5 - LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : PROBLÉMATIQUE GÉNÉRALE
117
faible, comme le prouvent de nombreux témoignages rapportant une quasi-absence
de taches sur sa surface.
0
50 000 100 000 150 000 200 000 250 000 300 000 350 000 400 000
2
0
– 2
– 4
– 6
– 8
Dt (∞C)
années précédant la période actuelle
5.1 - Température moyenne de la Terre au cours des 420 000 années passées,
telle que reconstituée à partir de la composition isotopique
de la calotte glaciaire antarctique [8]
On pense généralement que les changements climatiques du passé sont dus à la
combinaison des variations de l’activité solaire et de la complexité du mouvement
orbital de la Terre. Le rayonnement solaire n’est pas émis de façon rigoureusement
constante [9]. Son intensité varie de 0,1 à 0,6%. Elle suit le cycle de 11 ans, subit des
écarts quotidiens et peut dériver sur quelques siècles.
La trajectoire de la Terre autour du Soleil est une ellipse dont l’excentricité change
au cours du temps. Bien qu’elle ne soit pas exactement cyclique, une période de
100 000 ans environ est attribuée à cette variation (figure 5.2 ). La Terre reste plus
longtemps plus loin du Soleil lorsque l’excentricité est plus grande. Le flux d’énergie
reçue est alors moindre.
L’équilibre thermique de la Terre est déterminé en premier lieu par la température
des océans qui couvrent 73% de sa surface. Il faut se rappeler que l’eau a une capacité calorifique anormalement élevée. De nos jours, lorsque la Terre passe au périhélie, c’est l’été dans l’hémisphère sud où existent peu de terres émergées. Sous
l’effet du rayonnement solaire, les océans sont plus chauds qu’à aucune autre
période et la température de la Terre atteint ses sommets historiques. Dans le cas
contraire, lorsque l’été de l’hémisphère nord, plus continental, coïncide avec le passage au périhélie, les océans sont plus froids et la Terre subit une glaciation.
Ces changements sont dus à la précession de l’axe des pôles à qui il faut de 19 000
à 23 000 ans pour effectuer un tour complet. L’effet est renforcé par les variations
de l’obliquité de l’axe qui oscille entre 22 et 25°, avec une période de l’ordre de
40 000 ans. Une obliquité plus grande entraîne un plus grand contraste saisonnier
entre les latitudes moyennes et les régions polaires.
Si les variations passées de la température peuvent être attribuées à des causes
naturelles, en est-il de même aujourd’hui et en sera-t-il de même demain tandis
qu’augmentent les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique ?
117
faible, comme le prouvent de nombreux témoignages rapportant une quasi-absence
de taches sur sa surface.
0
50 000 100 000 150 000 200 000 250 000 300 000 350 000 400 000
2
0
– 2
– 4
– 6
– 8
Dt (∞C)
années précédant la période actuelle
5.1 - Température moyenne de la Terre au cours des 420 000 années passées,
telle que reconstituée à partir de la composition isotopique
de la calotte glaciaire antarctique [8]
On pense généralement que les changements climatiques du passé sont dus à la
combinaison des variations de l’activité solaire et de la complexité du mouvement
orbital de la Terre. Le rayonnement solaire n’est pas émis de façon rigoureusement
constante [9]. Son intensité varie de 0,1 à 0,6%. Elle suit le cycle de 11 ans, subit des
écarts quotidiens et peut dériver sur quelques siècles.
La trajectoire de la Terre autour du Soleil est une ellipse dont l’excentricité change
au cours du temps. Bien qu’elle ne soit pas exactement cyclique, une période de
100 000 ans environ est attribuée à cette variation (figure 5.2 ). La Terre reste plus
longtemps plus loin du Soleil lorsque l’excentricité est plus grande. Le flux d’énergie
reçue est alors moindre.
L’équilibre thermique de la Terre est déterminé en premier lieu par la température
des océans qui couvrent 73% de sa surface. Il faut se rappeler que l’eau a une capacité calorifique anormalement élevée. De nos jours, lorsque la Terre passe au périhélie, c’est l’été dans l’hémisphère sud où existent peu de terres émergées. Sous
l’effet du rayonnement solaire, les océans sont plus chauds qu’à aucune autre
période et la température de la Terre atteint ses sommets historiques. Dans le cas
contraire, lorsque l’été de l’hémisphère nord, plus continental, coïncide avec le passage au périhélie, les océans sont plus froids et la Terre subit une glaciation.
Ces changements sont dus à la précession de l’axe des pôles à qui il faut de 19 000
à 23 000 ans pour effectuer un tour complet. L’effet est renforcé par les variations
de l’obliquité de l’axe qui oscille entre 22 et 25°, avec une période de l’ordre de
40 000 ans. Une obliquité plus grande entraîne un plus grand contraste saisonnier
entre les latitudes moyennes et les régions polaires.
Si les variations passées de la température peuvent être attribuées à des causes
naturelles, en est-il de même aujourd’hui et en sera-t-il de même demain tandis
qu’augmentent les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique ?
