14.5 Pour aller plus loin
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apparaît comme un taux de mutation des allèles, comme expliqué dans le chapitre 13. Une synthèse sur le sujet se trouve dans son livre [Ewe04], ainsi que
dans ceux de John Kingman [Kin80] et de Rick Durrett [Dur08], ou encore
dans le cours de Sylvie Méléard [Mé13]. De nombreux aspects statistiques sont
abordés dans le cours de Simon Tavaré [Tav04]. Le travail d’Ewens a engendré
un nombre considérable de travaux en biologie quantitative et en probabilités.
La loi d’Ewens apparaît dans une large gamme de structures aléatoires discrètes dites logarithmiques, allant de la combinatoire à la théorie des nombres.
On pourra consulter à ce sujet le livre de Richard Arratia, Andrew Barbour,
et Simon Tavaré [ABT03]. Il semble que le processus des restaurants chinois
doive son nom à Jim Pitman. Il apparaît sous ce nom dans un cours de David
Aldous [Ald85]. Fred Hoppe a montré dans [Hop84] qu’on peut le relier à un
modèle d’urne de type Pólya. On peut aussi le relier aux processus de Dirichlet et aux partitions aléatoires de [0, 1] (voir ci-dessous). De nos jours, le
processus des restaurants chinois et la loi d’Ewens font partie du folklore d’une
théorie plus générale de la (fragmentation et de la) coalescence. On pourra à
ce sujet consulter les livres de Kingman [Kin93], de Jean Bertoin [Ber06], de
Pitman [Pit06], ainsi que de Nathanaël Berestycki [Ber09].
Voici deux autres représentations remarquables de la loi d’Ewens :
1. Si Z 1 , . . . , Z n sont des variables aléatoires indépendantes de lois de
Poisson de moyennes θ/1, . . . , θ/n alors
Loi(Z 1 , . . . , Z n | Z 1 + 2Z 2 + · · · + nZ n = n) ∼ Ewens(n, θ) ;
2. Soit (P r ) r1 la loi sur N
∗ aléatoire générée à partir de la partition
aléatoire suivante de l’intervalle [0, 1] conçu comme un bâton de craie
4 :
P 1 = W 1 , P 2 = (1 − W 1 )W 2 , P 3 = (1 − W 1 )(1 − W 2 )W 3 , . . .
où (W r ) r1 sont des variables aléatoires i.i.d. de loi Beta(1, θ) de densité w → θ(1 − w)
θ−1
1 [0,1] (w). Conditionnellement à (P r ) r1 , soient
X 1 , . . . , X n des variables aléatoires i.i.d. sur N
∗ de loi (P r ) r1 . La suite
X 1 , . . . , X n fait apparaître au plus n entiers différents. Il se trouve que
leurs effectifs suit la loi Ewens(n, θ) !
Signalons enfin qu’il est possible d’établir que pour tous 0 k n,
P(|π n | = k) =
n
k
θ
k
θ(θ + 1) · · · (θ + n − 1)
et d’obtenir une formule du même genre pour la loi du couple (A n , |π n |), voir
l’article de Ewens et Tavaré dans [JKB97].
4. Cette construction est connue sous le nom de «stick breaking» en anglais.
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apparaît comme un taux de mutation des allèles, comme expliqué dans le chapitre 13. Une synthèse sur le sujet se trouve dans son livre [Ewe04], ainsi que
dans ceux de John Kingman [Kin80] et de Rick Durrett [Dur08], ou encore
dans le cours de Sylvie Méléard [Mé13]. De nombreux aspects statistiques sont
abordés dans le cours de Simon Tavaré [Tav04]. Le travail d’Ewens a engendré
un nombre considérable de travaux en biologie quantitative et en probabilités.
La loi d’Ewens apparaît dans une large gamme de structures aléatoires discrètes dites logarithmiques, allant de la combinatoire à la théorie des nombres.
On pourra consulter à ce sujet le livre de Richard Arratia, Andrew Barbour,
et Simon Tavaré [ABT03]. Il semble que le processus des restaurants chinois
doive son nom à Jim Pitman. Il apparaît sous ce nom dans un cours de David
Aldous [Ald85]. Fred Hoppe a montré dans [Hop84] qu’on peut le relier à un
modèle d’urne de type Pólya. On peut aussi le relier aux processus de Dirichlet et aux partitions aléatoires de [0, 1] (voir ci-dessous). De nos jours, le
processus des restaurants chinois et la loi d’Ewens font partie du folklore d’une
théorie plus générale de la (fragmentation et de la) coalescence. On pourra à
ce sujet consulter les livres de Kingman [Kin93], de Jean Bertoin [Ber06], de
Pitman [Pit06], ainsi que de Nathanaël Berestycki [Ber09].
Voici deux autres représentations remarquables de la loi d’Ewens :
1. Si Z 1 , . . . , Z n sont des variables aléatoires indépendantes de lois de
Poisson de moyennes θ/1, . . . , θ/n alors
Loi(Z 1 , . . . , Z n | Z 1 + 2Z 2 + · · · + nZ n = n) ∼ Ewens(n, θ) ;
2. Soit (P r ) r1 la loi sur N
∗ aléatoire générée à partir de la partition
aléatoire suivante de l’intervalle [0, 1] conçu comme un bâton de craie
4 :
P 1 = W 1 , P 2 = (1 − W 1 )W 2 , P 3 = (1 − W 1 )(1 − W 2 )W 3 , . . .
où (W r ) r1 sont des variables aléatoires i.i.d. de loi Beta(1, θ) de densité w → θ(1 − w)
θ−1
1 [0,1] (w). Conditionnellement à (P r ) r1 , soient
X 1 , . . . , X n des variables aléatoires i.i.d. sur N
∗ de loi (P r ) r1 . La suite
X 1 , . . . , X n fait apparaître au plus n entiers différents. Il se trouve que
leurs effectifs suit la loi Ewens(n, θ) !
Signalons enfin qu’il est possible d’établir que pour tous 0 k n,
P(|π n | = k) =
n
k
θ
k
θ(θ + 1) · · · (θ + n − 1)
et d’obtenir une formule du même genre pour la loi du couple (A n , |π n |), voir
l’article de Ewens et Tavaré dans [JKB97].
4. Cette construction est connue sous le nom de «stick breaking» en anglais.
