13 - LA VALORISATION ÉNERGÉTIQUE DE LA BIOMASSE
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Avec la ressource identifiée au paragraphe 13.2, figure 13.3, c'est près de 20 Mtep
de carburants que l'on peut espérer produire, par la voie autothermique, avec la possibilité d'aller encore au-delà, si l'on peut disposer de sources de chaleur auxiliaire
(combustion de déchets ou électricité en heures creuses).
En face d'une perspective aussi prometteuse et compte tenu des directives européennes qui ne se limitent plus à promouvoir la seule production d'électricité et de
chaleur par voie renouvelable, mais qui désormais marquent une incitation forte au
développement des biocarburants, de nombreuses initiatives s'organisent, au niveau
national d'abord, puis prochainement dans le cadre européen du 6
e Plan Communautaire de Recherche et Développement (PCRD).
Avec le soutien des ministères, notamment de l'Agriculture, de l'Industrie, de l'Environnement et de la Recherche, un effort national se met en place et pourrait être
organisé et coordonné sous l'égide de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME).
Il devrait concerner des organismes de recherche publique pluridisciplinaire, notamment le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) et l'Institut Français du Pétrole
(IFP), ainsi que le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et les universités.
Des unités plus spécialisées, comme l'Institut National de Recherche Agronomique
(INRA) ou le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour
le Développement (CIRAD), y seront associés au même titre que les industriels
susceptibles soit de construire ou d'exploiter les unités de transformation, soit de
contribuer à la mobilisation de la ressource.
Il s'agit de s'engager résolument dans la recherche et le développement des « Nouvelles Technologies de l'Energie » [24], destinées à procurer à l'Humanité les moyens
de poursuivre son évolution en disposant des sources d'énergie, propres et renouvelables, dont dépendra son développement durable dès les prochaines décennies.
Dans le domaine de l'énergie et des biocarburants, deux axes complémentaires de
travaux ont été programmés et sont conduits en partenariat entre les organismes
de recherche et l'industrie :
les piles à combustible, qui fonctionnent déjà de façon satisfaisante mais restent
encore perfectibles.
Le principal obstacle qui reste à franchir consiste à en abaisser sensiblement le
prix de revient.
La production d'hydrogène ou de carburants liquides, par transformation thermochimique de la biomasse, est une voie d'avenir qui bénéficiera des nombreux
travaux en cours dans les laboratoires, pour produire un gaz de plus en plus pur
(exempt de goudrons et de poussières), avec des rendements de plus en plus
élevés (optimisation des procédés et réduction des pertes thermiques).
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Avec la ressource identifiée au paragraphe 13.2, figure 13.3, c'est près de 20 Mtep
de carburants que l'on peut espérer produire, par la voie autothermique, avec la possibilité d'aller encore au-delà, si l'on peut disposer de sources de chaleur auxiliaire
(combustion de déchets ou électricité en heures creuses).
En face d'une perspective aussi prometteuse et compte tenu des directives européennes qui ne se limitent plus à promouvoir la seule production d'électricité et de
chaleur par voie renouvelable, mais qui désormais marquent une incitation forte au
développement des biocarburants, de nombreuses initiatives s'organisent, au niveau
national d'abord, puis prochainement dans le cadre européen du 6
e Plan Communautaire de Recherche et Développement (PCRD).
Avec le soutien des ministères, notamment de l'Agriculture, de l'Industrie, de l'Environnement et de la Recherche, un effort national se met en place et pourrait être
organisé et coordonné sous l'égide de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME).
Il devrait concerner des organismes de recherche publique pluridisciplinaire, notamment le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) et l'Institut Français du Pétrole
(IFP), ainsi que le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et les universités.
Des unités plus spécialisées, comme l'Institut National de Recherche Agronomique
(INRA) ou le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour
le Développement (CIRAD), y seront associés au même titre que les industriels
susceptibles soit de construire ou d'exploiter les unités de transformation, soit de
contribuer à la mobilisation de la ressource.
Il s'agit de s'engager résolument dans la recherche et le développement des « Nouvelles Technologies de l'Energie » [24], destinées à procurer à l'Humanité les moyens
de poursuivre son évolution en disposant des sources d'énergie, propres et renouvelables, dont dépendra son développement durable dès les prochaines décennies.
Dans le domaine de l'énergie et des biocarburants, deux axes complémentaires de
travaux ont été programmés et sont conduits en partenariat entre les organismes
de recherche et l'industrie :
les piles à combustible, qui fonctionnent déjà de façon satisfaisante mais restent
encore perfectibles.
Le principal obstacle qui reste à franchir consiste à en abaisser sensiblement le
prix de revient.
La production d'hydrogène ou de carburants liquides, par transformation thermochimique de la biomasse, est une voie d'avenir qui bénéficiera des nombreux
travaux en cours dans les laboratoires, pour produire un gaz de plus en plus pur
(exempt de goudrons et de poussières), avec des rendements de plus en plus
élevés (optimisation des procédés et réduction des pertes thermiques).
