LUFFA CYLINDRICA
phytothérapeutes arnéricains qui soignent une
grande diversité d'infections virales comme
la grippe. Excellent tonique, la plante facilite
la circulation sanguine et stimule les défenses
immunitaires. Elle est habituellement associée
à d'autres plantes comme l'échinacée
(Echinaœa spp., p. 94) ou l'indigo sauvage
(Baptisia tinctoria, p. 176).
RECHERCHES EN COURS Les acides
tétroniques se sont révélées avoir une
puissante action antimicrobienne et sont
toxiques pour les poissons (les Amérindiens
avaient l'habitude de jeter des racines
fraîches de la plante dans l'eau des rivières
ou des étangs pour étourdir les poissons).
Les premières études menées au Canada
et aux Etats-Unis laissent penser que le
lomatium a une action antivirale.
ATTENTION La prise de lomatium peut
provoquer une éruption cutanée rappelant
la rougeole qui disparaît dès que l'on arrête
d'en prendre. Elle peut aussi engendrer une
photosensibilisation.
Lonicera caprifolium
(Caprifoliacées)
CHÈVREFEUILLE
ET JIN YIN HUA
DESCRIPTION Sous-arbrisseau grimpant,
à feuilles ovales caduques (chèvrefeuille,
Lonicera caprifolium) ou semi-persistantes (jin
yin hua, Lonicera japonica), à fleurs tubulées
jaune-orangé (chèvrefeuille) ou jaune-blanc
(jin yin hua) et à baies rouges (chèvrefeuille)
ou noires (jin yin hua) [4 m de haut].
HABITAT ET CULTURE Le chèvrefeuille est
originaire de l'Europe méridionale et du
Caucase; le jin yin hua, de Chine et du
Japon. Tous deux poussent sur les murs, les
arbres et dans les haies. On récolte les fleurs
et les feuilles en été, juste avant l'éclosion.
PARTIES UTILISEES Fleurs, feuilles, écorce.
CONSTITUANTS Les deux espèces
contiennent des iridoïdes, une huile volatile
et des tanins.
HISTOIRE ET TRADITIONS En Europe,
on prescrit le chèvrefeuille contre l'asthme
et d'autres affections pulmonaires. Il figure
dans le Manuel des plantes médicinales de
Bach, selon lequel il combattrait les états
dépressifs. En Chine, le jin yin hua sert
depuis longtemps à « éliminer la chaleur
et traiter la toxicité».
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
En Occident, on utilise rarement le
chèvrefeuille. Diurétique, l'écorce traite
la goutte, les calculs rénaux et les troubles
hépatiques. Sous forme de gargarisme ou de
bain de bouche, les feuilles, grâce à leurs
vertus astringentes, sont un excellent remède
contre les maux de gorge et les aphtes.
Antitussives et antispasmodiques, les fleurs
sont recommandées dans le traitement de
l'asthme. Le jin yin hua est, quant à lui,
prescrit dans le cas d'affections fort différentes.
En Chine, il sert essentiellement à soigner
les infections «chaudes» : abcès, écorchures,
inflammations des seins et dysenterie. Il est
également prescrit pour faire baisser h fièvre.
RECHERCHES EN COURS Les recherches
menées en Chine semblent indiquer que le jin
yin hua inhibe le bacille de la tuberculose et
recèle des propriétés anti-infectieuses. Associé
au chrysanthème (Chrysanthemum morifolium,
p. 81), il réduit la tension artérielle. Compte
tenu de ses ressemblances avec le jin yin hua,
le chèvrefeuille pourrait également se révéler
un remède anti-infectieux efficace.
ATTENTION Toxiques, les baies sont à
éviter impérativement.
Lophophora williamsii
(Cactacées)
PEYOTL, MESCAL
DESCRIPTION Cactus à touffes poilues
et à fleurs rosés ou blanches (5 cm de haut).
HABITAT ET CULTURE Le peyotl pousse au
nord du Mexique et dans le sud-ouest des
États-Unis.
PARTIE UTILISÉE Plante entière.
CONSTITUANTS Alcaloïdes (principalement
de la mescaline, un puissant hallucinogène).
HISTOIRE ET TRADITIONS Depuis 3 000 ans,
les Indiens utilisent le peyotl au cours de
leurs cérémonies religieuses. Cette plante
fournit un hallucinogène évoqué par Aldous
Huxley dans les Portes de la perception (1954).
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX Le peyotl
est une plante consommée lors de rituels
chamaniques, en Amérique du Nord. Il était
destiné à assurer une communion plus
profonde avec le monde spirituel et à
resserrer le lien social au sein des sociétés
LE PEYOTL est un hallucinogène puissant que
les Indiens utilisaient au cours de leurs cérémonies.
amérindiennes. On l'utilise également pour
soigner les fièvres, les rhumatismes et les
paralysies, et pour faciliter les vomissements.
On l'applique, en cataplasme, sur les
fractures, les plaies et les morsures de serpent.
ATTENTION L'usage du peyotl et de
la mescaline est illégal. Ils sont soumis
à la législation sur les stupéfiants.
Luffa cylindrica
syn. L. aegyptica
(Cucurbitacées)
ÉPONGE VÉGÉTALE, LUFFA
DESCRIPTION Plante grimpante annuelle
à larges feuilles lobées, à fleurs femelles
jaunes, produisant des fruits dont la forme
rappelle quelque peu celle des courgettes.
EN CHINE, LE FRUIT DU LUFFA, séché,
soulage les douleurs musculaires et articulaires.
HABITAT ET CULTURE Originaire des zones
tropicales d'Asie et d'Afrique, l'éponge
végétale est acclimatée sous toutes les latitudes
similaires. On la récolte en été, à maturité.
PARTIE UTILISÉE Fruit.
CONSTITUANTS Polysaccharides, xylan,
xylose et galactane.
HISTOIRE ET TRADITIONS Originaire
de l'Inde, l'éponge végétale fut introduite
en Chine sous la dynastie des Tang (618-907).
En Occident, le fruit réduit à une masse
fibreuse, est utilisé comme éponge pour la peau.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX En Chine,
la pulpe du fruit séché calme les douleurs
musculaires, articulaires, bronchiques
et abdominales, abaisse la fièvre et apaise
les courbatures. Elle favorise l'expulsion des
mucosités bronchiques. En outre, l'éponge
végétale soulage les seins douloureux.
RECHERCHES EN COURS En Chine, des
recherches ont montré que la plante fraîche
possède un effet expectorant plus puissant que
le fruit séché. Une étude allemande (1999) a
montré qu'une préparation homéopathique
utilisée en pulvérisation nasale permettait de
traiter le rhume des foins.
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phytothérapeutes arnéricains qui soignent une
grande diversité d'infections virales comme
la grippe. Excellent tonique, la plante facilite
la circulation sanguine et stimule les défenses
immunitaires. Elle est habituellement associée
à d'autres plantes comme l'échinacée
(Echinaœa spp., p. 94) ou l'indigo sauvage
(Baptisia tinctoria, p. 176).
RECHERCHES EN COURS Les acides
tétroniques se sont révélées avoir une
puissante action antimicrobienne et sont
toxiques pour les poissons (les Amérindiens
avaient l'habitude de jeter des racines
fraîches de la plante dans l'eau des rivières
ou des étangs pour étourdir les poissons).
Les premières études menées au Canada
et aux Etats-Unis laissent penser que le
lomatium a une action antivirale.
ATTENTION La prise de lomatium peut
provoquer une éruption cutanée rappelant
la rougeole qui disparaît dès que l'on arrête
d'en prendre. Elle peut aussi engendrer une
photosensibilisation.
Lonicera caprifolium
(Caprifoliacées)
CHÈVREFEUILLE
ET JIN YIN HUA
DESCRIPTION Sous-arbrisseau grimpant,
à feuilles ovales caduques (chèvrefeuille,
Lonicera caprifolium) ou semi-persistantes (jin
yin hua, Lonicera japonica), à fleurs tubulées
jaune-orangé (chèvrefeuille) ou jaune-blanc
(jin yin hua) et à baies rouges (chèvrefeuille)
ou noires (jin yin hua) [4 m de haut].
HABITAT ET CULTURE Le chèvrefeuille est
originaire de l'Europe méridionale et du
Caucase; le jin yin hua, de Chine et du
Japon. Tous deux poussent sur les murs, les
arbres et dans les haies. On récolte les fleurs
et les feuilles en été, juste avant l'éclosion.
PARTIES UTILISEES Fleurs, feuilles, écorce.
CONSTITUANTS Les deux espèces
contiennent des iridoïdes, une huile volatile
et des tanins.
HISTOIRE ET TRADITIONS En Europe,
on prescrit le chèvrefeuille contre l'asthme
et d'autres affections pulmonaires. Il figure
dans le Manuel des plantes médicinales de
Bach, selon lequel il combattrait les états
dépressifs. En Chine, le jin yin hua sert
depuis longtemps à « éliminer la chaleur
et traiter la toxicité».
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX
En Occident, on utilise rarement le
chèvrefeuille. Diurétique, l'écorce traite
la goutte, les calculs rénaux et les troubles
hépatiques. Sous forme de gargarisme ou de
bain de bouche, les feuilles, grâce à leurs
vertus astringentes, sont un excellent remède
contre les maux de gorge et les aphtes.
Antitussives et antispasmodiques, les fleurs
sont recommandées dans le traitement de
l'asthme. Le jin yin hua est, quant à lui,
prescrit dans le cas d'affections fort différentes.
En Chine, il sert essentiellement à soigner
les infections «chaudes» : abcès, écorchures,
inflammations des seins et dysenterie. Il est
également prescrit pour faire baisser h fièvre.
RECHERCHES EN COURS Les recherches
menées en Chine semblent indiquer que le jin
yin hua inhibe le bacille de la tuberculose et
recèle des propriétés anti-infectieuses. Associé
au chrysanthème (Chrysanthemum morifolium,
p. 81), il réduit la tension artérielle. Compte
tenu de ses ressemblances avec le jin yin hua,
le chèvrefeuille pourrait également se révéler
un remède anti-infectieux efficace.
ATTENTION Toxiques, les baies sont à
éviter impérativement.
Lophophora williamsii
(Cactacées)
PEYOTL, MESCAL
DESCRIPTION Cactus à touffes poilues
et à fleurs rosés ou blanches (5 cm de haut).
HABITAT ET CULTURE Le peyotl pousse au
nord du Mexique et dans le sud-ouest des
États-Unis.
PARTIE UTILISÉE Plante entière.
CONSTITUANTS Alcaloïdes (principalement
de la mescaline, un puissant hallucinogène).
HISTOIRE ET TRADITIONS Depuis 3 000 ans,
les Indiens utilisent le peyotl au cours de
leurs cérémonies religieuses. Cette plante
fournit un hallucinogène évoqué par Aldous
Huxley dans les Portes de la perception (1954).
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX Le peyotl
est une plante consommée lors de rituels
chamaniques, en Amérique du Nord. Il était
destiné à assurer une communion plus
profonde avec le monde spirituel et à
resserrer le lien social au sein des sociétés
LE PEYOTL est un hallucinogène puissant que
les Indiens utilisaient au cours de leurs cérémonies.
amérindiennes. On l'utilise également pour
soigner les fièvres, les rhumatismes et les
paralysies, et pour faciliter les vomissements.
On l'applique, en cataplasme, sur les
fractures, les plaies et les morsures de serpent.
ATTENTION L'usage du peyotl et de
la mescaline est illégal. Ils sont soumis
à la législation sur les stupéfiants.
Luffa cylindrica
syn. L. aegyptica
(Cucurbitacées)
ÉPONGE VÉGÉTALE, LUFFA
DESCRIPTION Plante grimpante annuelle
à larges feuilles lobées, à fleurs femelles
jaunes, produisant des fruits dont la forme
rappelle quelque peu celle des courgettes.
EN CHINE, LE FRUIT DU LUFFA, séché,
soulage les douleurs musculaires et articulaires.
HABITAT ET CULTURE Originaire des zones
tropicales d'Asie et d'Afrique, l'éponge
végétale est acclimatée sous toutes les latitudes
similaires. On la récolte en été, à maturité.
PARTIE UTILISÉE Fruit.
CONSTITUANTS Polysaccharides, xylan,
xylose et galactane.
HISTOIRE ET TRADITIONS Originaire
de l'Inde, l'éponge végétale fut introduite
en Chine sous la dynastie des Tang (618-907).
En Occident, le fruit réduit à une masse
fibreuse, est utilisé comme éponge pour la peau.
EFFETS ET USAGES MÉDICINAUX En Chine,
la pulpe du fruit séché calme les douleurs
musculaires, articulaires, bronchiques
et abdominales, abaisse la fièvre et apaise
les courbatures. Elle favorise l'expulsion des
mucosités bronchiques. En outre, l'éponge
végétale soulage les seins douloureux.
RECHERCHES EN COURS En Chine, des
recherches ont montré que la plante fraîche
possède un effet expectorant plus puissant que
le fruit séché. Une étude allemande (1999) a
montré qu'une préparation homéopathique
utilisée en pulvérisation nasale permettait de
traiter le rhume des foins.
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