18 - LE SOLAIRE THERMODYNAMIQUE
379
Il reste à évoquer les problèmes, généraux et mal résolus, de la salissure des miroirs
et de leur résistance aux agressions météorologiques en général (et des vents
de sable en particulier). Ils ne se sont pas posés avec beaucoup d’acuité lors de la
période expérimentale qui vient de s’écouler. Mais ils prendraient une réelle importance si des champs de miroirs de tous types devaient être installés sous tous les
climats favorables, incluant en particulier les zones arides soumises à des vents
de sables violents, sinon fréquents. Pour les héliostats plans, il existe une solution
radicale à ces problèmes : elle consiste à concevoir des miroirs pliants comme un
livre et dont la surface réfléchissante peut être mise à l’abri de toute agression si
nécessaire (pluie ou vent poussiéreux). Une telle solution, à coup sûr efficace, poserait cependant de difficiles problèmes de complexité et donc de coût. Son existence constitue néanmoins un avantage important pour les miroirs plans, les seuls
à pouvoir être perfectionnés de la sorte, et donc pour la filière « centrale à tour ».
Elle n’a jamais encore été expérimentée.
LA FILIÈRE CYLINDRO-PARABOLIQUE
Les principes
On va donc mettre en œuvre ici des miroirs cylindro-paraboliques d’orientation estouest (dans ce cas le mouvement de suivi du Soleil se limite à une rotation si lente
qu’elle peut être assurée sans automatisme), ou nord-sud, ce qui suppose toujours
une rotation unique, mais à plus grande vitesse et qui doit donc être automatisée.
Les avantages recherchés portent surtout sur la simplification de la motorisation et
de la commande du mouvement. En substance, le passage de deux axes à un seul.
Les inconvénients de la formule sont cependant importants. En premier lieu, le
passage d’une focalisation ponctuelle telle que réalisée dans les deux filières précédentes à une focalisation linéaire fait
chuter la concentration aux environs de
80 (au mieux, c’est-à-dire dans les réalisations de Luz les plus récentes). En
second lieu, la surface des miroirs est
plus inclinée par rapport au vecteur Soleil
quand celui-ci est bas sur l’horizon, et ce
qu’on appelle le « rendement cosinus »
du champ de miroirs en est dégradé 2 .
18.3 - Capteur parabolique
2 On peut combattre ce défaut, dans le cas d’une orientation nord-sud, en inclinant les lignes de miroirs
par rapport à l’horizontale. Mais ce remède est coûteux et a été peu utilisé.
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Il reste à évoquer les problèmes, généraux et mal résolus, de la salissure des miroirs
et de leur résistance aux agressions météorologiques en général (et des vents
de sable en particulier). Ils ne se sont pas posés avec beaucoup d’acuité lors de la
période expérimentale qui vient de s’écouler. Mais ils prendraient une réelle importance si des champs de miroirs de tous types devaient être installés sous tous les
climats favorables, incluant en particulier les zones arides soumises à des vents
de sables violents, sinon fréquents. Pour les héliostats plans, il existe une solution
radicale à ces problèmes : elle consiste à concevoir des miroirs pliants comme un
livre et dont la surface réfléchissante peut être mise à l’abri de toute agression si
nécessaire (pluie ou vent poussiéreux). Une telle solution, à coup sûr efficace, poserait cependant de difficiles problèmes de complexité et donc de coût. Son existence constitue néanmoins un avantage important pour les miroirs plans, les seuls
à pouvoir être perfectionnés de la sorte, et donc pour la filière « centrale à tour ».
Elle n’a jamais encore été expérimentée.
LA FILIÈRE CYLINDRO-PARABOLIQUE
Les principes
On va donc mettre en œuvre ici des miroirs cylindro-paraboliques d’orientation estouest (dans ce cas le mouvement de suivi du Soleil se limite à une rotation si lente
qu’elle peut être assurée sans automatisme), ou nord-sud, ce qui suppose toujours
une rotation unique, mais à plus grande vitesse et qui doit donc être automatisée.
Les avantages recherchés portent surtout sur la simplification de la motorisation et
de la commande du mouvement. En substance, le passage de deux axes à un seul.
Les inconvénients de la formule sont cependant importants. En premier lieu, le
passage d’une focalisation ponctuelle telle que réalisée dans les deux filières précédentes à une focalisation linéaire fait
chuter la concentration aux environs de
80 (au mieux, c’est-à-dire dans les réalisations de Luz les plus récentes). En
second lieu, la surface des miroirs est
plus inclinée par rapport au vecteur Soleil
quand celui-ci est bas sur l’horizon, et ce
qu’on appelle le « rendement cosinus »
du champ de miroirs en est dégradé 2 .
18.3 - Capteur parabolique
2 On peut combattre ce défaut, dans le cas d’une orientation nord-sud, en inclinant les lignes de miroirs
par rapport à l’horizontale. Mais ce remède est coûteux et a été peu utilisé.
