12 • Le fer et ses alliages
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12.6 Les changements d’états
des alliages de fer
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
une fragilisation qui croit avec cette teneur et rend le métal peu utilisable en sécurité (pour lui redonner une certaine ductilité il faudra
précipiter le carbone; c’est l’objet du revenu – voir plus loin). La martensite est un constituant totalement hors équilibre; elle est donc instable et susceptible de se décomposer en fer α cubique centré et cémentite
dés qu’un réchauffage (même léger) porte l’alliage dans un domaine de
température où la précipitation des carbures peut se faire (c’est le processus de « revenu »).
La formation de cette martensite se fait par cisaillement et sans diffusion, ce qui explique l’absence d’influence du temps; elle se produit
uniquement pendant le refroidissement au-dessous d’une température
à laquelle elle commence et que l’on désigne par le symbole M s ; on
admet (selon ANDREWS) :
M s (°C) = 539 – 423(C %) – 30,4(Mn %) – 17,7(Ni %) – 12,1(Cr %)
Elle se déroule en fonction de la progression du refroidissement
comme l’illustrent la figure 12.5 et le tableau 12.5.
Tableau 12.5 – Progression de la transformation
martensitique avec l’abaissement de la température.
Proportion
de martensite
M s =
400 °C
M s =
350 °C
M s =
300 °C
M s =
250 °C
20 %
378 °C
324 °C
270 °C
215 °C
40 %
368 °C
312 °C
255 °C
199 °C
60 %
358 °C
300 °C
241 °C
183 °C
80 %
325 °C
260 °C
195 °C
130 °C
90 %
271 °C
195 °C
119 °C
43 °C
100 %
148 °C
47 °C
– 53 °C
– 154 °C
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