5 - LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : PROBLÉMATIQUE GÉNÉRALE
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l’augmentation du CO 2 suit celle de la température d’environ 800 ans,
la contribution du CO 2 au réchauffement total final est de l’ordre de 40% (effet
amplificateur), point cependant contesté à la suite d'autres observations[13].
L’histoire récente est très différente, comme le montrent les pics de concentration
apparaissant sur la gauche de la figure 5.4. En regardant les données de plus près,
on trouve que, depuis les débuts de l’ère industrielle vers 1770, les concentrations
de CO 2 et de méthane dans l’atmosphère ont augmenté régulièrement. Les niveaux
actuels, 350 et 1700 ppbv respectivement, se situent très au-delà de la fourchette
définie par les fluctuations historiques telles que nous les connaissons.
Bien que la tendance soit nettement à la hausse, on n’observe pas d’accroissement
aussi spectaculaire de la température, restée jusqu’à ce jour compatible avec les
variations historiques. Mais presque tous les modèles attribuent une origine anthropique à la récente augmentation qui, en conséquence, devrait se poursuivre.
5.2. LE CYCLE DU CARBONE
Le carbone est présent dans la composition des principaux gaz à effet de serre.
Ceux-ci sont émis ou absorbés et leurs molécules entrent dans des réactions chimiques. Le carbone participe ainsi à un cycle de transformations qu’il est nécessaire de connaître en détail. Le contenu en carbone des diverses substances intervenant dans ce cycle va servir de référence.
Au voisinage de la surface de la Terre, on trouve le carbone partout. L’atmosphère
contient des molécules gazeuses carbonées : le dioxyde (gaz carbonique) est le
plus abondant. Il existe aussi de petites quantités de monoxyde de carbone, CO, et
de méthane, CH 4 . Des carbonates sont dissous dans l’eau des océans. Les mollusques ont des coquilles en carbonate de calcium. Plus généralement, la biomasse
est faite de molécules organiques riches en carbone. Le sol et les roches contiennent aussi un grand nombre de composés du carbone. Les combustibles fossiles
en représentent une petite partie. La plus grande quantité de carbone connue est
stockée dans les calcaires (carbonate de calcium).
A l’échelle planétaire, des mécanismes naturels, physiques, chimiques ou biologiques, font intervenir d’importants flux de carbone. La vie terrestre et la vie marine
contribuent à ces flux, comme le montre la figure 5.5 où sont indiqués aussi les
flux d’origine anthropique. Aux échelles de temps qui nous intéressent ici, le principal réservoir, à savoir les calcaires, n’intervient pas.
De considérables flux de carbone sont impliqués dans les interactions directes entre
la biomasse terrestre et l’atmosphère. Le contenu en carbone de divers types de
végétation est ainsi une donnée importante présentée dans le tableau I.
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