CHAPITRE 13
REVÊTEMENTS
À PARTIR DE PHASES SOLIDES
13.1 OBJECTIFS
Il s’agit du traitement de surface le plus ancien. Aujourd’hui il n’existe pas
beaucoup d’applications de revêtements à partir d’une phase solide à grande
échelle. Ce chapitre a donc comme objectif d’en expliquer les raisons tout en mettant en évidence les avantages de cette technologie. En effet, si on intègre un frittage, c’est la méthode qui permet l’obtention de dépôts épais. La section 13.2 sur
l’adhésion est particulièrement importante pour la suite de l’ouvrage.
13.2 ADHÉSION
L’adhésion d’un revêtement n’est pas une propriété, mais une condition fonctionnelle. Un revêtement qui n’adhère pas suffisamment pour l’emploi prévu ne sert
pas à grand-chose. Ainsi, les méthodes pour «mesurer» l’adhésion sont-elles nombreuses. Or, même dans le cas où l’on pourrait définir une adhésion (les revêtements
épais et les revêtements à adhésion faible), on se trouve face à un problème de
définition. Il serait en effet utile d’évaluer d’emblée trois définitions:
• résistance à la rupture à l’interface en traction,
• résistance à la rupture à l’interface en flexion,
• résistance au décollage en cisaillement.
Cette dernière définition est préférable puisqu’elle correspond aux sollicitations dans les tribosystèmes (chap. 20-25).
Dans les trois cas on est confronté avec le problème de l’application de la
contrainte (fig. 13.1). L’idéal serait d’incorporer le substrat et le revêtement dans un
test normalisé des propriétés mécaniques.
Chaque test devient par le biais de la déformation d’un composite un test
mixte. Le test de traction devient un test sévère de flexion et de cisaillement et ainsi
de suite. La liaison entre le revêtement et la deuxième éprouvette pose un problème
difficile, puisqu’elle introduit deux interfaces supplémentaires, qui participent au
test.
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