L’aide à la décision en santé publique
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– l’organisation du système de santé, incluant non seulement l’organisation
des soins curatifs et palliatifs, mais aussi le dépistage, la prévention et la
promotion de la santé ;
– le contexte culturel, social, politique et économique général du pays ;
– les décisions de santé publique.
La santé publique connaît des définitions variables selon les facettes mises
en exergue : « Science et art de la prévention des maladies, du prolongement
de la vie et de la promotion de la santé d’un groupe ou d’une population
grâce aux efforts organisés de la société », ou encore « Ensemble de savoirs, de
savoir-faire, de pratiques et de règles juridiques qui visent à connaître, à expliquer, à préserver, à protéger et à promouvoir l’état de santé des personnes ».
Considérer la santé publique comme une application des sciences humaines
et sociales à la santé humaine permet de rendre compte de la diversité des
domaines et disciplines concernés, de la variété des acteurs, des métiers et
des institutions impliquées. La santé publique devient alors un espace à
dimensions multiples : sociologiques, anthropologiques, éthiques, économiques, politiques, juridiques, administratives, démographiques, historiques
et géographiques.
10.1.2 Les systèmes de santé et l’organisation des soins
Les systèmes de santé regroupent l’ensemble des actions, des ressources et
des organisations que les sociétés mettent en place pour maintenir l’état de
santé de leurs populations. Les systèmes de santé remplissent quatre fonctions
essentielles : la prestation de services, la création de ressources, le financement
et la gestion administrative.
Selon le niveau de développement et le modèle économique en place, les rôles
respectifs des états, des autorités nationales et régionales, des acteurs économiques privés et publics et des individus seront très variables. Dans les pays
sous-développés, la dénutrition, la santé materno-infantile et les maladies
infectieuses sont, avec les problèmes de sécurité des personnes et des biens
en cas d’instabilité politique, les thématiques prioritaires. Les pays émergents
connaissent un phénomène de « transition épidémiologique » qui voit la
morbi-mortalité par maladie chronique prendre progressivement le pas sur la
mortalité materno-infantile et infectieuse. Dans les pays développés, les problématiques liées à la nutrition (obésité), au vieillissement de la population et à la
maîtrise des dépenses de santé sont souvent au devant de la scène.
Les systèmes de santé vont globalement viser trois objectifs : (1) le contrôle
des déterminants médicaux et non médicaux de la santé avec le dépistage, la
prévention, la promotion de la santé, la médecine du travail, le contrôle de
l’environnement ; (2) la gestion des problèmes de santé (troubles fonctionnels, maladies, handicaps) en organisant leur prise en charge non médicale et
médicale, diagnostique ou thérapeutique, curative, supplétive ou palliative ; (3)
la maîtrise de l’accès aux soins incluant les aspects logistiques, géographiques,
démographiques, assuranciels et économiques sous-jacents.
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– l’organisation du système de santé, incluant non seulement l’organisation
des soins curatifs et palliatifs, mais aussi le dépistage, la prévention et la
promotion de la santé ;
– le contexte culturel, social, politique et économique général du pays ;
– les décisions de santé publique.
La santé publique connaît des définitions variables selon les facettes mises
en exergue : « Science et art de la prévention des maladies, du prolongement
de la vie et de la promotion de la santé d’un groupe ou d’une population
grâce aux efforts organisés de la société », ou encore « Ensemble de savoirs, de
savoir-faire, de pratiques et de règles juridiques qui visent à connaître, à expliquer, à préserver, à protéger et à promouvoir l’état de santé des personnes ».
Considérer la santé publique comme une application des sciences humaines
et sociales à la santé humaine permet de rendre compte de la diversité des
domaines et disciplines concernés, de la variété des acteurs, des métiers et
des institutions impliquées. La santé publique devient alors un espace à
dimensions multiples : sociologiques, anthropologiques, éthiques, économiques, politiques, juridiques, administratives, démographiques, historiques
et géographiques.
10.1.2 Les systèmes de santé et l’organisation des soins
Les systèmes de santé regroupent l’ensemble des actions, des ressources et
des organisations que les sociétés mettent en place pour maintenir l’état de
santé de leurs populations. Les systèmes de santé remplissent quatre fonctions
essentielles : la prestation de services, la création de ressources, le financement
et la gestion administrative.
Selon le niveau de développement et le modèle économique en place, les rôles
respectifs des états, des autorités nationales et régionales, des acteurs économiques privés et publics et des individus seront très variables. Dans les pays
sous-développés, la dénutrition, la santé materno-infantile et les maladies
infectieuses sont, avec les problèmes de sécurité des personnes et des biens
en cas d’instabilité politique, les thématiques prioritaires. Les pays émergents
connaissent un phénomène de « transition épidémiologique » qui voit la
morbi-mortalité par maladie chronique prendre progressivement le pas sur la
mortalité materno-infantile et infectieuse. Dans les pays développés, les problématiques liées à la nutrition (obésité), au vieillissement de la population et à la
maîtrise des dépenses de santé sont souvent au devant de la scène.
Les systèmes de santé vont globalement viser trois objectifs : (1) le contrôle
des déterminants médicaux et non médicaux de la santé avec le dépistage, la
prévention, la promotion de la santé, la médecine du travail, le contrôle de
l’environnement ; (2) la gestion des problèmes de santé (troubles fonctionnels, maladies, handicaps) en organisant leur prise en charge non médicale et
médicale, diagnostique ou thérapeutique, curative, supplétive ou palliative ; (3)
la maîtrise de l’accès aux soins incluant les aspects logistiques, géographiques,
démographiques, assuranciels et économiques sous-jacents.
