Régime de production primaire dans le bassin algérien : interaction facteurs du milieu successions planctoniques
| Synthèse bibliographique
terme, si la matière organique produite est recyclée en surface, ou à long terme si le carbone
est exporté vers les couches profondes de l’océan par sédimentation. Cette fraction piégée est
non négligeable et correspond à près d’un tiers du carbone anthropique libéré dans
l’atmosphère (Le Quéré et al., 2015).
Le phytoplancton est connu pour réagir rapidement aux changements des conditions
environnementales et est donc communément reconnu comme un excellent bioindicateur de
l'impact des changements naturels et saisonniers dans les écosystèmes côtiers (Rimet et
Bouchez, 2011). Les changements dans les groupes/espèces de base dominants se propagent
souvent le long de la chaîne alimentaire et ont un impact sur les poissons, les mammifères
marins et les oiseaux (Donnelly et al., 2007). Leur sensibilité aux changements
environnementaux s'exprime généralement par des changements morphologiques et/ou
comportementaux ainsi que par des différences persistantes ou saisonnières dans l'abondance
et la distribution (Leterme et al., 2013).
La quantité de phytoplancton disponible pour la chaîne trophique en un lieu particulier est dite
biomasse. Elle est généralement définie comme la masse de phytoplancton vivant (en mg de
carbone) présent dans 1 m
3
d’eau de mer. D’autre part, la production correspond au taux de
production primaire, souvent défini comme la quantité de carbone inorganique fixé par
photosynthèse par unité de temps par unité de volume, ou sous une surface marine (c’est-àdire mg C/m
3
/heure ou gC/m²/jour). Elle représente l’accroissement de la biomasse en
fonction du temps.
1.1.2 Les régimes de production primaire dans l’océan
D’une manière générale, la prolifération du phytoplancton, ou bloom phytoplanctonique, est
un phénomène souvent associé aux eaux côtières des hautes latitudes et régions tempérées. En
hiver, dans ces régions, bien qu'il y ait toujours une certaine croissance, celle-ci est
généralement faible. Cela tient en partie à l'absence de lumière suffisante et de prédateurs,
mais aussi au fait que les turbulences engendrées par l’instabilité de la colonne d'eau
supérieure portent les cellules phytoplanctoniques en dessous de la zone euphotique.
8
| Synthèse bibliographique
terme, si la matière organique produite est recyclée en surface, ou à long terme si le carbone
est exporté vers les couches profondes de l’océan par sédimentation. Cette fraction piégée est
non négligeable et correspond à près d’un tiers du carbone anthropique libéré dans
l’atmosphère (Le Quéré et al., 2015).
Le phytoplancton est connu pour réagir rapidement aux changements des conditions
environnementales et est donc communément reconnu comme un excellent bioindicateur de
l'impact des changements naturels et saisonniers dans les écosystèmes côtiers (Rimet et
Bouchez, 2011). Les changements dans les groupes/espèces de base dominants se propagent
souvent le long de la chaîne alimentaire et ont un impact sur les poissons, les mammifères
marins et les oiseaux (Donnelly et al., 2007). Leur sensibilité aux changements
environnementaux s'exprime généralement par des changements morphologiques et/ou
comportementaux ainsi que par des différences persistantes ou saisonnières dans l'abondance
et la distribution (Leterme et al., 2013).
La quantité de phytoplancton disponible pour la chaîne trophique en un lieu particulier est dite
biomasse. Elle est généralement définie comme la masse de phytoplancton vivant (en mg de
carbone) présent dans 1 m
3
d’eau de mer. D’autre part, la production correspond au taux de
production primaire, souvent défini comme la quantité de carbone inorganique fixé par
photosynthèse par unité de temps par unité de volume, ou sous une surface marine (c’est-àdire mg C/m
3
/heure ou gC/m²/jour). Elle représente l’accroissement de la biomasse en
fonction du temps.
1.1.2 Les régimes de production primaire dans l’océan
D’une manière générale, la prolifération du phytoplancton, ou bloom phytoplanctonique, est
un phénomène souvent associé aux eaux côtières des hautes latitudes et régions tempérées. En
hiver, dans ces régions, bien qu'il y ait toujours une certaine croissance, celle-ci est
généralement faible. Cela tient en partie à l'absence de lumière suffisante et de prédateurs,
mais aussi au fait que les turbulences engendrées par l’instabilité de la colonne d'eau
supérieure portent les cellules phytoplanctoniques en dessous de la zone euphotique.
8
