15
CHAPITRE I
Un état de l’art sur le coralligène
L’inventaire des espèces constituant les habitats coralligènes et des espèces associées est
toujours en cours. De nouvelles espèces sont découvertes en particulier des espèces cryptiques
(non différentiables à l’œil nu) grâce à l’utilisation des méthodes moléculaires.
Le coralligène est qualifié d’habitat car il est constitué d’espèces sessiles qui fournissent des
abris et de la nourriture pour de multiples espèces. Le coralligène est très variable en
communautés d’espèces qui le constituent et en morphologies (inclinaison, rugosité, épaisseur du
bio-concrétionnèrent) c’est pourquoi on parle souvent d’habitats coralligènes au pluriel que l’on
décline en plusieurs faciès.
1.3
Facteurs environnementaux et distribution du coralligène :
1.3.1 La lumière : La lumière est probablement le facteur exogène le plus important quant à la
distribution d'organismes benthiques le long des fonds rocheux de la plate-forme continentale
(Ballesteros, 1992; Marti, 2002). La Lumière est aussi très importante pour le développement et
la croissance du coralligène, comme ses constructeurs principaux sont les macroalgues qui ont
besoin d'assez d'éclairement pour croître mais qui ne supportent pas de hauts niveaux des
irradiations (Pérès et Picard, 1964; Laubier, 1966).
Du fait de leur sensibilité à la lumière, ces algues voient leur extension limitée vers le haut par
les forts éclairements et vers le bas par la quantité d'énergie lumineuse nécessaire à leur
photosynthèse.
1.3.2 Qualité des eaux : Lorsque les eaux sont très claires, le Coralligène débute et s'arrête très
profondément de 60 à 130 m de profondeur (Laborel, 1961 ; Ben Mustapha et al. 2003). A
l'inverse, lorsque les eaux sont turbides, on assiste à une remontée vers des profondeurs plus
faibles (de 15/20 à - 40 m) (Ballesteros et Zabala, 1993).
1.3.3 L’hydrodynamisme : Les courants dominent aux profondeurs où le coralligène se
développe (Riedl, 1966), mais l’hydrodynamisme généré par les vagues est très significatif, peut
y différer énormément pour les microenvironnements divers.
1.3.4 La température : L’ampleur des variations saisonnières de la température au niveau de
cet habitat est variable de 10°C à 22°C.
1.3.5 La salinité : Une certaine tolérance aux fluctuations de salinité a été observée entre 37 et
38 pour mille dans le coralligène peu profond (côtier), mais les variations de salinité du
coralligène de régions insulaires devraient être inférieures.
CHAPITRE I
Un état de l’art sur le coralligène
L’inventaire des espèces constituant les habitats coralligènes et des espèces associées est
toujours en cours. De nouvelles espèces sont découvertes en particulier des espèces cryptiques
(non différentiables à l’œil nu) grâce à l’utilisation des méthodes moléculaires.
Le coralligène est qualifié d’habitat car il est constitué d’espèces sessiles qui fournissent des
abris et de la nourriture pour de multiples espèces. Le coralligène est très variable en
communautés d’espèces qui le constituent et en morphologies (inclinaison, rugosité, épaisseur du
bio-concrétionnèrent) c’est pourquoi on parle souvent d’habitats coralligènes au pluriel que l’on
décline en plusieurs faciès.
1.3
Facteurs environnementaux et distribution du coralligène :
1.3.1 La lumière : La lumière est probablement le facteur exogène le plus important quant à la
distribution d'organismes benthiques le long des fonds rocheux de la plate-forme continentale
(Ballesteros, 1992; Marti, 2002). La Lumière est aussi très importante pour le développement et
la croissance du coralligène, comme ses constructeurs principaux sont les macroalgues qui ont
besoin d'assez d'éclairement pour croître mais qui ne supportent pas de hauts niveaux des
irradiations (Pérès et Picard, 1964; Laubier, 1966).
Du fait de leur sensibilité à la lumière, ces algues voient leur extension limitée vers le haut par
les forts éclairements et vers le bas par la quantité d'énergie lumineuse nécessaire à leur
photosynthèse.
1.3.2 Qualité des eaux : Lorsque les eaux sont très claires, le Coralligène débute et s'arrête très
profondément de 60 à 130 m de profondeur (Laborel, 1961 ; Ben Mustapha et al. 2003). A
l'inverse, lorsque les eaux sont turbides, on assiste à une remontée vers des profondeurs plus
faibles (de 15/20 à - 40 m) (Ballesteros et Zabala, 1993).
1.3.3 L’hydrodynamisme : Les courants dominent aux profondeurs où le coralligène se
développe (Riedl, 1966), mais l’hydrodynamisme généré par les vagues est très significatif, peut
y différer énormément pour les microenvironnements divers.
1.3.4 La température : L’ampleur des variations saisonnières de la température au niveau de
cet habitat est variable de 10°C à 22°C.
1.3.5 La salinité : Une certaine tolérance aux fluctuations de salinité a été observée entre 37 et
38 pour mille dans le coralligène peu profond (côtier), mais les variations de salinité du
coralligène de régions insulaires devraient être inférieures.
