364
Informatique médicale, e-Santé
% Soit utiliser une ligne téléphonique fixe et un modem RTC ou Numeris,
c’est la méthode la plus ancienne. L’information ne circule pas via le réseau
internet, mais directement par ligne téléphonique. Dans ce cas de figure,
il faut préalablement contacter chaque laboratoire d’analyses médicales
afin de s’accorder sur les paramètres d’échanges. Côté cabinet médical,
le modem et le module de récupération des examens sont constamment
en attente d’un appel. De son côté, le laboratoire appelle à tour de rôle
chaque cabinet médical et lui transmet des paquets de résultats.
% Soit utiliser une messagerie sécurisée sur internet. Les messages transitent comme des emails, mais ils sont à la fois signés (on a la certitude de
connaître qui sont l’expéditeur et les destinataires) et cryptés (si le message
est intercepté pendant la transmission, il est illisible).
Ce service de messagerie sécurisée est généralement payant mais il peut être
utilisé pour d’autres types d’échange (par exemple, échanger les comptes rendus
d’hospitalisation entre l’hôpital et le cabinet, ou les comptes rendus de consultation entre médecins libéraux).
Les messages échangés entre le cabinet médical et les laboratoires utilisent la
norme de transmission HPRIM. C’est un format électronique français, qui sera
peu à peu remplacé par un format international HL7 CDA.
Une fois le message reçu, l’intégration des documents dans le dossier médical
est automatique. L’intégration s’effectue sur la base du rapprochement des
traits d’identité (par exemple le nom, le prénom, la date de naissance) disponibles dans le message reçu et dans le dossier médical. Cette intégration
n’est pas totalement fiable car en cas de faute d’orthographe sur le nom du
patient, il est impossible de classer automatiquement le document dans le
bon dossier.
14.2.8. Les échanges avec le Dossier Médical Personnel
Les médecins libéraux et en particulier les généralistes seront des
contributeurs essentiels au Dossier Médical Personnel (DMP). Les LGC
« DMP-compatibles » pourront accéder au DMP des patients, et permettre leur
consultation et leur alimentation avec les informations contenues dans le dossier
médical du cabinet médical. Cette DMP-compatibilité repose sur l’adoption par
les éditeurs de LGC d’un ensemble de spécifications (dit cadre d’interopérabilité du DMP), fournies par l’Agence des Système d’Information Patient (ASIP).
Ce cadre d’interopérabilité (cf. chapitre 13) repose sur ensemble de normes
f f
d’échange (en particulier HL7 version 3) et de profils d’intégration techniques
diffusés à l’échelle internationale par l’organisation IHE (« Integrate Health
Enterprise »).
Le principe est que chaque professionnel de santé, exerçant en ville ou en
établissement de santé reporte dans le DMP, à l’occasion de chaque acte ou
consultation, les éléments diagnostiques et thérapeutiques nécessaires à la coordination des soins. Le DMP comporte également un volet spécialement destiné
à la prévention.
Informatique médicale, e-Santé
% Soit utiliser une ligne téléphonique fixe et un modem RTC ou Numeris,
c’est la méthode la plus ancienne. L’information ne circule pas via le réseau
internet, mais directement par ligne téléphonique. Dans ce cas de figure,
il faut préalablement contacter chaque laboratoire d’analyses médicales
afin de s’accorder sur les paramètres d’échanges. Côté cabinet médical,
le modem et le module de récupération des examens sont constamment
en attente d’un appel. De son côté, le laboratoire appelle à tour de rôle
chaque cabinet médical et lui transmet des paquets de résultats.
% Soit utiliser une messagerie sécurisée sur internet. Les messages transitent comme des emails, mais ils sont à la fois signés (on a la certitude de
connaître qui sont l’expéditeur et les destinataires) et cryptés (si le message
est intercepté pendant la transmission, il est illisible).
Ce service de messagerie sécurisée est généralement payant mais il peut être
utilisé pour d’autres types d’échange (par exemple, échanger les comptes rendus
d’hospitalisation entre l’hôpital et le cabinet, ou les comptes rendus de consultation entre médecins libéraux).
Les messages échangés entre le cabinet médical et les laboratoires utilisent la
norme de transmission HPRIM. C’est un format électronique français, qui sera
peu à peu remplacé par un format international HL7 CDA.
Une fois le message reçu, l’intégration des documents dans le dossier médical
est automatique. L’intégration s’effectue sur la base du rapprochement des
traits d’identité (par exemple le nom, le prénom, la date de naissance) disponibles dans le message reçu et dans le dossier médical. Cette intégration
n’est pas totalement fiable car en cas de faute d’orthographe sur le nom du
patient, il est impossible de classer automatiquement le document dans le
bon dossier.
14.2.8. Les échanges avec le Dossier Médical Personnel
Les médecins libéraux et en particulier les généralistes seront des
contributeurs essentiels au Dossier Médical Personnel (DMP). Les LGC
« DMP-compatibles » pourront accéder au DMP des patients, et permettre leur
consultation et leur alimentation avec les informations contenues dans le dossier
médical du cabinet médical. Cette DMP-compatibilité repose sur l’adoption par
les éditeurs de LGC d’un ensemble de spécifications (dit cadre d’interopérabilité du DMP), fournies par l’Agence des Système d’Information Patient (ASIP).
Ce cadre d’interopérabilité (cf. chapitre 13) repose sur ensemble de normes
f f
d’échange (en particulier HL7 version 3) et de profils d’intégration techniques
diffusés à l’échelle internationale par l’organisation IHE (« Integrate Health
Enterprise »).
Le principe est que chaque professionnel de santé, exerçant en ville ou en
établissement de santé reporte dans le DMP, à l’occasion de chaque acte ou
consultation, les éléments diagnostiques et thérapeutiques nécessaires à la coordination des soins. Le DMP comporte également un volet spécialement destiné
à la prévention.
