de programmation évolué comme le C, Java ou PHP. Malheureusement, en programmation c’est souvent à l’homme de 
se mettre au niveau de la machine. 
De la réflexion à la programmation 
Plus  que  cela,  un  algorithme  décrit  une  méthode  de  résolution  de  problèmes  courants.  Un  algorithme  est  donc 
réutilisable, sauf cas ponctuel ou très précis. Il existe plusieurs moyens d’obtenir un même résultat, mais certains sont 
meilleurs que d’autres.  C’est le cas par exemple des méthodes de tris de données par ordre alphabétique. Il existe 
divers algorithmes décrivant ces méthodes, certaines étant adaptées à des quantités plus ou moins importantes de 
données. 
La maîtrise de l’algorithmique et l’apprentissage des algorithmes de base sont une des conditions de la réussite d’un 
projet  en  programmation,  qu’il  soit  personnel  ou  professionnel.  L’expérience  aidant,  vous  allez  acquérir  au  fur  et  à 
mesure des mécanismes de pensée qui vous permettront d’optimiser les traitements que vous devez programmer, tant 
en vitesse qu’en occupation mémoire ou même en quantité de lignes de programmation. Sur ce dernier point, il existe 
de nombreux cas où des algorithmes longs et complexes sont plus performants que d’autres semblant plus pratiques 
au premier abord. 
Apprendre  l’algorithmique  (ou  l’algorithmie,  les  deux  sont  autorisés)  c’est  donc  apprendre  à  programmer  dans  les 
règles de l’art. Tout au long de cet ouvrage, vous allez découvrir les notions élémentaires qui vous permettront tant de 
comprendre  le  fonctionnement  interne  d’un  programme  que  de  le  concevoir,  à  l’aide  d’une  progression  simple  et 
constante et d’exemples pratiques et compréhensibles. 
4. Le formalisme 
Le but d’un algorithme étant de décrire un traitement informatique dans quelque chose de compréhensible par l’humain 
(et facilement transposable vers la machine), pour qu’un algorithme soit compréhensible, il faut qu’il soit clair et lisible. 
Dans ce cas il existe deux moyens efficaces: 
q soit d’écrire l’algorithme sous forme de texte simple et évident (faire ceci, faire cela), 
q soit de faire un schéma explicatif avec des symboles. 
Dans  la  pratique,  les  deux  formes  sont  possibles.  Mais  un  dessin  ne  vaut­il  pas  un  long  discours  ?  Il  est  d’ailleurs 
courant de commencer par un schéma, puis quand celui­ci devient trop complexe, de passer à un texte explicatif (la 
recette). 
Dans les deux cas, la syntaxe pour le texte ou les symboles pour les schémas doivent répondre à des règles strictes, 
voire normalisées. Il faut que chacun connaisse leur signification et sache donc les interpréter. C’est pour ça que toutes 
les représentations algorithmiques suivent à peu de choses près le même formalisme. Si les schémas sont possibles, ils 
sont cependant moins utilisés que les algorithmes sous forme textuelle. C’est que si vous construisez un algorithme, il 
est  plus  facile  de  le  corriger  quand  il  est  saisi  au  clavier  sous  forme  de  texte  que  lorsqu’il  est  dessiné  sous  forme 
d’organigramme dans un logiciel de dessin vectoriel ou de présentation. 
a. La représentation graphique 
Les algorithmes peuvent être construits à l’aide de symboles d’organigrammes. Les étudiants en informatique (BTS, 
DUT)  connaissent  bien  cette  tablette  en  plastique  permettant  de  dessiner  des  organigrammes.  Ils  l’utilisent  en 
algorithmique, en base de données, en méthode Merise, etc (dans chaque cas la signification est différente). Voici un 
exemple  d’algorithme  sous  forme  d’organigramme  qui  simule  un  lancé  de  dé  et  qui  demande  à  une  personne  de 
deviner la valeur. 
- 2 -
© ENI Editions - All rigths reserved - Jonifar lina
10
Précédent

- 10/220

Suivant