5.9 Méthodes itératives
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5.9.1 Comment construire une méthode itérative
Une méthode générale pour construire une méthode itérative est basée
sur la décomposition (on utilise aussi couramment le terme anglais splitting) de la matrice A, A = P − (P − A), où P est une matrice inversible
(appelée préconditionneur de A). Alors
Px = (P − A)x + b,
qui est de la forme (5.46), en posant B = P
−1 (P − A) = I − P
−1 A et
g = P
−1
b. On peut définir la méthode itérative correspondante
P(x
(k+1)
− x
(k) ) = r
(k) ,
k≥ 0,
où
r
(k) = b − Ax
(k)
(5.48)
désigne le résidu à l’itération k. On peut généraliser cette méthode de la
manière suivante
P(x
(k+1)
− x
(k) ) = α k r
(k) ,
k ≥ 0
(5.49)
où α k = 0 est un paramètre qui peut changer à chaque itération k et
qui sera a priori utile pour améliorer les propriétés de convergence de la
suite {x
(k)
}.
La méthode (5.49), appelée méthode de Richardson, conduit à chercher à chaque itération le résidu préconditionné z
(k) , c’est-à-dire la solution du système linéaire
Pz
(k) = r
(k) ,
(5.50)
la nouvelle itérée est alors définie par x
(k+1) = x
(k) + α k z
(k) . Ainsi, la
matrice P doit être choisie de telle manière que le coût de la résolution
de (5.50) soit assez faible (p.ex. une matrice P diagonale ou triangulaire
vérifierait à ce critère). Considérons à présent quelques cas particuliers
de méthodes itératives de la forme (5.49).
Méthode de Jacobi
Si les termes diagonaux de A sont non nuls, on peut poser P = D =
diag{a 11 , a 22 , . . . , a nn }, où D est la matrice diagonale contenant les
termes diagonaux de A. La méthode de Jacobi correspond à ce choix,
avec α k = 1 pour tout k. On déduit alors de (5.49)
Dx
(k+1) = b − (A − D)x
(k) ,
k ≥ 0,
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5.9.1 Comment construire une méthode itérative
Une méthode générale pour construire une méthode itérative est basée
sur la décomposition (on utilise aussi couramment le terme anglais splitting) de la matrice A, A = P − (P − A), où P est une matrice inversible
(appelée préconditionneur de A). Alors
Px = (P − A)x + b,
qui est de la forme (5.46), en posant B = P
−1 (P − A) = I − P
−1 A et
g = P
−1
b. On peut définir la méthode itérative correspondante
P(x
(k+1)
− x
(k) ) = r
(k) ,
k≥ 0,
où
r
(k) = b − Ax
(k)
(5.48)
désigne le résidu à l’itération k. On peut généraliser cette méthode de la
manière suivante
P(x
(k+1)
− x
(k) ) = α k r
(k) ,
k ≥ 0
(5.49)
où α k = 0 est un paramètre qui peut changer à chaque itération k et
qui sera a priori utile pour améliorer les propriétés de convergence de la
suite {x
(k)
}.
La méthode (5.49), appelée méthode de Richardson, conduit à chercher à chaque itération le résidu préconditionné z
(k) , c’est-à-dire la solution du système linéaire
Pz
(k) = r
(k) ,
(5.50)
la nouvelle itérée est alors définie par x
(k+1) = x
(k) + α k z
(k) . Ainsi, la
matrice P doit être choisie de telle manière que le coût de la résolution
de (5.50) soit assez faible (p.ex. une matrice P diagonale ou triangulaire
vérifierait à ce critère). Considérons à présent quelques cas particuliers
de méthodes itératives de la forme (5.49).
Méthode de Jacobi
Si les termes diagonaux de A sont non nuls, on peut poser P = D =
diag{a 11 , a 22 , . . . , a nn }, où D est la matrice diagonale contenant les
termes diagonaux de A. La méthode de Jacobi correspond à ce choix,
avec α k = 1 pour tout k. On déduit alors de (5.49)
Dx
(k+1) = b − (A − D)x
(k) ,
k ≥ 0,
