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Informatique médicale, e-Santé
fique de chaque domaine (financier, santé, etc.) et concerne l’interopérabilité
syntaxique et sémantique. C’est au niveau de cette couche qu’il faut définir les
standards (modèles d’information et modalités de codage) qui vont permettre
de garantir que le sens des données est intégralement transmis d’un système
à l’autre.
Conformément à ce modèle, dans son rapport « Semantic Interoperability
for Better Health and Safer Healthcare. Research and Deployment RoadMap
for Europe » de janvier 2009, la Commission Européenne distingue l’interopérabilité technique, l’interopérabilité syntaxique qui permet le partage de
données de santé dématérialisées, en texte libre, interprétables par l’humain
(par exemple, un compte rendu d’hospitalisation textuel) et enfin l’interopérabilité sémantique qui permet le partage de données de santé dématérialisées structurées et codées en utilisant un système de codage de référence (par
exemple, diagnostics codés en CIM-10, diagnostics anatomo-pathologiques
codés en ADICAP, etc.).
L’enjeu de l’interopérabilité sémantique entre systèmes d’information est de
définir le référentiel définissant les règles d’émission, de réception et d’interprétation, non seulement par des humains mais par des machines, d’une
information échangée ou partagée par des systèmes d’information (système
producteur ou émetteur et système consommateur ou récepteur).
Comment partager une information comme « le 25 août 2011, la valeur de
la pression artérielle systolique du patient est de 160 mmHg » ? Dans un
dossier papier, cette information est notée à la date du jour « Aujourd’hui
PAS : 160 ».
Le partage ou l’échange de cette information nécessite la conformité des
systèmes émetteur et récepteur aux standards d’interopérabilité utilisés dans
le périmètre du partage ou de l’échanges : référentiels d’interopérabilité
techniques d’une part (réseau, transport, sécurité, message) et syntaxiques et
sémantiques d’autre part (modèles d’information et règles de codage).
Si la structuration des données et leur codage dans un langage interprétable par les machines rendent les SIS sémantiquement interopérables, ils
permettent également aux SIS d’effectuer des traitements avancés sur les
données.
Dans le domaine de la coordination des soins, une représentation structurée, codée et standardisée des données facilite l’accès aux données et à des
connaissances pertinentes dans le contexte du patient (accès à des protocoles de soins, à des règles, des alertes : rappeler une date de vaccination
à un patient, alerter de contre-indications médicamenteuses, etc.). Dans le
domaine de la recherche clinique, de l’épidémiologie ou de la santé publique,
une représentation structurée, codée et standardisée des données permet de
développer des fonctionnalités d’aide au recrutement des patients dans des
études (prévenir du caractère éligible du patient dans un essai clinique) ou
de pré-remplissage de cahiers d’observation de recherche clinique avec des
données du DPI (cf. chapitre 18).
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