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Jean-Louis BOBIN
Alors, pour imiter (partiellement) la Nature, deux voies principales visant toutes les
deux à utiliser la réaction deutérium-tritium (D-T) s’ouvrent aux décideurs. Elles seront
détaillées au paragraphe suivant. Une première idée consiste à abaisser la densité
de façon à obtenir un régime permanent. Le milieu en réaction doit alors être isolé
de toute paroi au moyen d'un champ magnétique. L'autre façon est de laisser s'emballer la réaction explosive dont le contrôle se fait en limitant la masse de D-T à une
valeur correspondant à une libération d'énergie inoffensive.
Les neutrons servent à transporter l’énergie depuis le milieu en réaction jusqu’à
une « couverture » où les 14 MeV de chacune de ces particules sont convertis en
chaleur. Comme le montre la figure 21.3, le schéma d’extraction de l’énergie est
ainsi de même type (séparation de la source et de la récupération) que celui envisagé pour l’énergie solaire, autre énergie de fusion.
plasma
réactif
intermédiaires
intermédiaires
extraction
extraction
convertisseur
d'énergie
convertisseur
photons
FUSION SOLAIRE
courant électrique
cellules photovoltaïques
neutrons de 14 MeV
FUSION DT
chaleur
couverture
21.3 - Schéma de récupération de l’énergie de fusion
Une dernière donnée naturelle importante à prendre en compte est l’état des réserves des différents combustibles chimiques et nucléaires. Dans ce domaine, pour
toutes sortes de raisons, les chiffres sont peu fiables. On se contentera de présenter dans le tableau I des ordres de grandeurs à peu près consensuels quant au
nombre d’années de réserve au rythme de consommation actuel.
Tableau I - Estimations des réserves des combustibles fossiles et nucléaires
Combustible
Origine
Réserves
Charbon
résidus biologiques
des centaines d’années
Hydrocarbures
résidus biologiques
des dizaines d’années (récurrent)
Uranium
nucléosynthèse stellaire
des milliers d’années (surgénérateur)
Deutérium
primordiale (« big-bang »)
des milliards d’années
Jean-Louis BOBIN
Alors, pour imiter (partiellement) la Nature, deux voies principales visant toutes les
deux à utiliser la réaction deutérium-tritium (D-T) s’ouvrent aux décideurs. Elles seront
détaillées au paragraphe suivant. Une première idée consiste à abaisser la densité
de façon à obtenir un régime permanent. Le milieu en réaction doit alors être isolé
de toute paroi au moyen d'un champ magnétique. L'autre façon est de laisser s'emballer la réaction explosive dont le contrôle se fait en limitant la masse de D-T à une
valeur correspondant à une libération d'énergie inoffensive.
Les neutrons servent à transporter l’énergie depuis le milieu en réaction jusqu’à
une « couverture » où les 14 MeV de chacune de ces particules sont convertis en
chaleur. Comme le montre la figure 21.3, le schéma d’extraction de l’énergie est
ainsi de même type (séparation de la source et de la récupération) que celui envisagé pour l’énergie solaire, autre énergie de fusion.
plasma
réactif
intermédiaires
intermédiaires
extraction
extraction
convertisseur
d'énergie
convertisseur
photons
FUSION SOLAIRE
courant électrique
cellules photovoltaïques
neutrons de 14 MeV
FUSION DT
chaleur
couverture
21.3 - Schéma de récupération de l’énergie de fusion
Une dernière donnée naturelle importante à prendre en compte est l’état des réserves des différents combustibles chimiques et nucléaires. Dans ce domaine, pour
toutes sortes de raisons, les chiffres sont peu fiables. On se contentera de présenter dans le tableau I des ordres de grandeurs à peu près consensuels quant au
nombre d’années de réserve au rythme de consommation actuel.
Tableau I - Estimations des réserves des combustibles fossiles et nucléaires
Combustible
Origine
Réserves
Charbon
résidus biologiques
des centaines d’années
Hydrocarbures
résidus biologiques
des dizaines d’années (récurrent)
Uranium
nucléosynthèse stellaire
des milliers d’années (surgénérateur)
Deutérium
primordiale (« big-bang »)
des milliards d’années
