Les systèmes d’information hospitaliers
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Le composant gestion des ressources et des rendez-vous permet de gérer de façon
unifiée pour un malade des rendez-vous uniques ou des ensembles de rendez-vous
des malades (ex. : séances de radiothérapie ou de dialyse). L’utilisation d’un outil
unique au niveau d’un hôpital ou d’un groupe d’hôpitaux permet d’optimiser les
ressources et de tenir compte au mieux des contraintes des patients. Les produits
les plus sophistiquées permettent d’optimiser l’enchaînement des rendez-vous en
tenant compte de la disponibilité des ressources, de la durée de déplacement des
patients entre les structures et des contraintes plus spécifiques des patients.
12.5.2 Les composants génériques
Non spécifiques du secteur de la santé, ils sont indispensables pour assurer
le fonctionnement intégré du SI de l’hôpital et son intégration avec le système
d’information de santé.
Lorsqu’il s’agit de coder un diagnostic ou de prescrire un acte, les SI doivent
s’appuyer sur des référentiels spécifiques du domaine, internationaux lorsqu’ils
existent et à défaut nationaux. Ainsi, par exemple, le codage des causes de décès
repose sur la 10 e révision de la classification internationale des maladies de
l’OMS (CIM-10). LOINC est le standard recommandé pour la classification des
actes de biologie. La nomenclature SNOMED est la classification recommandée
en anatomopathologie, malheureusement souvent remplacée en France par la
classification dite ADICAP. La nomenclature SNOMED-CT riche de plusieurs
dizaines de milliers de termes couvre de nombreux domaines médicaux. Ces
différentes terminologies sont traitées en détail dans les chapitres spécifiques
de cet ouvrage. Dans le domaine des échanges entre composants et/ou application les deux standards de formats de messages standardisés sont DICOM pour
l’imagerie et HL7 pour les autres types de messages.
12.6 La conduite de projet
12.6.1 Les étapes d’informatisation d’un hôpital
L’informatisation d’un hôpital est une procédure longue (3 à 10 ans) et difficile car bouleversant les habitudes de travail des utilisateurs. Elle doit se faire
par étapes ou phases en suivant les recommandations des organismes nationaux ou internationaux 7 . Chaque étape définit un état d’avancement du SI. Les
étapes suivantes correspondent aux recommandations du groupement HIMMS
aux États-Unis. Elles doivent bien sûr être adaptées en fonction du contexte
local de départ et des applications informatiques retenues :
– stade 0 : pas d’informatisation ;
– stade 1 : information des plateaux techniques biologie, imagerie, pharmacie ;
7. Degoulet P, Fagon JY (2004) Stratégies de mise en œuvre des systèmes d’information
cliniques. Gestions Hospitalières. p. 793-800.
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Le composant gestion des ressources et des rendez-vous permet de gérer de façon
unifiée pour un malade des rendez-vous uniques ou des ensembles de rendez-vous
des malades (ex. : séances de radiothérapie ou de dialyse). L’utilisation d’un outil
unique au niveau d’un hôpital ou d’un groupe d’hôpitaux permet d’optimiser les
ressources et de tenir compte au mieux des contraintes des patients. Les produits
les plus sophistiquées permettent d’optimiser l’enchaînement des rendez-vous en
tenant compte de la disponibilité des ressources, de la durée de déplacement des
patients entre les structures et des contraintes plus spécifiques des patients.
12.5.2 Les composants génériques
Non spécifiques du secteur de la santé, ils sont indispensables pour assurer
le fonctionnement intégré du SI de l’hôpital et son intégration avec le système
d’information de santé.
Lorsqu’il s’agit de coder un diagnostic ou de prescrire un acte, les SI doivent
s’appuyer sur des référentiels spécifiques du domaine, internationaux lorsqu’ils
existent et à défaut nationaux. Ainsi, par exemple, le codage des causes de décès
repose sur la 10 e révision de la classification internationale des maladies de
l’OMS (CIM-10). LOINC est le standard recommandé pour la classification des
actes de biologie. La nomenclature SNOMED est la classification recommandée
en anatomopathologie, malheureusement souvent remplacée en France par la
classification dite ADICAP. La nomenclature SNOMED-CT riche de plusieurs
dizaines de milliers de termes couvre de nombreux domaines médicaux. Ces
différentes terminologies sont traitées en détail dans les chapitres spécifiques
de cet ouvrage. Dans le domaine des échanges entre composants et/ou application les deux standards de formats de messages standardisés sont DICOM pour
l’imagerie et HL7 pour les autres types de messages.
12.6 La conduite de projet
12.6.1 Les étapes d’informatisation d’un hôpital
L’informatisation d’un hôpital est une procédure longue (3 à 10 ans) et difficile car bouleversant les habitudes de travail des utilisateurs. Elle doit se faire
par étapes ou phases en suivant les recommandations des organismes nationaux ou internationaux 7 . Chaque étape définit un état d’avancement du SI. Les
étapes suivantes correspondent aux recommandations du groupement HIMMS
aux États-Unis. Elles doivent bien sûr être adaptées en fonction du contexte
local de départ et des applications informatiques retenues :
– stade 0 : pas d’informatisation ;
– stade 1 : information des plateaux techniques biologie, imagerie, pharmacie ;
7. Degoulet P, Fagon JY (2004) Stratégies de mise en œuvre des systèmes d’information
cliniques. Gestions Hospitalières. p. 793-800.
