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Informatique médicale, e-Santé
Fig. 14 – Les principaux composants d’un système d’information clinique.
La gestion des identités et des mouvements permet de constituer pour chaque
patient un dossier unique qui le suivra en consultation ou en hospitalisation.
Des outils de recherche d’identité proches (nom, prénoms, sexe, etc.) permettent
de limiter la création de doublons. En cas d’impossibilité d’identifier un malade
(urgence par exemple), une identité provisoire est fournie. Le dossier créé devra
par la suite être mis à jour ou fusionné avec un dossier préexistant de patient.
Le dossier patient partagé et unique est l’élément central du système d’information clinique. Il permet de recueillir et d’enregistrer l’ensemble des informations quelle qu’en soit la source (administrative, médicale, infirmière) ou la
nature (clinique, biologie, imagerie, soins, traitements, etc.). Des procédures de
protection et d’accès (droits d’accès) sont définies en fonction des utilisateurs
(médecin/secrétaire, infirmière, etc.), de la nature des informations accédées et
de la présence ou non du malade dans l’établissement. Le composant de gestion
du dossier assure la traçabilité des accès.
Le composant de gestion des actes (« Computerized Provider Order Entry »
ou CPOE) permet, en fonction de l’utilisateur (médecin, infirmière, etc.), de
prescrire des actes individuels (ex. : le potassium sanguin), regroupés dans un
ensemble d’actes ou « order set » (ex. : l’ionogramme) ou dans des regroupements cliniques (protocoles) spécifiques d’une situation clinique (ex. : hospitalisation pour dilatation coronarienne) ou d’une pathologie donnée (protocole
de chimiothérapie). Les soins infirmiers associées à des prescriptions sont
considérés comme des actes. Les demandes d’actes sont stockées dans le dossier
patient et permettent de générer les plannings des différents acteurs (ex. : planning infirmiers, planning d’examens interventionnels, plannings opératoires).
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