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Roger BRISSOT
ou métal liquide, réacteur thermique à sels fondus) ont déjà été déclinées, sur le
papier, en version sous-critique, aussi bien pour la transmutation que pour la production d’électricité.
Il reste néanmoins de nombreux défis technologiques à relever avant la première
réalisation industrielle. Parmi ceux-ci, citons l’obtention de faisceaux stables de
haute intensité, les études sur la cible de spallation et son couplage au milieu souscritique. Un projet de démonstrateur, de puissance intermédiaire, est à l’étude au
niveau européen.
19.8.5. COMPARAISON DES PERFORMANCES
Toutes les solutions technologiques venant d'être passées en revue essaient de dessiner les contours d’un nucléaire du futur répondant à deux objectifs principaux :
l’utilisation optimisée des ressources naturelles,
la minimisation de la radiotoxicité du combustible et des déchets générés par son
retraitement.
La figure 19.8 présente les performances des différentes options en termes de
radiotoxicité, pour 200 ans de production d’énergie d’une installation d'1 GW thermique, après 1000 ans de décroissance [8]. Une distinction est faite entre la radiotoxicité cumulée dans les rejets du retraitement et celle (inventaire final) contenue
dans le combustible, en fin de vie de l’installation. La valeur pour le REP correspond
à la radiotoxicité du combustible en l’absence de retraitement, avec stockage direct
du combustible irradié.
10 6
Th/U
RSF
(épitherm.)
Th/U
RNR
Th/Pu
RNR
U/Pu
RNR
inventaire final
rejets cumulés
R[1000 ans] (Sv/GWth)
REP total
REP
10 11
10 10
10 9
10 8
10 7
19.8 - Radiotoxicités comparées des différents cycles
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