Chapitre 4 • Appli ca tions des graphes à la recherche opé ra tion nelle
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date atten due de l’évé ne ment 9 : le che min cri tique a donc deux branches. Ses arcs
sont figurés par un trait double dans la Fig. 4.13.
Nous  devrions  ici  reve    nir  sur  la  signi    fi    ca    tion  pra    tique  de  la  notion  de  che    min 
cri tique ; nous ver rions alors que, dans le pro blème pro posé, il existe des che mins
« presque cri    tiques », sur    tout vers la fin de l’ensemble des opé   
ra    tions ; nous consta  ­
te rions pro ba ble ment que le décou page en tâches que nous avons réa lisé doit être
revu : comme nous l’avions annoncé pré cé dem ment, nous avons sim ple ment consi -
déré la liste de toutes les opé ra tions « élé men taires » ; cette méthode peut conduire à
des dif    fi    cul    tés si l’on a des tâches de durée très inégale (exemple : 12 et 1/8, c’est­     
àdire dans un rap port de 1 à 100) ; pour cette rai son, il convient sou vent, en pra tique,
de regrou per cer taines tâches, de façon à obte nir des durées du même ordre.
L’une  des  dif    fi   
cul    tés,  déjà  signalée  plus  haut,  du  tracé  du  graphe  PERT  réside 
dans le fait que l’on peut être amené à y intro duire des tâches fic tives, pour tra duire
cor rec te ment les contraintes, sans intro duire de contraintes étran gères au pro blème
et donc ris quant de le faus ser. Ainsi, pour l’exemple ci- dessous :
Tâches
(opérations)
Contraintes
Durée
(en jours)
A
peut débuter au moins 5 jours après l’origine
16
B
peut débuter dès l’origine
14
C
peut débuter au moins 3 jours après l’origine
20
D
A, B finis
8
E
B fini
18
F
B, C finis
25
G
D, E, F finis
15
H
E fini ; C à moitié fini
17
I
D, E, F finis
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La dif    fi    culté vient ici du fait que la tâche B est préa lable à la fois à D, Ε et F, mais
pas en com pa gnie des mêmes tâches : B et A pré cèdent D ; B seule pré cède Ε ; mais B et
C pré cèdent F ; il convient alors de ne pas réunir l’évé    ne    ment « fin de B » avec d’autres
évé    ne    ments, et de figu    rer un arc du som    met « fin de B » vers le som met « début de
D » (tracé en poin    tillés ci­      dessous) ; de même, on a figuré un arc du som    met « fin de 
B » vers le som met « début de F » ; tout se passe comme si l’on avait une tâche fic    tive, 
notée w 3 , de durée nulle, pou vant com men cer lorsque B est finie, et préa    lable au début 
de D (et une tâche fic   
tive w 4 préa lable à F).
De même, dans la liste des contraintes, si l’on remarque que D et F sont préa -
lables au démar rage des tâches G et I, il convient de remar quer que la tâche Ε pose
le même type de pro blème que la tâche B ci- dessus : elle inter vient, certes, conjoin -
te ment avec D et F, comme préa lable à G et I ; mais Ε inter    vient avec la fin de la l
ère
moi tié de C, comme préa lable à H : pour évi ter l’intro duc tion de contraintes étran -
gères au pro   
blème, il convient de lais    ser l’évé    ne    ment « fin de C » libre, c’est- à-dire
de ne pas le fusion ner avec d’autres évé ne ments.
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