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Informatique médicale, e-Santé
Du point de vue de la connaissance, la recherche progresse et va conduire à
disposer d’un cadre rationnel pour expliquer les grands déséquilibres et leur
traduction au niveau cellulaire ou moléculaire.
Les premières applications en santé concernent la médecine personnalisée, qu’il
s’agisse de diagnostic ou de traitement personnalisé. Les données de génomique
fonctionnelle issues des puces à ADN sont utiles pour étudier les relations entre
gènes et comprendre les déterminants et les mécanismes moléculaires de la
gravité d’une maladie donnée chez un individu donné. Elles peuvent aussi être
utilisées en clinique pour choisir un traitement médicamenteux bien adapté au
patrimoine génétique d’un individu donné.
L’informatique clinique ou bioclinique traite des données patients et des
connaissances médicales associées à la prise en charge individuelle des patients.
L’informatique clinique cherche à offrir des solutions méthodologiques et techniques pour la représentation des données et des connaissances, leur organisation,
leur saisie, leur stockage, leur interrogation, leur interprétation, leur communication ou leur utilisation pratique. La prise en charge aidée par l’informatique peut
se faire en présence du malade ou à distance grâce aux outils de la télémédecine.
Des méthodes spécifiques sont appliquées aux populations avec une approche
de santé publique (on parle en anglais de « Public Health Informatics »). La
santé publique vise à développer des actions éducatives, préventives, curatives et
sociales pour améliorer la santé globale des populations. Pour être efficaces, ces
actions doivent s’appuyer sur des systèmes d’information performants dont la
conception relève de l’informatique médicale. L’OMS insiste maintenant pour
que tous les états réfléchissent à la qualité de leur système d’information de
santé et cherchent à les améliorer.
L’informatique de santé publique regroupe les outils, techniques et applications
informatiques permettant de raisonner non au niveau des individus mais des populations. Entrent dans ce cadre les outils de suivis de cohortes, les registres de maladies
ou les systèmes de vigilance. C’est le cas par exemple de la pharmacovigilance, où
l’on doit collecter des données sur plusieurs sites, rassembler et harmoniser les déclarations d’événements indésirables, les agréger en fonction de leur « ressemblance »
et raisonner sur les cas observés en tenant compte des connaissances préexistantes.
On sait également que le besoin d’agrégation de l’information, de fouille de
données et d’alerte automatique est majeur pour aider à des prises de décisions
pouvant avoir un fort impact sur la santé des populations.
1.3 L’informatique médicale et les autres disciplines scientifiques
1.3.1 Informatique médicale et informatique générale
Les développements effectués en informatique médicale reposent sur
les méthodes et les outils développés par les informaticiens, même si dans
certains cas les problématiques rencontrées en santé sont originales et font
progresser les méthodes informatiques.
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