10 • Le nickel et ses alliages
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10.7 Aspects industriels
sur les alliages de nickel
– alliages résistant à la corrosion humide, classe à laquelle on incorpore
les superalliages résistant à la corrosion humide;
– alliages résistant à la corrosion sèche (haute température), dits réfractaires, classe à laquelle on incorpore les superalliages résistant à la corrosion sèche dits superréfractaires.
10.7.1 Alliages et superalliages
résistant à la corrosion humide
L’alliage de base de cette catégorie est l’alliage NiCu30 à 30 % de cuivre
dont les performances mécaniques sont déjà améliorées par rapport au
nickel pur :
R p0,2 > 170 N/mm
2 au lieu de 105 N/mm
2
R m > 480 N/mm
2 au lieu de 380 N/mm
2
A > 35 % n’a pas varié.
Ces performances peuvent encore être augmentées par des additions d’éléments d’alliage à des teneurs leur permettant de rester en solution solide
comme par exemple avec l’alliage NiCu30Al3Ti (R p0,2 > 585 N/mm
2
,
R m > 900 N/mm
2 et A > 20 %).
En cas de corrosion sévère on utilise des alliages contenant du chrome
(de 14 à 23 % environ) avec addition d’éléments améliorant la résistance
à la corrosion et/ou les performances mécaniques; parmi les alliages les plus
connus ces dernières atteignent approximativement les niveaux suivants :
410 < R p0,2 < 1 035 N/mm
2
,
800 < R m < 1 050 N/mm
2 ,
30 > A > 10 %).
Tous ces alliages subissent un traitement thermique qui a essentiellement
pour objet d’éviter la présence de précipités et d’hétérogénéités chimiques. Il comporte donc une mise en solution à haute température (900 à
1 200 °C selon la nuance) suivie d’un refroidissement suffisamment rapide
pour éviter toute re-précipitation (refroidissement à l’eau ou par un gaz
suivant la nuance et les dimensions du volume traité).
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