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Bruno RIVOIRE
C’est surtout le premier de ces éléments qui caractérise la filière. On l’utilisera de
ce fait à des températures modérées, quitte à perdre en rendement de conversion
thermomécanique.
La technologie
Là encore, tout est envisageable en matière de surface réfléchissante et de pilotage de l’unique axe. Nous décrirons ici les techniques utilisées dans les dernières
centrales « Luz » qui sont les plus abouties.
Le miroir cylindro-parabolique est ici constitué de panneaux en verre sans fer relativement épais, cintrés en forme à chaud, et argentés et vernis en face arrière. Ils
sont largement autoportants, ce qui permet de les assembler sur une charpente
relativement légère. Celle-ci est supportée par des pylônes en charpente métallique
fondés au sol. Dans leur dernière version, la plus évoluée et la moins chère, ces
miroirs sont assemblés par éléments de 99 m de long et de 5,76 m d’ouverture,
présentant une surface frontale de réflexion de 545 m
2 . Ce « bloc » est mis en mouvement par des motorisations hydrauliques réparties sous le contrôle d’un senseur
solaire unique.
La performance tehnico-économique est ici surtout le fait du verrier allemand qui a
réussi à produire à bas coût (on peut tout au moins le supposer) et en grandes quantités des panneaux de miroirs de très belle qualité (ils sont donnés pour un coefficient de réflexion de 94%).
18.2.2. LA RÉCEPTION DU RAYONNEMENT
Il faut maintenant absorber le rayonnement concentré sur une surface noire (ou dans
un volume semi-transparent, noir dans son épaisseur), et de ce seul fait absorbante
pour le spectre visible (et donc pour le spectre solaire qui en est énergétiquement
très proche), et transférer la chaleur ainsi générée à un fluide caloporteur.
LA FILIÈRE PARABOLIQUE
Nous nous limiterons ici à quelques exemples des solutions développées pour la
filière à générateur Stirling.
Dans ce cas, le récepteur est une chaudière à gaz (hydrogène ou hélium) fonctionnant entre 600°C et 800°C. Plusieurs réalisations mettent en œuvre de telles chaudières à ouverture étroite (autorisée par le haut niveau de concentration de l’optique)
et à surface d’échange généreuse, condition indispensable au transfert des calories des parois de réception du rayonnement vers le gaz, même si le coefficient
d’échange convectif de ce dernier est d’un niveau exceptionnellement élevé pour
du gaz à cause de sa haute pression et de sa grande vitesse. Les plus classiques,
qui sont aussi les plus au point, sont des chaudières à tubes métalliques de tout
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