6 • Changements d’états
des alliages métalliques
175
6.2 Les transformations à l’état solide
en conditions industrielles
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
une saturation provisoire du métal de base au voisinage des précipités et
il faudra donc attendre que la diffusion intervienne pour poursuivre la
dissolution et ultérieurement homogénéiser la répartition des atomes de
A dans M.
Par rapport aux conditions d’équilibre, le domaine de température dans
lequel ces évolutions se feront est décalé vers de plus hautes températures;
ce décalage est d’autant plus important que le chauffage est rapide et que
les précipités sont plus gros. Mais, quelle que soit la situation, le fait que
les réactions soient reportées à plus hautes températures provoque une
accélération sensible de ces dernières et donc un rattrapage rapide du
retard.
ᮀ Intervention d’un changement de structure cristalline
du métal de base
Ici encore, au début du chauffage, l’alliage est constitué de deux phases :
– une première phase p 1 (principale) qui est une solution solide de l’élément d’alliage A dans le métal M en son état cristallin (M′) stable à la
température ambiante;
– une deuxième phase p 2 qui est une solution solide de M dans le métal
A ou un composé A x M y .
Avant la transformation la solubilité de A dans M′ augmentant généralement avec la température, on assiste à un début de mise en solution de la
deuxième phase avec enrichissement de la première en A ce qui demande
que la diffusion intervienne (voir paragraphe précédent). Cette mise en
solution peut être :
– totale; le changement de structure (M′ → M) du métal de base se déroule
normalement dans un domaine de température légèrement décalée (par
rapport aux conditions d’équilibre) vers de plus hautes températures;
– partielle; il subsiste une part de la deuxième phase p 2 dont la dissolution ne pourra se poursuivre éventuellement qu’après la transformation allotropique du métal de base (M′ → M) et dans la mesure où la
solubilité de A dans M le permet. La mise en solution ne s’achèvera
qu’à des températures sensiblement plus élevées que les températures
d’équilibre et d’autant plus que le chauffage est rapide. Ici encore
l’homogénéisation de la répartition des atomes de A dans le métal de
des alliages métalliques
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6.2 Les transformations à l’état solide
en conditions industrielles
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
une saturation provisoire du métal de base au voisinage des précipités et
il faudra donc attendre que la diffusion intervienne pour poursuivre la
dissolution et ultérieurement homogénéiser la répartition des atomes de
A dans M.
Par rapport aux conditions d’équilibre, le domaine de température dans
lequel ces évolutions se feront est décalé vers de plus hautes températures;
ce décalage est d’autant plus important que le chauffage est rapide et que
les précipités sont plus gros. Mais, quelle que soit la situation, le fait que
les réactions soient reportées à plus hautes températures provoque une
accélération sensible de ces dernières et donc un rattrapage rapide du
retard.
ᮀ Intervention d’un changement de structure cristalline
du métal de base
Ici encore, au début du chauffage, l’alliage est constitué de deux phases :
– une première phase p 1 (principale) qui est une solution solide de l’élément d’alliage A dans le métal M en son état cristallin (M′) stable à la
température ambiante;
– une deuxième phase p 2 qui est une solution solide de M dans le métal
A ou un composé A x M y .
Avant la transformation la solubilité de A dans M′ augmentant généralement avec la température, on assiste à un début de mise en solution de la
deuxième phase avec enrichissement de la première en A ce qui demande
que la diffusion intervienne (voir paragraphe précédent). Cette mise en
solution peut être :
– totale; le changement de structure (M′ → M) du métal de base se déroule
normalement dans un domaine de température légèrement décalée (par
rapport aux conditions d’équilibre) vers de plus hautes températures;
– partielle; il subsiste une part de la deuxième phase p 2 dont la dissolution ne pourra se poursuivre éventuellement qu’après la transformation allotropique du métal de base (M′ → M) et dans la mesure où la
solubilité de A dans M le permet. La mise en solution ne s’achèvera
qu’à des températures sensiblement plus élevées que les températures
d’équilibre et d’autant plus que le chauffage est rapide. Ici encore
l’homogénéisation de la répartition des atomes de A dans le métal de
