13 - LA VALORISATION ÉNERGÉTIQUE DE LA BIOMASSE
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Il est ainsi possible d'obtenir un mélange gazeux de méthane (50 à 60%) et de
gaz carbonique (35 à 40%) rendant son utilisation difficile et, en général, limitée à
une combustion in situ pour la production de chaleur et d’électricité.
Une troisième voie, la fermentation alcoolique, est adaptée à la valorisation des
produits saccharifères, comme la betterave ou la canne à sucre, ou amylacés,
comme les céréales.
Après hydrolyse et préparation d’une solution sucrée, soumise à la fermentation,
on obtient une solution, titrant moins de 15° d'alcool, dont l’éthanol peut être
extrait par distillation.
Le rendement global de l'opération est largement pénalisé par la consommation
d’énergie, associée partiellement à la culture des plantes et, surtout, à l’opération
de distillation.
Sur le plan du bilan énergétique, cette filière est relativement comparable à la voie,
conduisant à la préparation du « diester », qui utilise l'huile des plantes oléagineuses pour produire l'Ester Méthylique d'Huile Végétale (EMHV).
Dans les deux cas, seule une fraction, de l'ordre de 50% de la plante, est utilisée
pour la production de carburant.
La transformation thermochimique, enfin, qui conduit à la gazéification des substances organiques et végétales convient particulièrement bien à la valorisation
des produits ligno-cellulosiques comme le bois, les graminées ou les pailles, mais
peut aussi être appliquée aux plantes citées précédemment, comme les céréales
ou les oléagineux, en utilisant la plante entière.
C’est cette filière qui présente le plus fort potentiel énergétique pour la production de carburants mais elle n'est actuellement qu'au stade de la recherche et du
développement.
13.3.1. LA COMBUSTION, SOURCE DE CHALEUR OU DE COGÉNÉRATION
La combustion du bois a été la principale source de chaleur utilisée par l'homme
avant que le charbon, puis le pétrole et le gaz, ne deviennent pour un temps plus
disponibles et plus attractifs.
Pour limiter les rejets de gaz à effet de serre, et en prévision de la raréfaction et du
renchérissement des combustibles fossiles, un nouvel essor est donné à l'utilisation du bois pour le chauffage ou la cogénération, tant pour les applications industrielles que dans les secteurs tertiaire, individuel et collectif.
Il faut cependant noter que la combustion émet des poussières et des gaz nocifs
(CO, COV, HAP) qui ne peuvent être éliminés que sur des installations de forte
capacité.
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