Revêtements à partir de phases solides
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faible des deux partenaires. Le résultat peut toujours être prévu en considérant le
procédé comme un pressage à froid. La qualité des résultats peut être appréciée
dans deux applications où le produit est soumis à des sollicitations extrêmes:
• revêtement des billes des roulements pour tubes à rayons X avec des couches d’argent par martelage;
• revêtement des roues d’échappement et des mouvements de montres
mécaniques par bisulfure de molybdène avec un tonnelage.
La roue d’échappement fait partie de l’assortiment, la partie réglante d’une
montre mécanique. Elle subit un frottement intermittent avec une pression hertzienne de quelques GPa. Le revêtement de bisulfure de molybdène est appliqué par
tonnelage dans une boue. Il garantit une opération continue de 5 ans sans renouvellement de la lubrification.
13.4.2 Matoplastie
La matoplastie est un procédé courant pour des revêtements de zinc et de cadmium épais sur de la quincaillerie. Il est réalisé par tonnelage dans une boue formée de billes de verre, dont la taille doit être adaptée à la forme des substrats,
d’une poudre sphérique de zinc ou de cadmium et de l’eau conditionnée pour éviter l’oxydation du zinc et des substrats. On ajoute en outre un sel qui forme
comme sous-couche un dépôt autocatalytique de zinc. La matoplastie requiert un
précuivrage des substrats, effectué normalement par un dépôt autocatalytique
(sect. 16.4).
Les produits sont désignés comme Zn n M où n est l’épaisseur minimale en
microns entiers et M le constituant principal de la matière du substrat. Les épaisseurs réalisables varient entre 1 et 50 µms. Le dépôt de zinc par matoplastie est souvent suivi d’un dépôt de conversion comme la chromatation colorée.
13.5 «CLADDING» PAR EXPLOSION
Le revêtement par canon à détonation (on aurait pu choisir la désignation
canon tout court) est une technique actuellement très répandue. Les conditions de
pression extrême qui se développent sur une pièce au bout d’un canon permettent
un compactage adiabatique.
La figure 13.3 montre la structure particulière des revêtements par explosion:
• faible porosité rémanante (mais plus importante que pour le PIC);
• microcomposite avec inclusions intactes: carbures, sulfures, polymères sont
possibles;
• morphologie laminaire due à l’écrasement de la poudre de la matrice.
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