8 - L'ÉTAT DES RÉSERVES DES COMBUSTIBLES FOSSILES
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ou production améliorée) et les emplacements hostiles comme l'Arctique et la mer
profonde. Pour d’autres, c’est celui caractérisé par des conditions difficiles de production des hydrocarbures dues aux fluides et au réservoir, sans considération économique ou technique, quand le gisement n’a pas de contact hydrocarbures-eau
défini (pétrole extra-lourd, gaz en réservoirs à très faible perméabilité (où le gaz peut
se trouver plus bas que de l’eau dans une meilleure porosité), gaz de charbon, gaz
de géopression, hydrates de méthane).
Colin CAMPBELL exclut du conventionnel les huiles lourdes de moins de 17°API, l’Arctique, l’offshore profond. De mon côté, la localisation et l’économie ne sont pas
des critères importants et, à l’exemple de l’USGS qui parle de pétrole d’un type
différent (continuous-type où il n’y a pas de contact défini entre le pétrole et l’aquifère sous-jacent), je n’exclus que le pétrole dont les caractéristiques de fluide ou
de réservoir donnent une production difficile, à savoir la récupération tertiaire (qui
consiste à modifier les caractères physiques de l’huile ou de l’eau), le pétrole plus
lourd que l’eau et les réservoirs à gaz compacts ou les gaz de charbon.
Tout le monde est d’accord pour placer dans le pétrole non-conventionnel les sables
bitumineux, les huiles extra-lourdes et les schistes bitumineux.
Les puits à très faible production, dits strippers, sont classés habituellement comme
non-conventionnels, car marginaux et très sujets aux variations de prix. Mais un
stripper était défini autrefois comme moins de 10 barils/jour (maintenant descendu
à moins de 5 b/j). La productivité de pétrole par puits aux Etats-Unis, en 1999, est
de 11 b/j pour tous les Etats (12,5 b/j en 1989) et 9b/j pour les 48 Etats. On peut
donc dire que la majorité de la production aux Etats-Unis est non-conventionnelle,
c’est pourquoi leurs réserves sont si sujettes aux variations de prix. De plus, les
règles de la SEC exige les réserves estimées avec le prix du pétrole au 31 décembre, et non de la moyenne de l’année. Si on prend les Etats qui produisent moins
de 10 b/j/ puits, ils produisent avec 83% des puits 34% de la production totale, avec
une productivité de 4 b/j/puits.
L’inventaire des ressources est difficile car les estimations chiffrées valables sont
rares en l’absence de calibration sur des sondages en quantité suffisante [PERRODON
et al., 1998].
SABLES BITUMINEUX : ATHABASKA
Ce sont des sables où le pétrole est lourd, mais surtout visqueux avec une viscosité de plus de 10 000 centipoises. Ce pétrole a subi la dégradation en perdant ses
composés volatils, et en étant attaqué par des bactéries (fin de cycle) en arrivant
près de la surface. Les plus importants sont ceux de l’Athabaska avec des ressources récupérables estimées à 300 Gb, dont 15% par des mines de surface (production actuelle de Syncrude et Suncor) et le reste par des forages. Les pilotes actuels
sont constitués de deux puits horizontaux, le supérieur injecte de la vapeur et l’inférieur récupère par gravité le pétrole rendu plus fluide.
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