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Jean-Marc AGATOR
l’avantage de donner des machines plus compactes, avec des charges de maintenance réduites. En complément, le concept de vitesse variable du rotor, en lieu et
place du concept de vitesse fixe (le plus répandu), optimise la production d’électricité, la vitesse du rotor s’adaptant en permanence à la vitesse du vent. Le courant
est ensuite redressé et ondulé en aval par une électronique de puissance.
Très peu de constructeurs utilisent, à ce jour, des grandes éoliennes qui intègrent
ces deux concepts. C’est le cas notamment d’Enercon (Allemagne) et d’ABB France.
Mais c’est aussi le cas de Jeumont SA (groupe Areva), seul fabricant français de
grandes éoliennes, dont l’arrivée sur ce marché est récente et qui met à profit sa
créativité et sa technicité dans le secteur électromécanique au travers d’une nouvelle génération de machines électriques : les machines discoïdes.
Jeumont SA a ainsi développé une éolienne de 750 kW à « attaque directe et vitesse
variable », équipée d’une génératrice synchrone innovante de technologie discoïde
à aimants permanents et d’un convertisseur électronique qui permet le couplage au
réseau et autorise le fonctionnement à la vitesse variable du rotor. Cette technologie de pointe unique permet d’obtenir des machines plus performantes et se distingue aussi de ses concurrentes par le concept de contrôle de puissance par décrochage aérodynamique (au lieu du calage variable) (voir annexe II).
Jeumont SA fabrique cette machine en série dans le cadre du programme national
EOLE 2005 qui a soutenu, depuis 1996, l’industrie éolienne française. Mais Jeumont SA manque surtout de retour d’expérience en exploitation et, malgré son
retard sur ses concurrents étrangers, s’oriente cependant vers les plus grandes
puissances (1,5 MW et plus), et vers les marchés étrangers où se situent les plus
larges débouchés.
ABB France offre une large palette d’options technologiques adaptées à toutes les
situations : présence ou absence de multiplicateur de vitesse, génératrice asynchrone, génératrice synchrone. Le groupe ABB a récemment développé, en Suède,
une technologie innovante de génératrice synchrone à aimants permanents à flux
radial (par opposition à la génératrice à aimants permanents de Jeumont SA qui
est à flux axial), la technologie Windformer, qui permet à une éolienne de fonctionner en s’adaptant à la vitesse du vent (vitesse variable), sans multiplicateur de
vitesse (attaque directe) et sans transformateur de tension (production d’un courant
continu à haute tension qu’il est prévu de transmettre sur le continent de façon
fiable et économique par une liaison dite « légère »).
16.4. L’ÉMERGENCE DE L’INDUSTRIE ÉOLIENNE FRANÇAISE
Avec une capacité installée qui reste aujourd’hui inférieure à 100 MW, la France
est encore peu équipée en éoliennes. Pourtant son industrie dans ce domaine est
en bonne santé et de nombreux fabricants français sont reconnus sur le plan inter-
Jean-Marc AGATOR
l’avantage de donner des machines plus compactes, avec des charges de maintenance réduites. En complément, le concept de vitesse variable du rotor, en lieu et
place du concept de vitesse fixe (le plus répandu), optimise la production d’électricité, la vitesse du rotor s’adaptant en permanence à la vitesse du vent. Le courant
est ensuite redressé et ondulé en aval par une électronique de puissance.
Très peu de constructeurs utilisent, à ce jour, des grandes éoliennes qui intègrent
ces deux concepts. C’est le cas notamment d’Enercon (Allemagne) et d’ABB France.
Mais c’est aussi le cas de Jeumont SA (groupe Areva), seul fabricant français de
grandes éoliennes, dont l’arrivée sur ce marché est récente et qui met à profit sa
créativité et sa technicité dans le secteur électromécanique au travers d’une nouvelle génération de machines électriques : les machines discoïdes.
Jeumont SA a ainsi développé une éolienne de 750 kW à « attaque directe et vitesse
variable », équipée d’une génératrice synchrone innovante de technologie discoïde
à aimants permanents et d’un convertisseur électronique qui permet le couplage au
réseau et autorise le fonctionnement à la vitesse variable du rotor. Cette technologie de pointe unique permet d’obtenir des machines plus performantes et se distingue aussi de ses concurrentes par le concept de contrôle de puissance par décrochage aérodynamique (au lieu du calage variable) (voir annexe II).
Jeumont SA fabrique cette machine en série dans le cadre du programme national
EOLE 2005 qui a soutenu, depuis 1996, l’industrie éolienne française. Mais Jeumont SA manque surtout de retour d’expérience en exploitation et, malgré son
retard sur ses concurrents étrangers, s’oriente cependant vers les plus grandes
puissances (1,5 MW et plus), et vers les marchés étrangers où se situent les plus
larges débouchés.
ABB France offre une large palette d’options technologiques adaptées à toutes les
situations : présence ou absence de multiplicateur de vitesse, génératrice asynchrone, génératrice synchrone. Le groupe ABB a récemment développé, en Suède,
une technologie innovante de génératrice synchrone à aimants permanents à flux
radial (par opposition à la génératrice à aimants permanents de Jeumont SA qui
est à flux axial), la technologie Windformer, qui permet à une éolienne de fonctionner en s’adaptant à la vitesse du vent (vitesse variable), sans multiplicateur de
vitesse (attaque directe) et sans transformateur de tension (production d’un courant
continu à haute tension qu’il est prévu de transmettre sur le continent de façon
fiable et économique par une liaison dite « légère »).
16.4. L’ÉMERGENCE DE L’INDUSTRIE ÉOLIENNE FRANÇAISE
Avec une capacité installée qui reste aujourd’hui inférieure à 100 MW, la France
est encore peu équipée en éoliennes. Pourtant son industrie dans ce domaine est
en bonne santé et de nombreux fabricants français sont reconnus sur le plan inter-
