Chapitre II Le plastique : d’un polymère miracle au polluant microscopique
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entraîner l'ingestion de microplastique par le pâturage des herbivores dont Littorina (Gutow et
al., 2016).
II.6.1. Ingestion par les invertébrés :
Les microplastiques peuvent être ingérés par une gamme d'espèces plus large que celle
évoquée dans le chapitre précédent sur les gros débris de plastique. Alors que bon nombre
d’organismes ont été observé en train d’ingérer des macroplastiques on les a également vus
ingérer des microplastiques, de nombreuses espèces supplémentaires sont affectées par les
microplastiques. Tandis que l'ingestion de microplastiques a été observée chez des espèces
terrestres telles que le ver de terre Lumbricus terrestris (Huerta Lwanga et al., 2016), le milie u
aquatique demeure la principale source d’informations concernant les mécanismes et les effets
de l'ingestion des microplastiques.
En raison de leur petite taille et de leur suspension dans la colonne d'eau, les microplastiq ues
sont régulièrement avalés par une gamme d'invertébrés. Au sein de ce groupe diversifié se
trouvent filtreurs, détritivores, charognards, et prédateurs, qui sont exposés aux microplastiq ues
par diverses voies. Des études ultérieures ont a révélé que le type d'alimentation et le
développement entraînent l'ingestion de microplastiques chez les invertébrés d'eau douce
(Scherer et al., 2017).
Un excellent exemple de l'effet de l'alimentation est la menace des microplastiques en
suspension pour les organismes filtrants. L’élevage des moules, Mytilus edulis, et d’huîtres du
Pacifique, Crassostrea gigas, ont été observés contenir des microplastiques (Van
Cauwenberghe and Janssen, 2014), tout comme les palourdes japonaises d'élevage et
sauvages, Venerupis philippinarum (Davidson and Dudas, 2016). Les filtreurs non mollusq ues
sont également concernés par les absorptions de microplastiques, avec des essais en laboratoire
de coraux scléractiniaires cueillis dans la nature, révélant la présence de polypropylène copeaux
de microplastique (Hall et al., 2015).
Les organismes planctoniques consomment du plastique en laboratoire, avec l'absorption de
microsphères observée chez les copépodes, les tuniciers, et les juvéniles de bivalves et de crabe
(Cole, 2013). De même, les larves d’huîtres du Pacifique, C. gigas, ont également été signa lées
comme ayant ingéré des plastiques. Larves à 3, 10 et 24 jours après la fécondation ont été
exposés à des microplastiques entre 0,07 et 20,3 µm, indiquant que tous les âges des larves ont
ingéré des plastiques jusqu'à 7,3 µm de taille et, seules les larves les plus âgées sont capables
d'ingérer la catégorie 20,3 µm (Cole and Galloway, 2015).
Un certain nombre de facteurs comme leur position dans la colonne d'eau peuvent influe nce r
l'absorption des microplastiques par les organismes filtreurs. Des assemblages d'invertébrés
côtiers typiques de la mer Baltique ont été exposés au microplastiques dans un essaim de
bivalves filtreurs, Macoma baltica et M. edulis, gammarid, mysida, Les crevettes Monoporeia
et les vers Marenzelria ont tous été observés en train d'ingérer des microsphères de PS 10 µm;
cependant, le filtrage des bivalves et le nage libre les crustacés permet d’ingérer les plus grandes
quantités (Setälä et al., 2016). De la même manière, les observations d'absorptions de
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Etude de l\'évaluation quantitative et qualitative des microplastiques sur les côtes algériennes - 50/145

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