L’informatique médicale en tant que discipline scientifique
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Parmi les grands domaines de l’informatique dont les méthodes sont particulièrement utilisées en informatique médicale, on citera :
– les bases de données : l’informatisation du dossier médical repose sur
l’utilisation de systèmes de gestion de bases de données (SGBD) ; une
des difficultés est liée à la nécessité d’élaborer et d’utiliser des systèmes
terminologiques spécifiques pour représenter et coder les symptômes,
signes cliniques, pathologies et traitements des patients ;
– l’intelligence artificielle : ses différentes composantes sont largement prises
en compte en informatique médicale. La prise de décision est l’activité
fondamentale du médecin. Elle est difficile parce que l’information est
abondante mais dispersée et hétérogène, parfois ambiguë ou implicite,
et que les mécanismes du raisonnement médical sont complexes. Les
méthodes de l’ingénierie des connaissances servent pour la modélisation
des connaissances médicales, la conception de moteurs d’inférences
dans les systèmes d’aide à la décision et le développement d’ontologies
en santé. Les méthodes d’apprentissage automatique sont utilisées pour
la fouille de données médicales. Le traitement automatique du langage
rend possible la structuration automatique d’informations (pathologies,
traitements) contenues dans les comptes rendus d’hospitalisation et les
comptes rendus opératoires ;
– les réseaux : les réseaux informatiques supportent les échanges de
données, permettent à l’utilisateur d’accéder facilement à de grands
volumes de données et contribuent à la disponibilité des données pour
la prise en charge des patients. Mais l’utilisation des réseaux pose des
problèmes particuliers en médecine : standardisation du contenu tenant
compte de la sémantique des messages, sécurisation et protection de la
confidentialité des données respectant les droits des patients ;
– le traitement et l’analyse automatique d’images : les différents dispositifs
d’imagerie médicale conduisent à des images numérisées et font appel
notamment aux méthodes d’amélioration de contraste, de reconstruction
2D ou 3D, de segmentation automatique et de mise en correspondance
d’images.
Les méthodes utilisées dans les systèmes d’information géographique sont
utiles aux développements des systèmes de surveillance épidémiologique
(simulation et visualisation des épidémies grippales, de rougeole…).
1.3.2 Informatique médicale et biostatistique
La biostatistique sert de cadre méthodologique à la recherche clinique,
c’est-à-dire à la recherche qui implique directement des êtres humains pour
mieux connaître les maladies et comparer de nouveaux traitements ou de
nouvelles procédures diagnostiques. La biostatistique conduit surtout à des
inférences qui permettent de porter des conclusions sur des populations à
partir d’observations ou de mesures faites sur des échantillons d’individus.
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