NASA utilisait le système métrique (Newtons par seconde), et celui de Lockheed Martin le système de mesure impérial anglais (Livre par 
seconde). Personne n’a vérifié ni testé. Le résultat est que la sonde s’est approchée à très haute vitesse à 57 kms de la surface, au 
lieu de 150 kms, et a brûlé dans l’atmosphère martienne. Bête erreur. 
Imaginez maintenant les conséquences de ces deux très stupides erreurs de programmation (de simples tests de conversion), s’il y 
avait eu des astronautes dans ces missions… Heureusement, à votre modeste échelle, vous n’avez probablement pas la prétention 
d’envoyer des hommes sur Mars… 
3. George Boole 
Comme  indiqué  dans  le  chapitre  Les  variables  et  opérateurs,  c’est  l’anglais  George  Boole  (1815­1684),  logicien,  mathématicien  et 
philosophe qui le premier a posé les bases de la formalisation de la logique en proposant une analyse mathématique de celle­ci.  En 
1847 il publie un livre intitulé "Mathematical Analysis of Logic" (Analyse mathématique de la logique) puis en 1854 "An Investigation Into 
the Laws of Thought, on Which are Founded the Mathematical Theories of Logic and Probabilities". (Une recherche sur les lois de la pensée, 
sur lesquelles sont fondées les théories mathématiques de logique et de probabilités). Dans ces ouvrages George Boole développe une 
nouvelle  forme  de  logique.  Le  formalisme  rassemble  une  logique  symbolique  et  une  logique  mathématique.  Les  idées  doivent  être 
traduites  mathématiquement  sous  formes  d’équations.  Celles­ci  peuvent  ensuite  être  transformées  via  des  lois  et  leurs  résultats 
traduits en termes logiques. 
Boole  créée  alors  un  algèbre  basé  sur  deux  valeurs  numériques,  le  0  et  le  1,  autrement  dit  le  binaire,  qui  sera  officialisé  et  mis  en 
pratique dans le traitement de l’information le siècle suivant avec Claude Shannon. 
Durant sa vie, les travaux de Boole restèrent au stade théorique. Cependant son algèbre est à la base de nombreuses applications 
quotidiennes telles que l’électronique (les circuits logiques), l’informatique (processeurs, programmes), les probabilités, l’électricité (les 
relais),  la  téléphonie  (les  commutateurs),  diverses  recherches  scientifiques,  etc.  Né  très  pauvre  et  autodidacte,  George  Boole  finira 
membre de l’illustre Royal Society et effectuera de nombreux travaux sur les équations différentielles. Il mourra d’une pneumonie mal 
soignée. 
4. L’algèbre 
a. Établir une communication 
George Boole a développé l’algèbre qui porte son nom. Il est utilisé en mathématique, logique, électronique et informatique. Il permet 
d’effectuer des opérations sur les variables logiques. Comme son nom l’indique, il permet d’utiliser des techniques algébriques pour 
traiter ces variables logiques. 
Prenez la phrase suivante absolument logique "Une proposition peut être vraie OU fausse, mais ne peut pas être vraie ET fausse". 
Autrement dit une variable logique ne dispose que d’un seul état à un moment donné : vrai ou faux. En prenant plusieurs propositions, 
on peut appliquer entre elles des formules algébriques. 
La première utilisation de cet algèbre l’a été pour l’établissement de communications téléphoniques via la commutation téléphonique 
mise  en  place  par  Claude  Shannon.  Prenez  cet  exemple  simple  de  mise  en  place  d’une  communication  téléphonique  entre  deux 
interlocuteurs. Une communication nécessite à la fois un émetteur (qui émet l’appel) et un récepteur (celui qui décroche). On a donc : 
Communication=Emetteur ET récepteur
La  communication  est  établie  si  l’émetteur  appelle  et  que  le  récepteur  décroche.  En  d’autres  termes,  Communication  est  VRAIE  si 
Emetteur est VRAI et récepteur est VRAI. Dans les autres cas, la communication ne s’établira pas, et sera donc FAUX. Si vous appelez 
quelqu’un (VRAI) mais qu’il ne décroche pas (FAUX), ou encore que vous décrochez (VRAI) sans appel émis (FAUX), ou que personne 
n’appelle ni ne décroche (FAUX dans les deux cas), il n’y a aucune communication d’établie. On peut en déduire la table suivante : 
Ne trouvez­vous pas que cette table ressemble beaucoup à l’opérateur logique ET ? Oui, c’est un exemple concret d’application  de 
l’algèbre de Boole. Cette table où toutes les variables logiques sont posées avec leur résultat s’appelle une table de vérité. 
Chaque case prend une valeur VRAI ou FAUX, et la colonne finale le résultat attendu, lui­même VRAI ou FAUX. Remplacez VRAI et FAUX 
par les valeurs binaires respectives 1 et 0 : 
Emetteur 
Récepteur 
Communication 
FAUX (n’appelle pas) 
FAUX (ne décroche pas) 
FAUX (pas de comm.) 
FAUX (n’appelle pas) 
VRAI (décroche) 
FAUX (pas de comm.) 
VRAI (appelle) 
FAUX (ne décroche pas) 
FAUX (pas de comm.) 
VRAI (appelle) 
VRAI (décroche) 
VRAI (communication !) 
Emetteur 
Récepteur 
Communication 
0 
0 
0 
0 
1 
0 
1 
0 
0 
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