17 - LE PHOTOVOLTAÏQUE : LES FILIÈRES, LES MARCHÉS, LES PERSPECTIVES
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17.4. BILAN ET PERSPECTIVES
17.4.1. LES POINTS FORTS DU PHOTOVOLTAÏQUE
Les forces du photovoltaïque sont :
de reposer sur des technologies microélectronique et couches minces, en conservant une bonne marge de progrès et d’innovations. Le photovoltaïque envahit progressivement certaines niches, en progressant en volume de plus de 30% chaque
année depuis 1999 ;
de pouvoir s’intégrer un peu partout, pour fournir sur place de petites puissances
(de 1 à 5000 W), domaines où aucune autre filière ne peut entrer en compétition
avec le photovoltaïque ;
d’être un générateur simple et très fiable. Les modules sont garantis pendant
25 ans par la plupart des constructeurs. Ils ont une durée de vie bien supérieure,
aucune pièce n’étant en mouvement. L’entretien concerne essentiellement la
batterie. Ainsi la quasi-totalité des bouées et balises maritimes est passée au
photovoltaïque. Contrairement à toutes les solutions utilisées auparavant (diesel,
piles, éoliennes), aucune énergie de secours n’est prévue, la fiabilité du fonctionnement dépassant 99,9% ;
de pouvoir s’intégrer facilement, sans gênes particulières (bruit, esthétique si
certains progrès sont réalisés). Il se substitue notamment à des toits ou façades,
comme élément de bâtiment en verre produisant de l’énergie ;
d’avoir un potentiel illimité. 5% de la surface des déserts suffiraient pour alimenter la planète entière ;
plus que le prix du kilowattheure, c’est le coût de la substitution à une autre solution qui est important. Le photovoltaïque se substitue à la création d’un réseau
électrique et est moins cher en zone rurale que ce réseau. Il se substitue au toit
classique, qui vient en diminution du coût.
17.4.2. LES POINTS FAIBLES
Le développement du photovoltaïque est rapide, mais représente encore peu de
choses dans le bilan énergétique mondial. L’ensemble des modules existant en
2004 produit autant d’énergie qu’une tranche nucléaire. Ce n’est notamment pas
une solution significative pour répondre immédiatement aux enjeux nationaux actuels : passer de 15 à 21% la contribution des énergies renouvelables dans la production d’électricité nationale entre 2000 et 2010.
Le stockage est le maillon faible. La solution est d’allonger la durée de vie des batteries pour la rendre proche de celle des modules. C’est un objectif atteignable en
2010-2015. Le temps de retour énergétique de la batterie est un autre point faible.
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17.4. BILAN ET PERSPECTIVES
17.4.1. LES POINTS FORTS DU PHOTOVOLTAÏQUE
Les forces du photovoltaïque sont :
de reposer sur des technologies microélectronique et couches minces, en conservant une bonne marge de progrès et d’innovations. Le photovoltaïque envahit progressivement certaines niches, en progressant en volume de plus de 30% chaque
année depuis 1999 ;
de pouvoir s’intégrer un peu partout, pour fournir sur place de petites puissances
(de 1 à 5000 W), domaines où aucune autre filière ne peut entrer en compétition
avec le photovoltaïque ;
d’être un générateur simple et très fiable. Les modules sont garantis pendant
25 ans par la plupart des constructeurs. Ils ont une durée de vie bien supérieure,
aucune pièce n’étant en mouvement. L’entretien concerne essentiellement la
batterie. Ainsi la quasi-totalité des bouées et balises maritimes est passée au
photovoltaïque. Contrairement à toutes les solutions utilisées auparavant (diesel,
piles, éoliennes), aucune énergie de secours n’est prévue, la fiabilité du fonctionnement dépassant 99,9% ;
de pouvoir s’intégrer facilement, sans gênes particulières (bruit, esthétique si
certains progrès sont réalisés). Il se substitue notamment à des toits ou façades,
comme élément de bâtiment en verre produisant de l’énergie ;
d’avoir un potentiel illimité. 5% de la surface des déserts suffiraient pour alimenter la planète entière ;
plus que le prix du kilowattheure, c’est le coût de la substitution à une autre solution qui est important. Le photovoltaïque se substitue à la création d’un réseau
électrique et est moins cher en zone rurale que ce réseau. Il se substitue au toit
classique, qui vient en diminution du coût.
17.4.2. LES POINTS FAIBLES
Le développement du photovoltaïque est rapide, mais représente encore peu de
choses dans le bilan énergétique mondial. L’ensemble des modules existant en
2004 produit autant d’énergie qu’une tranche nucléaire. Ce n’est notamment pas
une solution significative pour répondre immédiatement aux enjeux nationaux actuels : passer de 15 à 21% la contribution des énergies renouvelables dans la production d’électricité nationale entre 2000 et 2010.
Le stockage est le maillon faible. La solution est d’allonger la durée de vie des batteries pour la rendre proche de celle des modules. C’est un objectif atteignable en
2010-2015. Le temps de retour énergétique de la batterie est un autre point faible.
