18 - LE SOLAIRE THERMODYNAMIQUE
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La mise en œuvre de ce matériau en vue de réaliser une parabole de révolution
peut être effectuée selon deux voies principales :
juxtaposition de nombreux trapèzes plans pour approcher au mieux la surface parabolique théorique,
utilisation de verre mince, cintré en double courbure qui permet, théoriquement,
d’obtenir une parabole parfaite.
La première solution n’est valable que si elle est plus économique car elle est obligatoirement moins performante.
Dans les deux cas, un problème central sera le collage des miroirs élémentaires sur
la surface support qui leur imposera la géométrie et le positionnement adéquat. En
effet, il y a de difficiles problèmes de compatibilité chimique entre les colles et les
vernis qui protègent l’argenture des miroirs.
Une alternative apparemment séduisante et bon marché à cette solution a souvent
été étudiée. Il s’agit de mettre en œuvre comme matériau réfléchissant une feuille
ultramince de mylar aluminisé. Il est aisé de la mettre en forme de parabole en la
tendant sur un tambour, et en la soumettant à un vide partiel sur sa face arrière. On
tient là une solution ultralégère, très bon marché, et en principe performante dans
la mesure où la géométrie obtenue est très proche de l’idéal théorique. Le prix qu'il
faut malheureusement payer ces qualités est une fragilité telle qu’elle en devient
rédhibitoire.
Une variante intéressante de cette technique a toutefois été développée plus
récemment : on met en forme parabolique par dépression arrière (ou par surpression avant) une tôle mince d’acier inoxydable et on la recouvre de miroirs minces,
cintrés et collés. On bénéficie ainsi d’une mise en forme précise obtenue par des
moyens simples et de la bonne tenue aux intempéries des miroirs en verre.
Les recherches technologiques en la matière, encore foisonnantes aujourd’hui, en
sont toutes restées au stade expérimental et il n’est pas facile de projeter le type
de solution qui serait optimal en cas de développement industriel. On peut toutefois prédire l’abandon des solutions à facettes planes car la mise en œuvre de verre
mince, cintré en double courbure, ne pose pas de problème particulier tant que
les rayons de courbure dépassent les 5 m, ce qui est le cas général. Elle ne devrait
donc pas être plus chère que l’alternative en conditions industrielles, tout en amenant à des performances meilleures. On peut ajouter qu’elle présenterait probablement une longévité plus importante dans la mesure où les miroirs élémentaires sont
beaucoup plus grands que dans la solution alternative, diminuant d’autant la longueur des frontières entre miroirs qui sont le siège de toutes les fragilités (dégradation de la colle, dégradation de l’argenture).
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La mise en œuvre de ce matériau en vue de réaliser une parabole de révolution
peut être effectuée selon deux voies principales :
juxtaposition de nombreux trapèzes plans pour approcher au mieux la surface parabolique théorique,
utilisation de verre mince, cintré en double courbure qui permet, théoriquement,
d’obtenir une parabole parfaite.
La première solution n’est valable que si elle est plus économique car elle est obligatoirement moins performante.
Dans les deux cas, un problème central sera le collage des miroirs élémentaires sur
la surface support qui leur imposera la géométrie et le positionnement adéquat. En
effet, il y a de difficiles problèmes de compatibilité chimique entre les colles et les
vernis qui protègent l’argenture des miroirs.
Une alternative apparemment séduisante et bon marché à cette solution a souvent
été étudiée. Il s’agit de mettre en œuvre comme matériau réfléchissant une feuille
ultramince de mylar aluminisé. Il est aisé de la mettre en forme de parabole en la
tendant sur un tambour, et en la soumettant à un vide partiel sur sa face arrière. On
tient là une solution ultralégère, très bon marché, et en principe performante dans
la mesure où la géométrie obtenue est très proche de l’idéal théorique. Le prix qu'il
faut malheureusement payer ces qualités est une fragilité telle qu’elle en devient
rédhibitoire.
Une variante intéressante de cette technique a toutefois été développée plus
récemment : on met en forme parabolique par dépression arrière (ou par surpression avant) une tôle mince d’acier inoxydable et on la recouvre de miroirs minces,
cintrés et collés. On bénéficie ainsi d’une mise en forme précise obtenue par des
moyens simples et de la bonne tenue aux intempéries des miroirs en verre.
Les recherches technologiques en la matière, encore foisonnantes aujourd’hui, en
sont toutes restées au stade expérimental et il n’est pas facile de projeter le type
de solution qui serait optimal en cas de développement industriel. On peut toutefois prédire l’abandon des solutions à facettes planes car la mise en œuvre de verre
mince, cintré en double courbure, ne pose pas de problème particulier tant que
les rayons de courbure dépassent les 5 m, ce qui est le cas général. Elle ne devrait
donc pas être plus chère que l’alternative en conditions industrielles, tout en amenant à des performances meilleures. On peut ajouter qu’elle présenterait probablement une longévité plus importante dans la mesure où les miroirs élémentaires sont
beaucoup plus grands que dans la solution alternative, diminuant d’autant la longueur des frontières entre miroirs qui sont le siège de toutes les fragilités (dégradation de la colle, dégradation de l’argenture).
