Informatique biomédicale et recherche en santé – Informatique translationnelle
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Pour les patients, l’enjeu de la recherche translationnelle est de permettre
un accès plus précoce à de nouvelles approches diagnostiques, thérapeutiques
ou préventives, mieux adaptées à leurs caractéristiques personnelles. L’impact
attendu est de transférer rapidement et de manière robuste les connaissances
nouvelles vers des applications diagnostiques et thérapeutiques. En pratique,
il s’agit d’une part de faciliter la participation des patients aux études biomédicales et, d’autre part, de faciliter le « don de données clinico-biologiques »
aux structures de recherche afin de trouver les fondements scientifiques des
pathologies (liens entre l’expression de certains gènes, des caractéristiques
environnementales et les pathologies). La recherche translationnelle opérant
dans les deux sens, le patient est à la fois sujet d’expériences en participant
aux études biomédicales qui incluent souvent la collecte de données individuelles diverses (cliniques, biologiques, comportementales, etc.) et également
sujet de découvertes par la mise à disposition de la communauté scientifique
de ces données et le cas échéant de prélèvements biologiques.
Pour les professionnels de santé, il s’agit de mieux soigner ou prévenir en intégrant dans leur pratique clinique ou de santé publique les avancées scientifiques
fondées sur des résultats robustes, grâce à l’accès à des recommandations et
des études biomédicales pertinentes dans le contexte du patient et de son environnement. En pratique, il s’agit d’assurer une meilleure prise en charge de la
maladie dont souffre un patient, ou encore d’une prédisposition à cette maladie,
en choisissant parmi les diverses options thérapeutiques, validées ou en cours
de validation dans le cadre d’études biomédicales, celles qui sont susceptibles
de donner les meilleurs résultats selon les profils clinique, environnemental et
éventuellement génétique du patient. Il s’agit aussi d’assurer la mise en œuvre
d’interventions de santé publique en tenant compte des caractéristiques de la
population. L’intégration des données cliniques et épidémiologiques à d’autres
sources de données ou de connaissances offre aux professionnels de santé une
meilleure compréhension de la signification et de la portée de ces données.
Pour les acteurs de la recherche clinique (investigateurs, promoteurs), l’enjeu
est de faciliter la réalisation d’études biomédicales. Dans le contexte actuel
d’augmentation des coûts de recherche et de développement pour la mise à
disposition de thérapeutiques innovantes (taux d’accroissement annuel estimé
de 10,2 à 13,6 % de 2003 à 2007), l’exploitation de données des systèmes d’information cliniques constitue une perspective intéressante à plusieurs titres.
Ces données peuvent être utilisées lors de l’analyse de la faisabilité des études
biomédicales, pour l’amélioration du taux d’inclusion des patients dans des
études biomédicales ; pour l’optimisation du recueil de données cliniques et
également pour améliorer la sécurité du patient en améliorant la détection
d’événements indésirables.
Pour les biostatisticiens et les épidémiologistes, l’enjeu est de faciliter la
constitution d’échantillons et leur analyse. Les données des systèmes d’information cliniques peuvent être utilisées pour faciliter l’inclusion de patients
dans des études, et pour optimiser la collecte de données pour les études à
visée de connaissance ou de veille sanitaire, comme les registres de maladie.
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