Régime de production primaire dans le bassin algérien : interaction facteurs du milieu successions planctoniques
| Synthèse bibliographique
Au printemps, la profondeur de la zone euphotique augmente et la couche de mélange se
réduit, conséquence du développement de la thermocline saisonnière. Cette dernière tend à
confiner les cellules algales au niveau de la couche euphotique enrichie en nutriments par le
mélange hivernal. Si les facteurs favorisant la croissance sont également présents, les
conditions sont optimales pour la prolifération du phytoplancton.
Peu de choses sont connues sur les facteurs qui provoquent les efflorescences de
phytoplancton ou sur la détermination de la succession d'espèces. Les facteurs physiques sont
notamment représentés par l’intensité lumineuse, la température et l’advection verticale ou
horizontale, qui peut transporter les cellules phytoplanctoniques en dessous de la couche
euphotique. Les micronutriments, les éléments traces et la disponibilité des substances
favorisant la croissance peuvent également jouer un rôle crucial. De petits changements dans
les paramètres physiques ou chimiques peuvent en effet avoir un impact significatif sur la
croissance des micro-algues.
La variation interannuelle de la période du début des blooms printaniers peut-être en partie
attribuée aux variations des périodes durant lesquelles la stratification stable est atteinte. Cela
dépend de facteurs climatiques, comme le taux de rayonnement solaire, ainsi que des
turbulences créées par les vents. En effet, la variabilité interannuelle des régimes est liée aux
variabilités atmosphériques synoptiques et de basses fréquences (Lévy et al., 2005).
Selon Lévy et al. (2005), trois régimes de production ont été identifiés dans l’Atlantique Nord
sur la base du cycle saisonnier de la chlorophylle de surface et de la profondeur de la couche
de mélange (Mixed Layer Depth : MLD) : le régime subpolaire, subtropical et celui des
moyennes latitudes (Figure 1).
Le régime des latitudes moyennes, qui s’étend entre 36 °N et 41 °N, se caractérise par un seul
bloom « large » d’amplitude intermédiaire, plus faible que le bloom printanier subpolaire et
plus fort que le bloom subtropical d’automne. Il commence en automne comme un bloom
« d'enrichissement » avec l’approfondissement de la couche de mélange et s’intensifie au
printemps comme un bloom de restratification. Il est caractérisé par le pic du bloom qui a lieu
après le maximum de MLD. Ce régime est caractérisé par des MLD hivernales entre la
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| Synthèse bibliographique
Au printemps, la profondeur de la zone euphotique augmente et la couche de mélange se
réduit, conséquence du développement de la thermocline saisonnière. Cette dernière tend à
confiner les cellules algales au niveau de la couche euphotique enrichie en nutriments par le
mélange hivernal. Si les facteurs favorisant la croissance sont également présents, les
conditions sont optimales pour la prolifération du phytoplancton.
Peu de choses sont connues sur les facteurs qui provoquent les efflorescences de
phytoplancton ou sur la détermination de la succession d'espèces. Les facteurs physiques sont
notamment représentés par l’intensité lumineuse, la température et l’advection verticale ou
horizontale, qui peut transporter les cellules phytoplanctoniques en dessous de la couche
euphotique. Les micronutriments, les éléments traces et la disponibilité des substances
favorisant la croissance peuvent également jouer un rôle crucial. De petits changements dans
les paramètres physiques ou chimiques peuvent en effet avoir un impact significatif sur la
croissance des micro-algues.
La variation interannuelle de la période du début des blooms printaniers peut-être en partie
attribuée aux variations des périodes durant lesquelles la stratification stable est atteinte. Cela
dépend de facteurs climatiques, comme le taux de rayonnement solaire, ainsi que des
turbulences créées par les vents. En effet, la variabilité interannuelle des régimes est liée aux
variabilités atmosphériques synoptiques et de basses fréquences (Lévy et al., 2005).
Selon Lévy et al. (2005), trois régimes de production ont été identifiés dans l’Atlantique Nord
sur la base du cycle saisonnier de la chlorophylle de surface et de la profondeur de la couche
de mélange (Mixed Layer Depth : MLD) : le régime subpolaire, subtropical et celui des
moyennes latitudes (Figure 1).
Le régime des latitudes moyennes, qui s’étend entre 36 °N et 41 °N, se caractérise par un seul
bloom « large » d’amplitude intermédiaire, plus faible que le bloom printanier subpolaire et
plus fort que le bloom subtropical d’automne. Il commence en automne comme un bloom
« d'enrichissement » avec l’approfondissement de la couche de mélange et s’intensifie au
printemps comme un bloom de restratification. Il est caractérisé par le pic du bloom qui a lieu
après le maximum de MLD. Ce régime est caractérisé par des MLD hivernales entre la
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