16 - LES ASPECTS TECHNICO-ÉCONOMIQUES DU DÉVELOPPEMENT DE L’ÉOLIEN
347
national, mais surtout dans les secteurs des composants d’éolienne comme la
génératrice, les pales du rotor ou les couronnes utilisées pour la rotation du rotor,
l’orientation des pales et celle de la nacelle (voir annexe II). Il est donc essentiel
que l’industrie éolienne française continue de miser sur sa différenciation technologique qui fait d’elle une référence internationale dans ces secteurs, tout particulièrement dans celui des génératrices de courant, avec notamment ALSTOM et
ABB France.
De plus, en complément de Jeumont SA qui se positionne sur le marché des
grandes éoliennes, la PME française Vergnet SA est un leader mondial du marché
des petites éoliennes non-connectées au réseau et souhaite maintenant développer, sur le marché français, l’éolien de proximité, c’est-à-dire de faible puissance
et raccordé à un réseau électrique local.
Dans le cadre du grand marché éolien terrestre qui connaît un véritable emballement
en Europe (voir annexe I), le marché français (deuxième potentiel éolien européen),
actuellement très restreint, devrait être stimulé par l’obligation d’achat à prix fixe
bonifié du courant éolien produit, adoptée par les pouvoirs publics en juin 2001, lors
de la publication du premier arrêté tarifaire de ce type en faveur des énergies renouvelables. Ce nouveau tarif d’achat bonifié permet de poursuivre et d’amplifier, au
moins à court terme, en changeant d’échelle, l’élan du programme EOLE 2005.
16.5. L’AVENIR DE L’ÉOLIEN EN FRANCE
La directive européenne pour la promotion de l’électricité produite à partir des énergies renouvelables, entrée en vigueur en octobre 2001, prévoit pour la France un
objectif indicatif de production d’électricité « verte » en 2010 (grande hydraulique
comprise) correspondant à 21% de la consommation intérieure d’électricité (contre
15% actuellement).
Dans le même temps, un premier rapport au Parlement français sur la programmation pluriannuelle des investissements (PPI) de production d’électricité a été publié
en février 2002, en application de la loi française du 10 février 2000 relative à la
modernisation et au développement du service public de l’électricité. Selon ce rapport, l’énergie éolienne pourrait contribuer à hauteur de 20 à 35 TWh supplémentaires, selon les scénarios, à l’objectif fixé à la France pour 2010, ce qui consisterait
à installer de 7000 à 14 000 MW éoliens sur le territoire (contre moins de 100 MW
aujourd’hui).
Un objectif national aussi ambitieux paraît délicat à réaliser compte tenu des résistances locales et des contraintes de sites, notamment au regard de la protection
de l’environnement, même si le potentiel éolien français a pu être évalué, comme
cité par le rapport, à 66 TWh pour 30 000 MW sur terre et 97 TWh pour 30 000 MW
en mer. Par ailleurs, le réseau électrique de transport et de distribution français doit
347
national, mais surtout dans les secteurs des composants d’éolienne comme la
génératrice, les pales du rotor ou les couronnes utilisées pour la rotation du rotor,
l’orientation des pales et celle de la nacelle (voir annexe II). Il est donc essentiel
que l’industrie éolienne française continue de miser sur sa différenciation technologique qui fait d’elle une référence internationale dans ces secteurs, tout particulièrement dans celui des génératrices de courant, avec notamment ALSTOM et
ABB France.
De plus, en complément de Jeumont SA qui se positionne sur le marché des
grandes éoliennes, la PME française Vergnet SA est un leader mondial du marché
des petites éoliennes non-connectées au réseau et souhaite maintenant développer, sur le marché français, l’éolien de proximité, c’est-à-dire de faible puissance
et raccordé à un réseau électrique local.
Dans le cadre du grand marché éolien terrestre qui connaît un véritable emballement
en Europe (voir annexe I), le marché français (deuxième potentiel éolien européen),
actuellement très restreint, devrait être stimulé par l’obligation d’achat à prix fixe
bonifié du courant éolien produit, adoptée par les pouvoirs publics en juin 2001, lors
de la publication du premier arrêté tarifaire de ce type en faveur des énergies renouvelables. Ce nouveau tarif d’achat bonifié permet de poursuivre et d’amplifier, au
moins à court terme, en changeant d’échelle, l’élan du programme EOLE 2005.
16.5. L’AVENIR DE L’ÉOLIEN EN FRANCE
La directive européenne pour la promotion de l’électricité produite à partir des énergies renouvelables, entrée en vigueur en octobre 2001, prévoit pour la France un
objectif indicatif de production d’électricité « verte » en 2010 (grande hydraulique
comprise) correspondant à 21% de la consommation intérieure d’électricité (contre
15% actuellement).
Dans le même temps, un premier rapport au Parlement français sur la programmation pluriannuelle des investissements (PPI) de production d’électricité a été publié
en février 2002, en application de la loi française du 10 février 2000 relative à la
modernisation et au développement du service public de l’électricité. Selon ce rapport, l’énergie éolienne pourrait contribuer à hauteur de 20 à 35 TWh supplémentaires, selon les scénarios, à l’objectif fixé à la France pour 2010, ce qui consisterait
à installer de 7000 à 14 000 MW éoliens sur le territoire (contre moins de 100 MW
aujourd’hui).
Un objectif national aussi ambitieux paraît délicat à réaliser compte tenu des résistances locales et des contraintes de sites, notamment au regard de la protection
de l’environnement, même si le potentiel éolien français a pu être évalué, comme
cité par le rapport, à 66 TWh pour 30 000 MW sur terre et 97 TWh pour 30 000 MW
en mer. Par ailleurs, le réseau électrique de transport et de distribution français doit
