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Informatique médicale, e-Santé
Le « frame » associe la description d’une situation sous forme la forme d’attributs et d’informations sur la façon dont il peut être utilisé [5].
7.3.3 La base de faits
Dans le schéma classique, la base de faits ou base de données correspond aux
cas sur lesquels le système doit appliquer l’expertise modélisée dans la base de
connaissances. C’est la mémoire de travail du système expert. Elle est variable
au cours de l’exécution. Au début, elle contient ce que l’on sait du cas examiné
avant toute intervention du moteur d’inférences. À partir de ces fait initiaux,
il est possible de déduire de nouveaux faits jusqu’aux faits dits terminaux ou
conclusions. Elle est vidée lorsque l’exécution se termine. Dans le domaine
médical, la base de faits pourra contenir une liste de symptômes en début de
session et un diagnostic à l’issue de la session.
Le plus souvent, les faits sont des données qualitatives (couleur, qualité, propriétés,
etc.) ou des valeurs numériques. Ainsi, le même fait peut être présenté sous
forme linguistique, « le patient a de la fièvre », ou sous la forme d’une mesure,
« la température du patient est de 39 °C ». Dans ce dernier cas, on peut représenter les faits par des doublets. De manière plus générale, on
peut aussi représenter les faits par des triplets. Ainsi, par
exemple, la taille d’un patient sera représentée par.
7.3.4 Le moteur d’inférence
Le moteur d’inférence est un algorithme qui permet à partir de faits initiaux
(base de faits) et de la base de connaissances de produire (inférer) de nouveau
faits pour arriver à des faits terminaux ou conclusion, voire des décisions ou
actions. On peut distinguer trois types d’inférence.
– La déduction : c’est le mécanisme permettant de dériver une conclusion
à partir d’un ensemble d’axiomes donnés ou connaissances théoriques,
et de faits ou observations. C’est le syllogisme ou modus ponens, utilisé
pour la démonstration de théorèmes. C’est un mécanisme qui préserve
le « vrai ». Si les faits sont vrais, les conclusions inférées le seront aussi.
Ex. : « Les hommes sont mortels (axiome), Socrate est un homme (fait), Inférence = Socrate est mortel (conclusion). »
– L’induction : c’est le mécanisme permettant de dériver une règle générale ou
axiome, à partir de connaissances du domaine et de faits ou observations. On
l’utilise en apprentissage automatique pour inférer une connaissance générale
à partir d’exemples. C’est un mécanisme qui ne préserve pas le « vrai ». La
règle générale inférée est vraie jusqu’au moment où elle est mise en défaut
par un contre-exemple.
Ex. : « Socrate est un homme (connaissance du domaine), Socrate est mortel (observation/exemple) Inférence : Les hommes sont mortels (généralisation). »
– L’abduction : c’est le processus permettant de dériver une prémisse à partir
d’un axiome connu ou théorie, et de faits ou observations.
Informatique médicale, e-Santé
Le « frame » associe la description d’une situation sous forme la forme d’attributs et d’informations sur la façon dont il peut être utilisé [5].
7.3.3 La base de faits
Dans le schéma classique, la base de faits ou base de données correspond aux
cas sur lesquels le système doit appliquer l’expertise modélisée dans la base de
connaissances. C’est la mémoire de travail du système expert. Elle est variable
au cours de l’exécution. Au début, elle contient ce que l’on sait du cas examiné
avant toute intervention du moteur d’inférences. À partir de ces fait initiaux,
il est possible de déduire de nouveaux faits jusqu’aux faits dits terminaux ou
conclusions. Elle est vidée lorsque l’exécution se termine. Dans le domaine
médical, la base de faits pourra contenir une liste de symptômes en début de
session et un diagnostic à l’issue de la session.
Le plus souvent, les faits sont des données qualitatives (couleur, qualité, propriétés,
etc.) ou des valeurs numériques. Ainsi, le même fait peut être présenté sous
forme linguistique, « le patient a de la fièvre », ou sous la forme d’une mesure,
« la température du patient est de 39 °C ». Dans ce dernier cas, on peut représenter les faits par des doublets
peut aussi représenter les faits par des triplets
exemple, la taille d’un patient sera représentée par
7.3.4 Le moteur d’inférence
Le moteur d’inférence est un algorithme qui permet à partir de faits initiaux
(base de faits) et de la base de connaissances de produire (inférer) de nouveau
faits pour arriver à des faits terminaux ou conclusion, voire des décisions ou
actions. On peut distinguer trois types d’inférence.
– La déduction : c’est le mécanisme permettant de dériver une conclusion
à partir d’un ensemble d’axiomes donnés ou connaissances théoriques,
et de faits ou observations. C’est le syllogisme ou modus ponens, utilisé
pour la démonstration de théorèmes. C’est un mécanisme qui préserve
le « vrai ». Si les faits sont vrais, les conclusions inférées le seront aussi.
Ex. : « Les hommes sont mortels (axiome), Socrate est un homme (fait), Inférence = Socrate est mortel (conclusion). »
– L’induction : c’est le mécanisme permettant de dériver une règle générale ou
axiome, à partir de connaissances du domaine et de faits ou observations. On
l’utilise en apprentissage automatique pour inférer une connaissance générale
à partir d’exemples. C’est un mécanisme qui ne préserve pas le « vrai ». La
règle générale inférée est vraie jusqu’au moment où elle est mise en défaut
par un contre-exemple.
Ex. : « Socrate est un homme (connaissance du domaine), Socrate est mortel (observation/exemple) Inférence : Les hommes sont mortels (généralisation). »
– L’abduction : c’est le processus permettant de dériver une prémisse à partir
d’un axiome connu ou théorie, et de faits ou observations.
