Revêtements à partir d’une phase ionique
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16.6 REVÊTEMENTS DE CONVERSION ÉLECTROCHIMIQUE,
ANODISATION
Le bilan de l’oxydation anodique des métaux est une inclusion d’anions ou de
produits de réaction d’anions dans le matériau de l’anode. La plupart des anodisations font suite à une oxydation électrochimique et à un revêtement par conversion
sans transfert de charge sur l’électrode.
Il est utile de démarrer la discussion avec le diagramme de Groot-Peekem (un
diagramme Pourbaix adapté aux besoins de la corrosion, vol. 12 du Traité des Matériaux) de l’aluminium dans un électrolyte. Ces diagrammes résument les formes
stables d’un matériau dans un «environnement aqueux». Les deux axes sont le pH
de l’électrolyte et le potentiel qu’on donne au matériau par rapport à une électrode
de référence (fig. 16.5). La pièce est donc considérée comme une des électrodes
d’une cellule électrochimique.
Il s’agit d’un diagramme d’équilibre. C’est-à-dire que si on maintient une
pièce d’aluminium dans une solution acide à un potentiel inférieur à 1,7 V par rapport à une électrode calomel standard, elle va être dissoute intégralement immédiatement ou après un jour. Pour les besoins de l’anodisation, nous retenons qu’une
couche d’oxyde stable hydratée, la böhmite, peut être produite dans la gamme de
pH de 4,45-8,38.
potentiel vers SCE [V]
0
1
2
3
couche
corrosion acide
corrosion alcaline
d’oxyde stable
Al +++
H 2 AlO 3
Al 2 O 3 H 2 O
aluminium
0
2
4
6
8
10
12
14 pH
Fig. 16.5 Potentiel électrochimique en fonction du pH pour la dissolution d’aluminium et la formation d’hydroxydes.
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