L'ACTION DES PLANTES MÉDICINALES
La plupart des espèces végétales qui poussent dans le monde entier possèdent des vertus
thérapeutiques, car elles contiennent des principes actifs qui agissent directement sur l'organisme.
On les utilise aussi bien en médecine classique qu'en phytothérapie : elles présentent
en effet des avantages dont les médicaments sont souvent dépourvus.
DANS LES CAS EXTRÊMES, l'action de la médecine
moderne soulage les patients de manière indéniable et
sauve de nombreuses vies. Un article paru dans la presse
en 1993, décrivant la situation catastrophique dans
laquelle se trouvait un hôpital de Sarajevo, la capitale
bosniaque assiégée, signalait que les médecins, totalement
dépourvus de médicaments, étaient contraints d'utiliser
une plante très répandue en Europe, la valériane
(Valeriana offidnalis, p. 148), comme analgésique
et anesthésiant pour soigner les blessés.
Cette plante, efficace pour soulager l'anxiété et la tension
nerveuse, possède des principes actifs à effets sédatifs,
dont le mécanisme d'action n'est pas encore connu.
Les médicaments chimiques peuvent enrayer les
infections bien plus efficacement que bien d'autres
traitements. De même, les techniques chirurgicales
modernes (chirurgie plastique, microchirurgie,
réanimation, etc.) augmentent les chances de vaincre
ou de soigner des maladies et des blessures graves.
LES AVANTAGES DE LA PHYTOTHÉRAPIE
Toutefois, malgré les énormes progrès réalisés par
la médecine moderne, la phytothérapie offre
de multiples avantages. N'oublions pas que de tout
temps, à l'exception de ces cent dernières années, les
hommes n'ont eu que les plantes pour se soigner, qu'il
s'agisse de maladies bénignes, rhume ou toux, ou plus
sérieuses, telles que la tuberculose ou la malaria.
Des champs de pavots en Tasmame. L'opium, que l'on tire des
graines du pavot, contient des alcaloïdes : morphine ou codéine, qui sont
de puissants analgésiques largement utilisés'dans la médecine moderne.
Aujourd'hui, les traitements à base de plantes
reviennent au premier plan, car l'efficacité des
médicaments tels que les antibiotiques (considérés
comme la solution quasi universelle aux infections
graves) décroît. Les bactéries et les virus se sont peu
à peu adaptés aux médicaments et leur résistent de plus
en plus. C'est pourquoi on utilise à nouveau l'absinthe
chinoise (Artemisia annua, p. 67) et surtout son principe
actif pour soigner la malaria lorsque les protozoaires
responsables de la maladie résistent aux médicaments.
La phytothérapie, qui propose des remèdes naturels
et bien acceptés par l'organisme, est souvent associée
aux traitements classiques. Elle connaît de nos jours un
renouveau exceptionnel en Occident, spécialement dans
le traitement des maladies chroniques, comme l'asthme
ou l'arthrite. De plus, les effets secondaires induits par les
médicaments inquiètent les utilisateurs, qui se tournent
vers des soins moins agressifs pour l'organisme.
On estime que 10 à 20% des hospitalisations
sont dues aux effets secondaires des médicaments
chimiques.
DES PLANTES À UTILISER AVEC PRECAUTION
Si les plantes sont faciles à utiliser, certaines d'entre elles
provoquent également des effets secondaires. Comme
tous les médicaments, les plantes médicinales doivent
être employées avec précaution. Il est recommandé de
n'utiliser une plante que sur les conseils d'un spécialiste :
mal dosée, l'éphédra (Ephedm sinica, p. 97) est très
toxique et la consoude (Symphytum officinale, p. 137),
une plante qui a connu, jadis, son heure de gloire,
peut avoir des effets fatals dans certaines circonstances.
Toutefois, lorsqu'un traitement à base de plantes
est suivi correctement, les risques d'effets secondaires
sont fort limités.
LE POUVOIR DES PLANTES
L'action de la phytothérapie sur l'organisme dépend
de la composition des plantes. Depuis le XVIII
e siècle,
au cours duquel des savants ont commencé à extraire
et à isoler les substances chimiques qu'elles contiennent,
on considère les plantes et leurs effets en fonction de
leurs principes actifs. Cette Encyclopédie ne fait pas
exception. Elle détaille précisément les principaux
éléments actifs contenus dans les plantes médicinales
et explique la nature de leurs actions.
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La plupart des espèces végétales qui poussent dans le monde entier possèdent des vertus
thérapeutiques, car elles contiennent des principes actifs qui agissent directement sur l'organisme.
On les utilise aussi bien en médecine classique qu'en phytothérapie : elles présentent
en effet des avantages dont les médicaments sont souvent dépourvus.
DANS LES CAS EXTRÊMES, l'action de la médecine
moderne soulage les patients de manière indéniable et
sauve de nombreuses vies. Un article paru dans la presse
en 1993, décrivant la situation catastrophique dans
laquelle se trouvait un hôpital de Sarajevo, la capitale
bosniaque assiégée, signalait que les médecins, totalement
dépourvus de médicaments, étaient contraints d'utiliser
une plante très répandue en Europe, la valériane
(Valeriana offidnalis, p. 148), comme analgésique
et anesthésiant pour soigner les blessés.
Cette plante, efficace pour soulager l'anxiété et la tension
nerveuse, possède des principes actifs à effets sédatifs,
dont le mécanisme d'action n'est pas encore connu.
Les médicaments chimiques peuvent enrayer les
infections bien plus efficacement que bien d'autres
traitements. De même, les techniques chirurgicales
modernes (chirurgie plastique, microchirurgie,
réanimation, etc.) augmentent les chances de vaincre
ou de soigner des maladies et des blessures graves.
LES AVANTAGES DE LA PHYTOTHÉRAPIE
Toutefois, malgré les énormes progrès réalisés par
la médecine moderne, la phytothérapie offre
de multiples avantages. N'oublions pas que de tout
temps, à l'exception de ces cent dernières années, les
hommes n'ont eu que les plantes pour se soigner, qu'il
s'agisse de maladies bénignes, rhume ou toux, ou plus
sérieuses, telles que la tuberculose ou la malaria.
Des champs de pavots en Tasmame. L'opium, que l'on tire des
graines du pavot, contient des alcaloïdes : morphine ou codéine, qui sont
de puissants analgésiques largement utilisés'dans la médecine moderne.
Aujourd'hui, les traitements à base de plantes
reviennent au premier plan, car l'efficacité des
médicaments tels que les antibiotiques (considérés
comme la solution quasi universelle aux infections
graves) décroît. Les bactéries et les virus se sont peu
à peu adaptés aux médicaments et leur résistent de plus
en plus. C'est pourquoi on utilise à nouveau l'absinthe
chinoise (Artemisia annua, p. 67) et surtout son principe
actif pour soigner la malaria lorsque les protozoaires
responsables de la maladie résistent aux médicaments.
La phytothérapie, qui propose des remèdes naturels
et bien acceptés par l'organisme, est souvent associée
aux traitements classiques. Elle connaît de nos jours un
renouveau exceptionnel en Occident, spécialement dans
le traitement des maladies chroniques, comme l'asthme
ou l'arthrite. De plus, les effets secondaires induits par les
médicaments inquiètent les utilisateurs, qui se tournent
vers des soins moins agressifs pour l'organisme.
On estime que 10 à 20% des hospitalisations
sont dues aux effets secondaires des médicaments
chimiques.
DES PLANTES À UTILISER AVEC PRECAUTION
Si les plantes sont faciles à utiliser, certaines d'entre elles
provoquent également des effets secondaires. Comme
tous les médicaments, les plantes médicinales doivent
être employées avec précaution. Il est recommandé de
n'utiliser une plante que sur les conseils d'un spécialiste :
mal dosée, l'éphédra (Ephedm sinica, p. 97) est très
toxique et la consoude (Symphytum officinale, p. 137),
une plante qui a connu, jadis, son heure de gloire,
peut avoir des effets fatals dans certaines circonstances.
Toutefois, lorsqu'un traitement à base de plantes
est suivi correctement, les risques d'effets secondaires
sont fort limités.
LE POUVOIR DES PLANTES
L'action de la phytothérapie sur l'organisme dépend
de la composition des plantes. Depuis le XVIII
e siècle,
au cours duquel des savants ont commencé à extraire
et à isoler les substances chimiques qu'elles contiennent,
on considère les plantes et leurs effets en fonction de
leurs principes actifs. Cette Encyclopédie ne fait pas
exception. Elle détaille précisément les principaux
éléments actifs contenus dans les plantes médicinales
et explique la nature de leurs actions.
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