11 - LES EFFETS SANITAIRES DES COMBUSTIBLES FOSSILES
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Tableau VIII - Risques relatifs mesurés comme le rapport des mortalités
de la zone la plus polluée à celles de la zone la moins polluée
(les valeurs moyennes et les intervalles de confiance à 95% sont donnés)
Affections
Sulfates
Particules
Toutes causes - moyenne
1,15
1,17
Toutes causes - intervalle de confiance (95%)
1,09-1,22
1,09-1,26
Cancer du poumon - moyenne
1,36
1,03
Cancer du poumon - intervalle de confiance (95%)
1,11-1,66
0,80-1,33
Troubles cardio-pulmonaires - moyenne
1,26
1,31
Troubles cardio-pulmonaires - intervalle de confiance (95%)
1,16-1,37
1,17-1,46
Les auteurs ont aussi fait une estimation plus simple et plus classique de l’influence
du taux de pollution sur la mortalité. Utilisant les données démographiques correspondant aux zones urbaines retenues dans leur étude, ils ont déterminé la corrélation entre le taux de mortalité et les concentrations en sulfates et particules, et ce
après correction des différences dues à l’âge, au sexe et à la race. Ils obtiennent
ainsi des coefficients de régression de 10,5 et 8 décès/an/100 000 habitants/μg/m
3
pour les sulfates et les particules respectivement. A partir de cette approche, on
trouve que le risque relatif entre la zone la plus polluée et la zone la moins polluée
est de 1,25 et 1,24 pour les sulfates et les particules respectivement. Il semblerait
donc que la prise en compte de facteurs comme l’usage du tabac tende à diminuer
la corrélation mesurée entre pollution et mortalité.
Retenant la valeur de 1,15 pour le risque relatif, on aurait donc environ 7 décès/an/
100 000 habitants/μg/m
3 pour les particules. Retenant une valeur de 20 μg/m
3 pour
les concentrations de particules de moins de 2,5 μ de diamètre et une population
de 10 millions d’habitants (cas de Paris discuté plus haut), on arrive à un nombre
de décès annuels dus à la pollution de 14 000. Le nombre annuel de décès dans
l’agglomération parisienne est de l’ordre de 90 000. Selon l’étude de POPE et al., la
pollution représenterait donc une cause majeure de décès prématuré.
D’après l’étude ExternE présentée au chapitre 28, on obtient un nombre d’années
de vie perdues de 7 ×10
–4 par personne, par an et par μg/m
3 de particules de moins
de 2,5 μ. Dans le cas de la région parisienne, on obtient alors 140 000 années de
vie perdues chaque année. En rapprochant ce chiffre de celui du paragraphe précédent, on trouve que 10 années de vie seraient perdues par décès. Les estimations
sont donc cohérentes.
L’importance des effets sanitaires trouvés ci-dessus exige qu’ils soient confirmés
par de nouvelles études épidémiologiques et en laboratoire. Nos remarques concernant les affections aiguës sont encore plus justifiées dans le cas des affections
chroniques. Là encore, particules et sulfates ne pourraient bien jouer qu’un rôle de
marqueur de la pollution plutôt qu’un rôle causal dans les affections cardio-pulmo-
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Tableau VIII - Risques relatifs mesurés comme le rapport des mortalités
de la zone la plus polluée à celles de la zone la moins polluée
(les valeurs moyennes et les intervalles de confiance à 95% sont donnés)
Affections
Sulfates
Particules
Toutes causes - moyenne
1,15
1,17
Toutes causes - intervalle de confiance (95%)
1,09-1,22
1,09-1,26
Cancer du poumon - moyenne
1,36
1,03
Cancer du poumon - intervalle de confiance (95%)
1,11-1,66
0,80-1,33
Troubles cardio-pulmonaires - moyenne
1,26
1,31
Troubles cardio-pulmonaires - intervalle de confiance (95%)
1,16-1,37
1,17-1,46
Les auteurs ont aussi fait une estimation plus simple et plus classique de l’influence
du taux de pollution sur la mortalité. Utilisant les données démographiques correspondant aux zones urbaines retenues dans leur étude, ils ont déterminé la corrélation entre le taux de mortalité et les concentrations en sulfates et particules, et ce
après correction des différences dues à l’âge, au sexe et à la race. Ils obtiennent
ainsi des coefficients de régression de 10,5 et 8 décès/an/100 000 habitants/μg/m
3
pour les sulfates et les particules respectivement. A partir de cette approche, on
trouve que le risque relatif entre la zone la plus polluée et la zone la moins polluée
est de 1,25 et 1,24 pour les sulfates et les particules respectivement. Il semblerait
donc que la prise en compte de facteurs comme l’usage du tabac tende à diminuer
la corrélation mesurée entre pollution et mortalité.
Retenant la valeur de 1,15 pour le risque relatif, on aurait donc environ 7 décès/an/
100 000 habitants/μg/m
3 pour les particules. Retenant une valeur de 20 μg/m
3 pour
les concentrations de particules de moins de 2,5 μ de diamètre et une population
de 10 millions d’habitants (cas de Paris discuté plus haut), on arrive à un nombre
de décès annuels dus à la pollution de 14 000. Le nombre annuel de décès dans
l’agglomération parisienne est de l’ordre de 90 000. Selon l’étude de POPE et al., la
pollution représenterait donc une cause majeure de décès prématuré.
D’après l’étude ExternE présentée au chapitre 28, on obtient un nombre d’années
de vie perdues de 7 ×10
–4 par personne, par an et par μg/m
3 de particules de moins
de 2,5 μ. Dans le cas de la région parisienne, on obtient alors 140 000 années de
vie perdues chaque année. En rapprochant ce chiffre de celui du paragraphe précédent, on trouve que 10 années de vie seraient perdues par décès. Les estimations
sont donc cohérentes.
L’importance des effets sanitaires trouvés ci-dessus exige qu’ils soient confirmés
par de nouvelles études épidémiologiques et en laboratoire. Nos remarques concernant les affections aiguës sont encore plus justifiées dans le cas des affections
chroniques. Là encore, particules et sulfates ne pourraient bien jouer qu’un rôle de
marqueur de la pollution plutôt qu’un rôle causal dans les affections cardio-pulmo-
