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Jean-Louis BOBIN
cibles respectivement. Il résulte d'une intégration sur la fonction de distribution des
vitesses f(v) :
dR
dt
nN v v f v dv nN v
=
=
∫ σ
σ
( ) ( )
La moyenne <σv> est souvent appelée taux de réaction ou réactivité. Ce paramètre caractérise le combustible thermonucléaire. Il convient de noter une propriété intéressante : résultant du produit d'une fonction de distribution en exp(–v
2
/T)
rapidement décroissante par une section efficace qui, au contraire, croit très vite
avec v, l'intégrand ne prend de valeur importante qu'au voisinage du croisement
des courbes f(v) et σ(v). C'est du reste ce qui avait permis d'en calculer, avant l'âge
informatique, une valeur approchée précise [GAMOW & TELLER, 1938].
Il est remarquable de constater que l'énergie correspondant au maximum de l'intégrand est notablement supérieure à l'énergie thermique moyenne. Dans un milieu
gazeux à l'équilibre thermique, ce sont donc des ions de la queue de distribution
aux grandes énergies (constamment renouvelée) qui contribuent à la réaction. Pour
le cas de la réaction D-T, <σv> varie beaucoup moins vite entre 10 et 100 keV, un
facteur 8, que ne le fait la section efficace, plus de trois ordres de grandeur. Son
<σv> est, comme le montre la figure 21.1, de vingt ordres de grandeur supérieur
à celui de la réaction proton-proton.
10
7
10 –50
10
–46
10 –28
10 –24
10 –20
10
8
10
9
10
10
T ion (K)
D + T
p + p
m 3
.s –1
21.1 - Taux de réaction (ordonnées en m
3 . s
–1
) comparés
des réactions deutérium-tritium (D-T) et proton-proton (p + p),
cette dernière étant le processus primaire intervenant au centre du Soleil
Jean-Louis BOBIN
cibles respectivement. Il résulte d'une intégration sur la fonction de distribution des
vitesses f(v) :
dR
dt
nN v v f v dv nN v
=
=
∫ σ
σ
( ) ( )
La moyenne <σv> est souvent appelée taux de réaction ou réactivité. Ce paramètre caractérise le combustible thermonucléaire. Il convient de noter une propriété intéressante : résultant du produit d'une fonction de distribution en exp(–v
2
/T)
rapidement décroissante par une section efficace qui, au contraire, croit très vite
avec v, l'intégrand ne prend de valeur importante qu'au voisinage du croisement
des courbes f(v) et σ(v). C'est du reste ce qui avait permis d'en calculer, avant l'âge
informatique, une valeur approchée précise [GAMOW & TELLER, 1938].
Il est remarquable de constater que l'énergie correspondant au maximum de l'intégrand est notablement supérieure à l'énergie thermique moyenne. Dans un milieu
gazeux à l'équilibre thermique, ce sont donc des ions de la queue de distribution
aux grandes énergies (constamment renouvelée) qui contribuent à la réaction. Pour
le cas de la réaction D-T, <σv> varie beaucoup moins vite entre 10 et 100 keV, un
facteur 8, que ne le fait la section efficace, plus de trois ordres de grandeur. Son
<σv> est, comme le montre la figure 21.1, de vingt ordres de grandeur supérieur
à celui de la réaction proton-proton.
10
7
10 –50
10
–46
10 –28
10 –24
10 –20
10
8
10
9
10
10
T ion (K)
D + T
p + p
m 3
.s –1
21.1 - Taux de réaction (ordonnées en m
3 . s
–1
) comparés
des réactions deutérium-tritium (D-T) et proton-proton (p + p),
cette dernière étant le processus primaire intervenant au centre du Soleil
