7 - QUEL AVENIR
POUR LES COMBUSTIBLES FOSSILES ? 1
Bernard TISSOT
La demande mondiale d'énergie primaire demeure en forte croissance et elle a peu de
chances de diminuer, à moyen terme, compte tenu du développement souhaitable et nécessaire des pays les moins riches. Les deux demandes les plus sensibles concernent l'électricité dans les mégapoles et les carburants pour les transports. Actuellement, les combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon) fournissent 90% de l'énergie primaire, tandis que
les hydrocarbures (pétrole et gaz) sont considérés comme les énergies de bouclage, permettant de répondre à tout niveau de demande. Or le lien entre la consommation d'énergies
fossiles depuis un siècle et demi et le changement climatique est maintenant tenu pour hautement probable. De plus, les réserves de pétrole et de gaz sont importantes, mais limitées.
La moitié des réserves prouvées de pétrole et le tiers de celles de gaz seront déjà consommées en 2020. Les réserves de gaz permettront juste d'atteindre 2050, celles de pétrole
seront insuffisantes. Seul le charbon, qui est le plus fort émetteur à la fois de CO 2 et de polluants, offre des réserves pour plusieurs siècles. Un effort considérable de recherche scientifique et technologique, dans les domaines discutés ici, associé à des économies d'énergie
sévères, permettrait d'atteindre la fin du siècle, mais sans résoudre pour autant le problème
climatique.
7.1 Le rôle prédominant des combustibles fossiles dans nos sources d'énergie primaire 156
7.2 Un avenir incertain
157
7.3 La recherche scientifique permettra-t-elle de reculer ces limites ?
158
7.4 Accroissement des réserves
158
7.5 Amélioration du taux de récupération des gisements
160
7.6 La mobilisation des ressources non-conventionnelles de pétrole
163
7.7 Les ressources effectivement mobilisables
165
7.8 Conclusion
166
1 Article paru aux Comptes Rendus de l’Académie des sciences de 2001 – © 2001 Académie des
sciences/Editions scientifiques et médicales, Elsevier SAS (numéro spécial « Energies et climat »,
série Iia, t. 333, 12, 787-796).
POUR LES COMBUSTIBLES FOSSILES ? 1
Bernard TISSOT
La demande mondiale d'énergie primaire demeure en forte croissance et elle a peu de
chances de diminuer, à moyen terme, compte tenu du développement souhaitable et nécessaire des pays les moins riches. Les deux demandes les plus sensibles concernent l'électricité dans les mégapoles et les carburants pour les transports. Actuellement, les combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon) fournissent 90% de l'énergie primaire, tandis que
les hydrocarbures (pétrole et gaz) sont considérés comme les énergies de bouclage, permettant de répondre à tout niveau de demande. Or le lien entre la consommation d'énergies
fossiles depuis un siècle et demi et le changement climatique est maintenant tenu pour hautement probable. De plus, les réserves de pétrole et de gaz sont importantes, mais limitées.
La moitié des réserves prouvées de pétrole et le tiers de celles de gaz seront déjà consommées en 2020. Les réserves de gaz permettront juste d'atteindre 2050, celles de pétrole
seront insuffisantes. Seul le charbon, qui est le plus fort émetteur à la fois de CO 2 et de polluants, offre des réserves pour plusieurs siècles. Un effort considérable de recherche scientifique et technologique, dans les domaines discutés ici, associé à des économies d'énergie
sévères, permettrait d'atteindre la fin du siècle, mais sans résoudre pour autant le problème
climatique.
7.1 Le rôle prédominant des combustibles fossiles dans nos sources d'énergie primaire 156
7.2 Un avenir incertain
157
7.3 La recherche scientifique permettra-t-elle de reculer ces limites ?
158
7.4 Accroissement des réserves
158
7.5 Amélioration du taux de récupération des gisements
160
7.6 La mobilisation des ressources non-conventionnelles de pétrole
163
7.7 Les ressources effectivement mobilisables
165
7.8 Conclusion
166
1 Article paru aux Comptes Rendus de l’Académie des sciences de 2001 – © 2001 Académie des
sciences/Editions scientifiques et médicales, Elsevier SAS (numéro spécial « Energies et climat »,
série Iia, t. 333, 12, 787-796).
