La e-Santé
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qui fabriquent ou entretiennent le matériel utilisé, ainsi que celles en charge
des réseaux de télécommunication. Le patient pourra engager la responsabilité contractuelle du praticien ou de l’établissement, et ce dernier pourra
mener une action récursoire (c’est-à-dire « par ricochet ») envers le tiers
technologique.
17.4 e-Santé et autonomie
17.4.1 Introduction
Nous avons vu précédemment quels pouvaient être les apports de la e-Santé
dans le domaine de la télésanté, et plus particulièrement de la télémédecine.
Le cadre général de la télésanté permet la prise en charge de personnes fragiles
ou de personnes en perte d’autonomie. La prise en charge de ces patients par
la e-Santé dépasse le cadre de la télémédecine : en effet les acteurs de la santé
sont non seulement les médecins, mais également les soignants, les aidants, les
intervenants sociaux et parfois les patients eux-mêmes. La participation de tous
ces acteurs rend floue la limite entre le soin et l’accompagnement du maintien
à domicile. Pour cette raison, nous envisagerons dans la présente section les
différentes applications de la e-Santé pour le maintien de l’autonomie, en allant
au-delà de la prise en charge médicale.
La rupture ou la perte progressive d’autonomie peut toucher les personnes
âgées, les personnes en situation de limitation d’activité, en situation de restriction de participation à la vie en société, et les personnes hospitalisées à domicile.
Ces personnes ont des besoins similaires mais nous abordons ici plus particulièrement le cas de la perte d’autonomie des personnes âgées.
Le rapport Lecomte distingue « l’aide technique médicale » (de traitement
et de prévention), de « l’aide technique sociale » (d’aide à la vie). Les « aides
techniques sociales », couramment appelées « produits d’aide à la vie », sont
destinées à compenser la perte d’autonomie des personnes âgées et à aider la
personne à maintenir son « intégration sociale ».
17.4.2 Gérontechnologies
Deux faits doivent être soulignés : d’une part le nombre croissant de
personnes en situation de perte d’autonomie (personnes âgées, patients atteints
de maladies chroniques) et d’autre part l’innovation technologique permanente
en termes de produits et services. L’intégration de ces technologies dans l’environnement de vie des personnes fragiles ou en risque de fragilisation, dans le
but de maintenir leur autonomie, est le principal enjeu. Pour ce qui concerne
précisément les personnes âgées, on parlera de gérontechnologies.
L’augmentation du nombre de personnes âgées s’accompagne d’une fragmentation de la cellule familiale qui caractérise les sociétés modernes, ce
qui augmente mécaniquement le nombre de personnes âgées vivant seules à
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qui fabriquent ou entretiennent le matériel utilisé, ainsi que celles en charge
des réseaux de télécommunication. Le patient pourra engager la responsabilité contractuelle du praticien ou de l’établissement, et ce dernier pourra
mener une action récursoire (c’est-à-dire « par ricochet ») envers le tiers
technologique.
17.4 e-Santé et autonomie
17.4.1 Introduction
Nous avons vu précédemment quels pouvaient être les apports de la e-Santé
dans le domaine de la télésanté, et plus particulièrement de la télémédecine.
Le cadre général de la télésanté permet la prise en charge de personnes fragiles
ou de personnes en perte d’autonomie. La prise en charge de ces patients par
la e-Santé dépasse le cadre de la télémédecine : en effet les acteurs de la santé
sont non seulement les médecins, mais également les soignants, les aidants, les
intervenants sociaux et parfois les patients eux-mêmes. La participation de tous
ces acteurs rend floue la limite entre le soin et l’accompagnement du maintien
à domicile. Pour cette raison, nous envisagerons dans la présente section les
différentes applications de la e-Santé pour le maintien de l’autonomie, en allant
au-delà de la prise en charge médicale.
La rupture ou la perte progressive d’autonomie peut toucher les personnes
âgées, les personnes en situation de limitation d’activité, en situation de restriction de participation à la vie en société, et les personnes hospitalisées à domicile.
Ces personnes ont des besoins similaires mais nous abordons ici plus particulièrement le cas de la perte d’autonomie des personnes âgées.
Le rapport Lecomte distingue « l’aide technique médicale » (de traitement
et de prévention), de « l’aide technique sociale » (d’aide à la vie). Les « aides
techniques sociales », couramment appelées « produits d’aide à la vie », sont
destinées à compenser la perte d’autonomie des personnes âgées et à aider la
personne à maintenir son « intégration sociale ».
17.4.2 Gérontechnologies
Deux faits doivent être soulignés : d’une part le nombre croissant de
personnes en situation de perte d’autonomie (personnes âgées, patients atteints
de maladies chroniques) et d’autre part l’innovation technologique permanente
en termes de produits et services. L’intégration de ces technologies dans l’environnement de vie des personnes fragiles ou en risque de fragilisation, dans le
but de maintenir leur autonomie, est le principal enjeu. Pour ce qui concerne
précisément les personnes âgées, on parlera de gérontechnologies.
L’augmentation du nombre de personnes âgées s’accompagne d’une fragmentation de la cellule familiale qui caractérise les sociétés modernes, ce
qui augmente mécaniquement le nombre de personnes âgées vivant seules à
