 84,7% aujourd’hui à une valeur voisine de 63% dans les deux
scénarios.
25.3. QUELS VECTEURS D’ÉNERGIE DANS L’AVENIR ?
L’étude de SHELL confirme les hypothèses généralement retenues, selon lesquelles
les combustibles fossiles joueront un rôle majeur durant encore une bonne partie
du XXI
e siècle. Par extrapolation de l’évolution récente des consommations, on peut
raisonnablement penser que l’augmentation la plus importante concernera les secteurs du résidentiel/tertiaire et du transport, c’est-à-dire des secteurs très décentralisés où la mise en œuvre de procédures de capture et de séquestration du CO 2
ne sera très probablement pas acceptable économiquement.
Il apparaît donc que ces secteurs devront être alimentés en énergie, à terme, par
l’un des vecteurs suivants, issus des trois grandes sources primaires d’énergie
(fossile, nucléaire, renouvelables) :
l’électricité,
un combustible sans carbone : l’hydrogène,
un hydrocarbure ou un alcool issu de la biomasse (ayant été fabriqué, donc, en
utilisant le CO 2 de l’atmosphère) pour des applications décentralisées et pour le
transport.
Compte tenu des contraintes liées au transport de l’énergie électrique (sensibilité
aux intempéries, difficultés de stockage, pertes en ligne, coût pour les solutions
enterrées et peut-être santé du fait des perturbations électromagnétiques qu’il
entraîne), on peut raisonnablement penser que ce vecteur ne pourra supporter
qu’une part de l’augmentation prévisible.
La biomasse – déjà utilisée très partiellement dans les combustibles automobiles
et dont le potentiel est intéressant – verra probablement sa part augmentée.
L’hydrogène, dont les sources peuvent être multiples et dont la similitude avec
le gaz naturel est grande, sera probablement le vecteur qui prendra la part la plus
importante avant la fin du siècle. Dans un premier temps, une bonne part proviendra des combustibles fossiles, avec probablement une séquestration partielle du
CO 2 dans des unités dédiées de forte puissance.
Les deux vecteurs majeurs – électricité et hydrogène – auront la remarquable propriété d’être complètement interchangeables (figure 25.1 ), grâce aux deux technologies de la pile à combustible et de l’électrolyseur qui sont à l'origine du nom de
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