Régime de production primaire dans le bassin algérien : interaction facteurs du milieu successions planctoniques
| Synthèse bibliographique
non seulement d’augmenter les blooms de diatomées d’un facteur de 2,5, mais aussi de faire
apparaître des espèces non diatomiques d’un facteur de 6. Entre 1991 et 1999, des séries
temporelles de données de phytoplancton acquises dans la mer Ligure ont fourni la première
preuve des changements de communautés planctoniques avec le temps (Marty et al., 2002).
Selon Lévy et al. (2005), la succession saisonnière d’espèces varie d’une année à l’autre dans
l’Atlantique Nord. En Méditerranée, le passage d'un écosystème dominé par les diatomées à
un écosystème non siliceux (comme cela a déjà été observé dans certaines zones côtières,
avec l'augmentation des efflorescences algales et des phénomènes d'eutrophisation) pourrait
avoir des conséquences importantes sur les activités de pêche et de tourisme (Béthoux et al.,
2002).
En effet, les différentes espèces phytoplanctoniques ayant des exigences spécifiques, chaque
masse d’eau présente une composition caractéristique en espèces, des successions et une
productivité propres. Cependant, de nombreux genres communs se rencontrent dans presque
toutes les régions océaniques. En raison de leur richesse en micronutriments et en matière
organique, les espèces présentes dans les eaux côtières diffèrent considérablement de celles
des eaux océaniques, qui ont tendance à ne pas bien se développer dans l’environnement
chimique des eaux peu profondes.
Les exigences de certaines espèces peuvent faire de ces dernières des indicatrices des masses
d'eau à petite ou à grande échelle. Ainsi, la diatomée néritique Coscinodiscus est beaucoup
plus siliceuse que l’espèce océanique, Thalassiosira antarctica est caractéristique des eaux
froides (-1,8 °C à 3,5 °C) autour de l’Antarctique ; Thalassiosira hyalina est limitée aux eaux
froides des mers de l’Arctique. À plus petite échelle, Braarud et al. (1953) ont montré que la
mer du Nord peut être divisée en 16 zones sur la base de leurs assemblages planctoniques. Ces
régions sont liées aux caractéristiques océanographiques, comme les courants ou les
tourbillons, ou à des régions côtières particulières.
1.1.4 Classification du phytoplancton
Il existe deux types de classification du phytoplancton : la classification selon la perspective
12
| Synthèse bibliographique
non seulement d’augmenter les blooms de diatomées d’un facteur de 2,5, mais aussi de faire
apparaître des espèces non diatomiques d’un facteur de 6. Entre 1991 et 1999, des séries
temporelles de données de phytoplancton acquises dans la mer Ligure ont fourni la première
preuve des changements de communautés planctoniques avec le temps (Marty et al., 2002).
Selon Lévy et al. (2005), la succession saisonnière d’espèces varie d’une année à l’autre dans
l’Atlantique Nord. En Méditerranée, le passage d'un écosystème dominé par les diatomées à
un écosystème non siliceux (comme cela a déjà été observé dans certaines zones côtières,
avec l'augmentation des efflorescences algales et des phénomènes d'eutrophisation) pourrait
avoir des conséquences importantes sur les activités de pêche et de tourisme (Béthoux et al.,
2002).
En effet, les différentes espèces phytoplanctoniques ayant des exigences spécifiques, chaque
masse d’eau présente une composition caractéristique en espèces, des successions et une
productivité propres. Cependant, de nombreux genres communs se rencontrent dans presque
toutes les régions océaniques. En raison de leur richesse en micronutriments et en matière
organique, les espèces présentes dans les eaux côtières diffèrent considérablement de celles
des eaux océaniques, qui ont tendance à ne pas bien se développer dans l’environnement
chimique des eaux peu profondes.
Les exigences de certaines espèces peuvent faire de ces dernières des indicatrices des masses
d'eau à petite ou à grande échelle. Ainsi, la diatomée néritique Coscinodiscus est beaucoup
plus siliceuse que l’espèce océanique, Thalassiosira antarctica est caractéristique des eaux
froides (-1,8 °C à 3,5 °C) autour de l’Antarctique ; Thalassiosira hyalina est limitée aux eaux
froides des mers de l’Arctique. À plus petite échelle, Braarud et al. (1953) ont montré que la
mer du Nord peut être divisée en 16 zones sur la base de leurs assemblages planctoniques. Ces
régions sont liées aux caractéristiques océanographiques, comme les courants ou les
tourbillons, ou à des régions côtières particulières.
1.1.4 Classification du phytoplancton
Il existe deux types de classification du phytoplancton : la classification selon la perspective
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