12 • Le fer et ses alliages
312
12.7 Aspects industriels
grande dureté superficielle tout en conservant une ténacité suffisante
en sous-couche pour limiter les risques de cassure;
– les aciers alliés pour travail à froid : catégorie comportant des aciers
résistant à l’usure à hautes teneurs en carbone, des aciers résistant aux
chocs avec des teneurs en carbone modérées (0,3 à 0,6 %) et des aciers
résistant à certaines corrosions (hautes teneurs en chrome). Ici encore,
pour leur conserver une grande dureté, on leur fait subir, après trempe,
un revenu limité à 150-200 °C;
– les aciers alliés pour travail à chaud dont le traitement thermique met
en œuvre le durcissement secondaire (ils contiennent de fortes teneurs
en éléments carburigènes). Le revenu, après trempe, est donc réalisé
vers 500-600 °C; il permet de conférer à ces aciers une bonne stabilité
structurale et autorise donc leur emploi à chaud. Parmi eux on distingue les aciers résistant aux chocs mécaniques, les aciers résistant aux
chocs thermiques, les aciers résistant à l’usure à températures élevées
et les aciers pour emploi à très hautes températures;
– les aciers rapides dont les éléments d’alliage de base sont W, Mo, V, Cr
avec des teneurs en carbone de l’ordre de 0,7 à 1 % (aciers de base) ou
supérieures à 1 % (aciers surcarburés) et éventuellement des additions
de cobalt (5 à 10 % pour améliorer la tenue à chaud). Leur traitement
thermique particulier comporte, après trempe martensitique (qui, compte
tenu de leur composition, laisse subsister une forte proportion d’austénite résiduelle – de 20 à 30 % environ), deux revenus réalisés vers 575 °C
(le premier décompose la martensite et déstabilise l’austénite résiduelle
qui se transforme en martensite au cours du refroidissement qui suit, le
second décompose cette martensite vierge). Tous ces aciers sont décrits
par la norme NF EN ISO 4957.
■ Des aciers particuliers utilisés dans divers états structuraux :
les aciers inoxydables
Ce sont des aciers spéciaux dont l’élément d’alliage de base est le chrome
à des teneurs supérieures à 10 % et contenant souvent peu ou très peu de
carbone (pour éviter la précipitation de carbures de chrome) mais par
contre des éléments d’alliage agissant sur l’état structural et sur la résistance à la corrosion (nickel, molybdène, cuivre, titane, niobium…). Tous
ces aciers sont définis par la norme générale NF EN 10088; on distingue :
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12.7 Aspects industriels
grande dureté superficielle tout en conservant une ténacité suffisante
en sous-couche pour limiter les risques de cassure;
– les aciers alliés pour travail à froid : catégorie comportant des aciers
résistant à l’usure à hautes teneurs en carbone, des aciers résistant aux
chocs avec des teneurs en carbone modérées (0,3 à 0,6 %) et des aciers
résistant à certaines corrosions (hautes teneurs en chrome). Ici encore,
pour leur conserver une grande dureté, on leur fait subir, après trempe,
un revenu limité à 150-200 °C;
– les aciers alliés pour travail à chaud dont le traitement thermique met
en œuvre le durcissement secondaire (ils contiennent de fortes teneurs
en éléments carburigènes). Le revenu, après trempe, est donc réalisé
vers 500-600 °C; il permet de conférer à ces aciers une bonne stabilité
structurale et autorise donc leur emploi à chaud. Parmi eux on distingue les aciers résistant aux chocs mécaniques, les aciers résistant aux
chocs thermiques, les aciers résistant à l’usure à températures élevées
et les aciers pour emploi à très hautes températures;
– les aciers rapides dont les éléments d’alliage de base sont W, Mo, V, Cr
avec des teneurs en carbone de l’ordre de 0,7 à 1 % (aciers de base) ou
supérieures à 1 % (aciers surcarburés) et éventuellement des additions
de cobalt (5 à 10 % pour améliorer la tenue à chaud). Leur traitement
thermique particulier comporte, après trempe martensitique (qui, compte
tenu de leur composition, laisse subsister une forte proportion d’austénite résiduelle – de 20 à 30 % environ), deux revenus réalisés vers 575 °C
(le premier décompose la martensite et déstabilise l’austénite résiduelle
qui se transforme en martensite au cours du refroidissement qui suit, le
second décompose cette martensite vierge). Tous ces aciers sont décrits
par la norme NF EN ISO 4957.
■ Des aciers particuliers utilisés dans divers états structuraux :
les aciers inoxydables
Ce sont des aciers spéciaux dont l’élément d’alliage de base est le chrome
à des teneurs supérieures à 10 % et contenant souvent peu ou très peu de
carbone (pour éviter la précipitation de carbures de chrome) mais par
contre des éléments d’alliage agissant sur l’état structural et sur la résistance à la corrosion (nickel, molybdène, cuivre, titane, niobium…). Tous
ces aciers sont définis par la norme générale NF EN 10088; on distingue :
