7.1 St´ eganographie et tatouage
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– la mani` ere de s´ electionner les points (ou blocs) dans le document hˆ ote
qui porteront l’information cach´ ee,
– le choix d’un espace de travail pour r´ ealiser l’op´ eration de dissimulation (dans le domaine spatial ou transform´ e comme DCT, ondelettes,
Fourier-Melin, etc.),
– la strat´ egie utilis´ ee pour mettre en forme l’information ` a cacher avant sa
dissimulation : redondance, codes correcteurs, bits de resynchronisation,
– la mani` ere de m´ elanger intimement le message avec le signal hˆ ote (modulation) ; l’id´ ee de base consiste le plus souvent `
a imposer une relation binaire entre les bits du message et des caract´ eristiques choisies de
l’image porteuse.
Les m´ ethodes rencontr´ ees dans la litt´ erature peuvent ˆ etre class´ ees en deux
cat´ egories :
– les m´ ethodes spatiales qui superposent un motif ` a l’image,
– les m´ ethodes fr´ equentielles, souvent plus performantes car elles privil´ egient les composantes basses fr´ equences de l’image (plus robustes
` a la compression). Elles sont aussi plus appropri´ ees pour utiliser les propri´ et´ es du syst` eme visuel humain.
Nous donnons quelques exemples ci-dessous
7.1.2.1 M´ ethode spatiale : les bits de poids faibles (LSB)
La premi` ere technique propos´ ee est simple : une cl´ e secr` ete d´ etermine,
dans une zone de l’image, l’emplacement de pixels. La luminance de chacun
d’entre eux est cod´ ee par une valeur comprise entre 0 (en binaire 00000000),
et 255 (en binaire 11111111). Le bit de poids faible de l’´ ecriture binaire, le
dernier, est celui qui a le moins d’influence sur la valeur de la luminance.
Statistiquement ces bits de poids faibles ont une probabilit´ e 1{2 de valoir
0, et 1{2 de valoir 1. On cache l’information en introduisant un biais dans
cette proportion : pour ce faire, on impose la valeur 1 aux bits de faible poids
de certains pixels, choisis selon la cl´ e. Cette modification sera imperceptible
pour l’oeil car la luminance de ces pixels aura vari´ e d’au plus 1. On v´ erifie
alors, sur l’image modifi´ ee, la pr´ esence ou non d’un tatouage, en analysant
les bits de poids faible correspondants aux pixels associ´ es `
a la cl´ e : si ces bits
sont ´ egaux `
a 1, alors l’image a ´ et´ e tatou´ ee avec la cl´ e (et elle appartient `
a
l’ayant droit associ´ e ` a cette derni` ere).
La m´ ethode pour s´ electionner les pixels recevant les informations est une
d´ etection de contours. Le tatouage est indistinguable ` a l’oeil nu, il est d´ etect´ e
dans le cas de l’image bmp, mais pas apr` es une compression JPEG. Il est
tr` es simple d’enlever ce marquage en mettant par exemple ` a 0 tous les bits
de poids faible. De plus, tous les types de transformations fr´ equentielles, tels
des filtres, sont radicaux pour ce marquage.
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– la mani` ere de s´ electionner les points (ou blocs) dans le document hˆ ote
qui porteront l’information cach´ ee,
– le choix d’un espace de travail pour r´ ealiser l’op´ eration de dissimulation (dans le domaine spatial ou transform´ e comme DCT, ondelettes,
Fourier-Melin, etc.),
– la strat´ egie utilis´ ee pour mettre en forme l’information ` a cacher avant sa
dissimulation : redondance, codes correcteurs, bits de resynchronisation,
– la mani` ere de m´ elanger intimement le message avec le signal hˆ ote (modulation) ; l’id´ ee de base consiste le plus souvent `
a imposer une relation binaire entre les bits du message et des caract´ eristiques choisies de
l’image porteuse.
Les m´ ethodes rencontr´ ees dans la litt´ erature peuvent ˆ etre class´ ees en deux
cat´ egories :
– les m´ ethodes spatiales qui superposent un motif ` a l’image,
– les m´ ethodes fr´ equentielles, souvent plus performantes car elles privil´ egient les composantes basses fr´ equences de l’image (plus robustes
` a la compression). Elles sont aussi plus appropri´ ees pour utiliser les propri´ et´ es du syst` eme visuel humain.
Nous donnons quelques exemples ci-dessous
7.1.2.1 M´ ethode spatiale : les bits de poids faibles (LSB)
La premi` ere technique propos´ ee est simple : une cl´ e secr` ete d´ etermine,
dans une zone de l’image, l’emplacement de pixels. La luminance de chacun
d’entre eux est cod´ ee par une valeur comprise entre 0 (en binaire 00000000),
et 255 (en binaire 11111111). Le bit de poids faible de l’´ ecriture binaire, le
dernier, est celui qui a le moins d’influence sur la valeur de la luminance.
Statistiquement ces bits de poids faibles ont une probabilit´ e 1{2 de valoir
0, et 1{2 de valoir 1. On cache l’information en introduisant un biais dans
cette proportion : pour ce faire, on impose la valeur 1 aux bits de faible poids
de certains pixels, choisis selon la cl´ e. Cette modification sera imperceptible
pour l’oeil car la luminance de ces pixels aura vari´ e d’au plus 1. On v´ erifie
alors, sur l’image modifi´ ee, la pr´ esence ou non d’un tatouage, en analysant
les bits de poids faible correspondants aux pixels associ´ es `
a la cl´ e : si ces bits
sont ´ egaux `
a 1, alors l’image a ´ et´ e tatou´ ee avec la cl´ e (et elle appartient `
a
l’ayant droit associ´ e ` a cette derni` ere).
La m´ ethode pour s´ electionner les pixels recevant les informations est une
d´ etection de contours. Le tatouage est indistinguable ` a l’oeil nu, il est d´ etect´ e
dans le cas de l’image bmp, mais pas apr` es une compression JPEG. Il est
tr` es simple d’enlever ce marquage en mettant par exemple ` a 0 tous les bits
de poids faible. De plus, tous les types de transformations fr´ equentielles, tels
des filtres, sont radicaux pour ce marquage.
