19 - L'ÉNERGIE DE FISSION
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son mode de désintégration et des facteurs empiriques liés à son comportement
dans le cycle biologique humain. Ces facteurs sont, par exemple, la période d’élimination biologique, le facteur d’ingestion qui est la proportion de radioéléments traversant la barrière intestinale, le poids relatif de l’organe ciblé par un radioélément
spécifique. La radiotoxicité est le facteur de dose, exprimé en sievert par becquerel,
tenant compte de tout ce qui précède. Pour tous les isotopes émetteurs alpha, ce
facteur est voisin de 2 ×10
–7 Sv/Bq. S’agissant des effets à long terme des déchets,
on ne considère comme seule voie plausible d’exposition du public que celle de
l’incorporation. En effet, le risque à long terme est essentiellement celui induit
par l’émission alpha des isotopes à vie longue. Compte tenu du parcours extrêmement faible de ces particules dans la matière vivante, seule l’irradiation interne est
à prendre en compte. L’ingestion est la seule voie de contamination interne considérée, par référence au stockage profond des déchets à vie longue : dans ce cas,
l’impact radiologique serait essentiellement dû au transport de ces produits par l’eau
jusqu’à l’homme qui les incorporerait par voie digestive. La figure 19.5 présente,
pour une production d’électricité de 1 TWh, l’évolution temporelle de la radiotoxicité
du combustible déchargé du réacteur.
I.E + 07
I.E + 09
I.E + 05
I.E + 06
I.E + 08
I.E + 04
I.E + 03
I.E + 10
I.E + 02
I.E + 01
I.E + 02
I.E + 04
I.E + 03
I.E + 05
I.E + 06
années
radiotoxicité (Sv)
actinides mineurs
uranium
produits de fission
plutonium
total
19.5 - Radiotoxicité du combustible utilisé
pour la production de 1 TWh électrique dans un REP
La conclusion s’impose d’elle-même à l’examen de cette figure : la première des
priorités est l’incinération des isotopes du plutonium, qui concentrent à eux seuls
l’essentiel de la radiotoxicité, quel que soit le temps de refroidissement. Il serait
vain de s’attaquer à la réduction du stock d’actinides mineurs, sans avoir, en premier lieu, géré l’élimination du plutonium.
RECYCLAGE DU PLUTONIUM
En France, le plutonium extrait par retraitement du combustible et séparation chimique a toujours été en fait considéré comme un combustible plutôt qu’un déchet.
La récupération du plutonium devait permettre l’alimentation de la filière surrégéné-
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son mode de désintégration et des facteurs empiriques liés à son comportement
dans le cycle biologique humain. Ces facteurs sont, par exemple, la période d’élimination biologique, le facteur d’ingestion qui est la proportion de radioéléments traversant la barrière intestinale, le poids relatif de l’organe ciblé par un radioélément
spécifique. La radiotoxicité est le facteur de dose, exprimé en sievert par becquerel,
tenant compte de tout ce qui précède. Pour tous les isotopes émetteurs alpha, ce
facteur est voisin de 2 ×10
–7 Sv/Bq. S’agissant des effets à long terme des déchets,
on ne considère comme seule voie plausible d’exposition du public que celle de
l’incorporation. En effet, le risque à long terme est essentiellement celui induit
par l’émission alpha des isotopes à vie longue. Compte tenu du parcours extrêmement faible de ces particules dans la matière vivante, seule l’irradiation interne est
à prendre en compte. L’ingestion est la seule voie de contamination interne considérée, par référence au stockage profond des déchets à vie longue : dans ce cas,
l’impact radiologique serait essentiellement dû au transport de ces produits par l’eau
jusqu’à l’homme qui les incorporerait par voie digestive. La figure 19.5 présente,
pour une production d’électricité de 1 TWh, l’évolution temporelle de la radiotoxicité
du combustible déchargé du réacteur.
I.E + 07
I.E + 09
I.E + 05
I.E + 06
I.E + 08
I.E + 04
I.E + 03
I.E + 10
I.E + 02
I.E + 01
I.E + 02
I.E + 04
I.E + 03
I.E + 05
I.E + 06
années
radiotoxicité (Sv)
actinides mineurs
uranium
produits de fission
plutonium
total
19.5 - Radiotoxicité du combustible utilisé
pour la production de 1 TWh électrique dans un REP
La conclusion s’impose d’elle-même à l’examen de cette figure : la première des
priorités est l’incinération des isotopes du plutonium, qui concentrent à eux seuls
l’essentiel de la radiotoxicité, quel que soit le temps de refroidissement. Il serait
vain de s’attaquer à la réduction du stock d’actinides mineurs, sans avoir, en premier lieu, géré l’élimination du plutonium.
RECYCLAGE DU PLUTONIUM
En France, le plutonium extrait par retraitement du combustible et séparation chimique a toujours été en fait considéré comme un combustible plutôt qu’un déchet.
La récupération du plutonium devait permettre l’alimentation de la filière surrégéné-
