358
Informatique médicale, e-Santé
des données relatives aux patients qu’il prend en charge que des connaissances
auxquelles il doit accéder pour optimiser ses prises en charge.
Même si les logiciels médicaux doivent être encore améliorés, notamment en
termes d’ergonomie, le développement des microordinateurs, des réseaux et du
Web conduit à des fonctionnalités très riches qui doivent conduire à l’abandon
du support papier dans nombre de tâches.
Le système d’information du médecin généraliste et du spécialiste doit être
organisé de manière à faciliter et enrichir les activités quotidiennes des acteurs
travaillant dans un cabinet libéral. Il comprend une partie logicielle et une
partie matérielle.
La partie logicielle comprend des progiciels soit spécifiques au domaine médical
essentiellement représentés par les Logiciels de Gestion de Cabinets médicaux
(LGC), soit non spécifiques du domaine médical (traitement de texte, tableurs,
logiciels d’OCR, antivirus, etc.).
La partie matérielle (ordinateurs, réseau, scanner, etc.) permet à l’ensemble des
logiciels de fonctionner et de communiquer.
Les LGC présentent de nombreuses fonctionnalités intégrées, destinées à aider
les utilisateurs dans leurs activités quotidiennes. Ces fonctionnalités couvrent
essentiellement la gestion des rendez-vous, la gestion des données médicales,
l’établissement des ordonnances, la comptabilité. Les LGC communiquent avec
l’extérieur du cabinet médical. Par exemple, ils permettent la télétransmission
des feuilles de soins électroniques (FSE), mais également les échanges de résultats biologiques avec les laboratoires d’analyse médicale, ou des courriers avec
l’hôpital. Dans un avenir proche, les LGC seront une source essentielle pour
alimenter le dossier médical personnel (DMP) des patients.
Quelques points sur l’historique
de l’informatisation des cabinets libéraux
et sa conséquence
L’ordonnance du 24 avril 1996, relative à la maîtrise médicalisée des
dépenses de santé, prévoyait une informatisation de l’ensemble des
cabinets de médecine libérale avant le 31 décembre 1998. Elle était liée
à la généralisation de la carte SESAM-VITALE à tous les assurés sociaux et
à la télétransmission des feuilles de soins électronique (FSE) directement
du cabinet médical à la Caisse d’Assurance Maladie.
Grâce à des mesures financières incitatives, en quelques années, la quasi
majorité des cabinets libéraux français s’est vue mettre en œuvre un
véritable système d’information, permettant une dématérialisation du
dossier médical et l’abandon progressif du dossier médical papier.
Durant cette vague d’informatisation, on a vu apparaître sur le marché
de nombreux éditeurs qui proposaient leurs propres solutions logicielles.
Précédent

- 362/525

Suivant