Régime de production primaire dans le bassin algérien : interaction facteurs du milieu successions planctoniques
| Synthèse bibliographique
dite « protiste » (Adl et al., 2005) et la classification selon la perspective pigmentaire.
La première classification se base sur une restructuration d'une classification de niveau
supérieur des eucaryotes dans la perspective des protistes. Ils définissent le terme « protiste »
comme un eucaryote ayant un niveau d'organisation unicellulaire, mais acceptent que des
formes de différenciation cellulaire végétative puissent exister. La deuxième classification
tient à l’importance que prennent les pigments dans la taxonomie. En effet, les algues vertes,
rouges et brunes sont caractérisées par des assemblages pigmentaires bien définis (Jeffrey et
al., 1997). C’est sur cette base de phylogénie des pigments qu’un certain nombre de
divisions/classes d'algues ont été créées.
Depuis quelques années, l'utilisation des données pigmentaires pour étudier la distribution des
populations phytoplanctoniques est désormais un moyen établi et pratique (Jeffrey et Wright,
2006). Le succès croissant de la culture des microalgues a également permis d'isoler et
d'étudier beaucoup plus d'espèces, et la gamme de pigments disponibles pour caractériser les
groupes d'algues s'est considérablement élargie (Zapata et al., 2004). La précision accrue des
méthodes actuelles d'analyse des pigments par HPLC a par ailleurs permis d'identifier de
nombreuses familles de microalgues (Airs et Llewellyn, 2006 ; Zapata et al., 2006).
La classification considérée est résumée dans le Tableau 1. Ce dernier identifie 27 classes de
microalgues photosynthétiques appartenant à 11 divisions, indépendamment de leurs
homologues protistes hétérotrophes.
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